jeudi 12 octobre 2017

Un jour ... je renoncerai au salariat.



Automn'girl's Photography


Je vous disais dans ce billet que ma situation professionnelle (et pour le coup financière)  était légèrement compliqué en ce moment.

Finalement, j'ai maintenu mon projet d'entreprenariat ( d'ailleurs n'hésitez pas à venir voir mon site ici ) mais je le gère d'une manière un peu différente de ce que j'avais prévu au départ.

En gros, pour vendre mes prestations, je passe par une plateforme de micro-services et je vais déclarer les sommes touchées en revenus "exceptionnels" (que l'on déclare dans la case BNC de sa déclaration de revenus). De toute façon, à part mettre du beurre dans les épinards et financer les extra du quotidien, mon activité est loin de me permettre de vivre.

C'est d'ailleurs de ça que j'aimerais parler aujourd'hui. De la difficulté à vivre de son entreprise. Difficulté qui se bat pourtant avec cette question récurrente : pourrais-je vraiment un jour redevenir salariée ?

Pour ceux qui n'ont jamais goûter au statut de freelance, de l'indépendance professionnelle et qui n'ont jamais mis les pieds dans l'univers de la création d'entreprise, la question ne se pose même pas. Si tu galères, t'as pas 36 solutions, mon gars. Soit tu continues de vivre avec 520 euros par mois de Rsa (quand tu les as !)  et tu arrêtes de pleurer sur ton sort ou tu ravales ta fierté et tu pointes au Pôle Emploi.

Vu de l'extérieur, c'est effectivement la solution la plus cohérente.

Pour avoir intégrer plusieurs cercles d'entrepreneuses, je sais très bien que les réussites fulgurantes ( celles qu'on vous vante à tout bout de champ parce que la France à besoin de gens qui entreprennent ) sont rares. En vérité, entre la phase de lancement et développement, il se passe généralement trois bonnes années avant de pouvoir se verser un salaire, et quand on dit salaire…

Quand on se verse le SMIC c’est la fête ! * Champagne, flûte, cotillons *

Bah oui, mes petits chats, il ne faudrait pas oublier les charges ( et là je deviens ce "salaud de patron "dans la tête de certain(e)s , pas vrai ?  Mais tant qu'on y ai pas confronté on ne se rend pas compte que les charges étrangleraient sans pitié les plus hardis d'entre nous) .

Souvent, les entrepreneurs profitent de leur période de chômage pour se lancer, assurant ainsi leurs arrières pour subvenir à leurs besoins , puis finissent par mettre la clé sous la porte passé 2 à 3 ans, réalisant que vivre avec 520€ de RSA ce n’est pas jouable si on veut s'offrir une vie confortable.

On est bien loin de nos rêves de maison de campagne, de nuitées en hôtel chic et d'argenterie à sortir sur la table le dimanche pendant que Monsieur lave la voiture achetée en concession "Prestige".

Ou alors, et c'est ce que nous faisons en ce moment, on peut aussi mettre en place une stratégie de dé-consommation, réduire ses dépenses et vivre chichement, au risque de passer pour un raté auprès de ses amis et de ses proches qui eux, investissent dans l'immobilier, payent leur dernière voiture en liquide, planifient deux voyages par an à l’autre bout du monde, portent des chemises sur-mesure et ne comptent plus les billets dans leur portefeuille.

Alors c'est vrai, parfois j' y pense, au salariat. Je postule à quelques offres qui ont l'air un minimum épanouissantes.  J'essaie  de me convaincre d’y aller, avec pour principal argument en tête qu’on sera plus à l’aise financièrement, que je  serais un peu mieux reconnue pour mon travail ( parce que quand personne n'est entrepreneur dans ton cercle proche, tu te sens rapidement comme un ovni et les réunions de famille deviennent interminables) et qu'au moins je ne passerais pas mon temps à essayer de vendre mes compétences à des gens qui n'en veulent pas (ceci dit, cette partie est également vrai en entretien d'embauche) .

Sauf que dans la réalité ce n’est pas du tout cela. En réalité, je pourrais intégrer l'idée de retourner travailler en entreprise, de reprendre un "job conventionnel " si on m'assurait que je pourrais utiliser mes multiples compétences de la manière qui me semble juste, que les tâches soient intéressantes et diversifiées, que mon N+ 1 ne me freine pas dans ma boulimie de connaissances, me laisse les coudés franches, avec une entière liberté/autonomie dans la gestion de mon travail et de mon emploi du temps et qui me laisserait décider quels sont les projets  à fort potentiel.

Autant dire que ce job n'existe pas.

Il n'existe pas parce que l'entreprise cherche un employé, capable de se couler dans le moule, point. Et quand on a goûté à entrepreneuriat, à sa liberté d'action et de choix, à son monde infini de possibilités, à la force de proposition qu'il nous impose, à la créativité qu'il nous oblige à développer ... On ne peut plus "se couler dans un moule, point".

Même après seulement huit mois à mon compte, je me demande comment  je pourrais accepter de recevoir des ordres, de re-devenir exécutante, d'avoir des horaires à respecter, de rattraper les pots cassés de mes collègues démotivés et de mettre en boîte toutes les idées folles et les envies irrépressibles qui traversent mon cerveau et mon coeur.

Impossible, c'est tout bonnement impossible.

J’aime trop la liberté acquise pour changer cela, même si je me dis régulièrement (genre minimum une fois par jour)  que cela pourrait être pas mal (voir vraiment génial)  d’avoir un peu plus d’argent et même si je me dis, tout aussi régulièrement ( genre minimum une fois par semaine), que vu les difficultés que je rencontre, j'aurais mieux fais de m'abstenir de créer cette foutue boite.

C'est peut-être un leurre de mon esprit, vu mes fâcheuses expériences du salariat, mais j'ai l'impression que cette liberté, l’emploi du temps sur mesure, le bonheur de créer quelque chose, etc… ne peut pas se trouver dans un job salarié, quelque soit le job, ( soyons nuancée et ajoutons ...sauf exception pour une poignée d’heureux élus !).

Alors peut-être que ça n'a pas de prix. Peut-être que cela à le prix de 520 euros de Rsa. Et peut-être que cela à aussi le prix d'une vie moins riche en possessions... Peut-être que que c'est le prix à payer pour ne plus connaître l'ennui, le mal-être au travail, l'impression d'avoir une vie vide de sens, de ne plus vivre sous la coupe des pression de la hiérarchie, des menaces de licenciement...

Voilà pourquoi la réponse à la question n'est pas aussi simple.

Parce qu'elle implique de se demander derrière  s'il ne vaut pas mieux vivre chichement et pleinement, que de subir et solder le tout par un burn-out, une dépression ou tout autre accident de la vie. Tout cela pour finir par se demander ce qu'on a fait concrètement de notre passage sur Terre.

Je n'ai jamais trouvé de sens à mon salariat. Aujourd'hui,  je trouve du sens dans mon entrepreneuriat. Je ne désespère cependant pas de réussir un jour à faire un pont entre les deux.

Et vous ? Qu'est-ce qui vous donnerais envie de vous lancer dans la création d'entreprise ? Qu'est-ce qui vous retient ? Les avantages et les inconvénients de chaque situation se valent-ils pour vous ? Que pensez-vous des entrepreneurs qui sont également salariés ? Est-ce la panacée ? Dîtes-moi tout.











jeudi 5 octobre 2017

Un jour ... je vous parlerais de mes favoris du mois de septembre.







Aujourd'hui, point de billet d'humeur.

Parce que j'avais vraiment envie de démarrer la rentrée avec un nouveau style de billet pour le blog et que j'avais vraiment envie de partager avec vous mes coups de cœur du moment, j'ai décidé de mettre en place une nouvelle série d'articles. J'avoue que ce concept me trotte dans la tête depuis le début de l'été  et c'est mon envie récurrente de lire ceux de Miss S qui m'a convaincu de m'y mettre. On se retrouvera donc tous les 5 du mois pour faire un point sur mes favoris du mois précédent. L’idée  de fond est assez simple: j'ai envie de partager avec vous mes petits et grands bonheurs du mois écoulé, des coups de coeur, des petites anecdotes, des sorties, …

En gros, tout le joyeux bazar de petites choses qui ont illuminés mon quotidien, alors c'est parti !



SE CULTIVER


Bookend's and daisies 's Photography

♥ Gros coup de cœur pour le magasine Sens et Santé, publié par Le Monde. Ma kiné m'a passé deux anciens numéros et je les ai dévoré du début à la fin, ce qui m'arrive rarement. Les articles sont extrêmement intéressants, bien construits, ils abordent des thèmes souvent de manière peu conventionnel et c'est franchement l'un des meilleurs magasines de ce genre que j'ai lu jusqu'à présent. D'ailleurs, je n'ai qu'une hâte, que le prochain sorte et je pense même demander un abonnement comme cadeau de Noël. 

♥ Peu de personne de mon entourage sont au courant mais j'écoute énormément de musique CCM ( Contemporary Christian Music). Je trouve les textes toujours très beaux ( forcément, quand on parle d'amour, de foi et d'espoir, ça ne peut pas te faire vriller les tympans) et c'est une musique qui me fait vibrer et qui me touche profondément ( comme le gospel, mais c'est un autre sujet). Mes deux dernières découvertes dans ce domaine, ce sont les albums de Kari Jobe et de Kim Walker-Smith. Je vous encourage vivement à les écouter sur Deezer, même si vous n'êtes pas croyants ou chrétiens. 

♥ En ce moment, je dévore " Ma grand-mère vous passe le bonjour " de Fredrik Backman et c'est une véritable pépite ! C'est une plume vraiment atypique au service de personnages atypiques et d'une magnifique histoire. Celle d'Elsa, 7 ans presque 8, qui doit apprendre à vivre sans la présence de sa grand-mère adorée et qui fait son deuil en apportant les lettres de pardon que celle-ci a écrite avant de mourir à toutes celles et ceux qu'elle estimait avoir mal traités. Juste sublime ! 


♥ Je me suis récemment abonnée à la Chaine You Tube de " Et tout le monde s'en fou". Cela fait un moment que je regarde leurs vidéos ( sur le vote blanc, le racisme ...), au gré des partages, mais celle sur l'estime de soi m'a définitivement convaincue. Je ne pouvais plus passer à côté d'aucun de leurs posts ! C'est drôle, corrosif et parfois exaspérant de vérité, mais j'adore les gens qui ont plus d'ambition qu'un tabouret -sic- et qui secoue le cocotier des biens-pensants ! Bref, si vous aimez les univers absurdes,décalés et vous informer sans prise de tête, cette chaîne est pour vous ! 

♥ Pour finir, une petite découverte artistique : les aquarelles de Magrikie ( de son vrai nom Margaret Bergart). J'ai complètement craquée pour son univers coloré et plein de fun. Son Pinterest est un concentré de vitamine, de joie et de bonne humeur. Un véritable régal pour les yeux. J'avoue avoir un faible particulier pour ses illustrations de Noël et pour ses magnifiques compositions florales. Cela me donne follement envie de me mettre à l'aquarelle, tiens ! 


SE BICHONNER

J'ai récemment testé le Fly Yoga. Ma kiné s'est formée à cette technique et propose dorénavant des cours plusieurs fois par semaine. Que dire ... C'était une séance ludique et intéressante qui m'a prouvée encore une fois que mes limites étaient bien plus mentales que physiques (malgré mes douleurs et quelques protestations de mes hanches, j'ai pu globalement suivre le cour).  Pourtant, je ne sais pas si j'y retournerais. Mon rapport au hamac à été difficile et je pense qu'il faut que je travail un peu sur moi ( je suis bien trop ancrée pour m'envoler) avant de pouvoir profiter pleinement de cette activité ... 

J'ai décidé de troquer doucement mes produits de beauté Nivéa pour ceux de Body Shop. Ayant eu l'occasion de tester un de leurs produits cet été, j'ai été particulièrement séduite par cette marque. Je pense que mes premiers achats concerneront des produits de la gamme au Tea Tree ( ma peau, c'est la carte mappy depuis que l'automne à pointé le bout du nez). Je sais que certains leur reproche de faire du greenwashing  mais j'apprécie vraiment le fait que : Body Shop est éco-responsable, utilise des matières premières issues du commerce équitable, s’engage dans des programmes humanitaires, de protection de l’environnement et surtout milite contre l'arrêt des tests sur les les animaux ! 


S'HABILLER 

Mon coup de cœur mode du moment s'appelle Grain de Malice. J'aime tout dans cette marque. Étrangement, je pensais que cette marque faisait uniquement dans les petites tailles. Puis, à force de voir sans cesse des tenues qui me tapaient dans l’œil dès que je passais devant la boutique, j'ai franchi le pas. Quel plaisir ! Coupe, couleur, style, conseils... Tout me convient dans cette adresse! Depuis, je fais la majeur de mes emplettes vestimentaires chez eux ! 

♥ La collaboration entre Primark X Harry Potter. Pour la fan que je suis, difficile de ne pas craquer sur les petites merveilles de cette collection. J'ai un gros coup de coeur pour les chaussettes, pour le pull doudou à lunettes et pour la magnifique robe de chambre façon Albus Dumbledore ... Pour finir, je n'ai pas d'enfants, mais les petits bodys avec l'inscription " futur sorcier " sont absolument canons, non ? 


SE PROMENER 

Automn girl's Photography 


♥ Ma ville préférée du moment ? Baden-Baden en Allemagne. Nous avons profiter d'un beau dimanche de septembre pour y flâner avec mon homme et nous avons été conquis ! Perdue dans la Forêt Noire, cette ville est une petite merveille. Nous avons tout aimé, les grosses villas entourées de sapins ( nous avons croisé pas mal d’écureuils et j'étais aux anges), la beauté de certains bâtiments du centre-ville, la lichtentaler Allee, le charme surannée des petites ruelles ... Je n'ai qu'une envie, y retourner pour le marché de Noël ! 

♥ Les promenades en forêt. J'avais un peu perdu le rythme ces derniers temps (depuis ma blessure au genou, en fait) mais avec l'arrivée de l'automne, l'envie de sortir, d'aller me promener en forêt et de profiter d'un bon bol d'air est revenue. Je suis toujours aussi ravie quand j'en reviens. Les couleurs, l'ambiance, les odeurs de mousse et de champignons, une véritable addiction. J'ai du mal à être constante dans le nombre de sortie mais j'essaie d'y aller deux fois par semaine , à minima. 

♥ La brasserie Flo à Strasbourg. Nous avons pu profiter de ce magnifique endroit avec mon homme, lors de l'opération "Tous au restaurant" et nous avons adoré. C'est une enseigne que je vous recommande si vous êtes de passage à Strasbourg car, en plus du cadre sublime qui fait vibrer la dingue des années folles que je suis, la nourriture y est succulent et le service aux petits oignons. Idéal pour une parenthèse chic et hors du temps, à des tarifs plus qu'abordables. 


SE RÉJOUIR 

♥ Mon stock de bougies Pomme Cannelle. Elles sont tout le temps allumées en ce moment, j'adore l'odeur qu'elles diffusent dans la maison. C'est tellement cocooning. Dans le même ordre d'idée, avoir installé mes "vignettes de décoration d'automne" dans toute la maison. Une citrouille par ci, des champignons en bois par-là .... On se sent immédiatement dans l'ambiance et c'est vraiment super sympa.





 ET VOUS, QUELS SONT VOS FAVORIS ? 



Et bien voilà, c'est tout pour mes favoris du mois de septembre ! J'espère que cet article vous a plu et que cela vous a donné quelques bonnes idées. N’hésitez pas à me parler de vos petits moments de bonheur dans les commentaires ! 











lundi 2 octobre 2017

Un jour ... je vivrais selon mes propres rythmes.

Bookends & Daisies's Photography 




En ce moment, il y a un concept qui fait grand bruit un peu partout, c'est celui de la chronobiologie.

Depuis la sortie du livre de Michael Breus (Quand ? Faites votre révolution chronobiologique)  et ses conseils pour révolutionner ses rythmes et se relier à sa véritable horloge biologique, les articles traitant des horloges du vivant fleurissent un peu partout.

Curieuse de savoir ce qu'il se dit à ce sujet, l'ayant déjà étudié lors de ma formation en naturopathie et profondément convaincue que chaque corps possède un chrono-type différent et des besoins fluctuants selon les individus, je me suis intéressée aux travaux de Michael Breus. Je voulais savoir ce que je devrais changer dans mon quotidien pour vivre en cohérence avec mes véritables besoins et non pas ceux imposés par la société.

Sans surprise, je fais parti du chrono-type le moins rependu parmi la population ( je ne peux définitivement pas rentrer dans les cases, c'est assez dingue quand on y pense ...) . Je fais parti du type insomniaque, à savoir le dauphin ( et mon homme est un ours... Flipper et Baloo, haha , bref ...).

En gros, il est dit que le dauphin à un sommeil très léger, avec un cerveau sans cesse éveillé. Il est donc normal que je me réveil fatiguée, avec cette fâcheuse tendance à la rumination.Il est également noté que je suis très sensible aux stimulus extérieurs, que je suis introvertie,voir légèrement névrosée, intelligente, anxieuse, perfectionniste et prudente ...Ceux qui me suivent depuis longtemps et qui me connaissent bien savent qu'on ne peut pas faire plus juste portrait.

Confortée dans mon idée que ces travaux sont relativement sérieux et font preuve d'un certain bon sens, j'ai imprimé le planning d'une journée idéale pour les dauphins. Et il est plus que flagrant que ce chrono-type n'est absolument pas adapté au rythme de notre société. Même si d'après le Doc Breus, il n'y a que l'ours qui soit véritablement capable de "bien fonctionner" avec les habitudes sociales actuelles.  Quoi qu'il en soit, j'ai décidé de ne pas me décourager et de réajuster mes habitudes pour assumer au mieux mon rythme biologique particulier ...

Ainsi, je commence dorénavant mes journées par une douche méditative et un bon petit-déjeuner hyper-protéiné. Je consacre ma matinée à des activités demandant de la créativité ( scrapbooking, écriture (pour le boulot ou pour le plaisir) ...). Je vais également essayer de rajouter une petite promenade ou des exercices de yoga après le déjeuner et de 17 h à 19 h, je suis censée prendre du temps rien que pour moi ( en solo ...), du coup, je pense que je vais caser de la lecture, un bon bain ou du jardinage dans ce laps de temps ...

Ce n'est pas vraiment évident de faire coïncider ce biorythme particulier à un rythme social normé, mais j'espère pouvoir garder quelques axes généraux, même en cas de reprise du travail en entreprise. Comme la pause relaxation après le déjeuner ou le temps pour moi en fin de journée ... Tout comme le fait de bouquiner un peu avant de dormir ( et qui est préconisé dans mon cas ..).

En attendant, cette nouvelle façon de me considérer ouvre d'autres champs d'interrogation. Notamment sur mon alimentation, car elle reste le pilier fondamental de nos journée et la base du rythme de l'homme. C'est pour ça que j'ai également à cœur de creuser du côté de la chrono-diététique. Je vous ferais un article à ce sujet dès que j'aurais assez de recul sur la question.

Je m'interroge également sur mes choix professionnels. S'il est bien noté que nous, les dauphins, préférons les activités solitaires ( sans rire ?) , je me demande si je ne devrais pas rajouter une dimension plus créative à tout ça ( même si la rédaction demande déjà de la créativité, en quelque sorte ..).

En tout cas, j'espère bien que mieux respecter mes véritables rythmes m'aidera améliorer les nombreux chapitres de ma vie que j'ai laissé en souffrance par méconnaissance. Il parait qu'il faut quatre semaines pour réussir à ritualiser son emploi du temps et à revenir à des rythmes plus synchronisé . Nous verrons bien. En attendant, j'espère surtout être capable de m'affirmer et d'exprimer mes besoins avec sérénité. Parce que le plus dur dans tout ça, ne me semble pas d'être de changer mes habitudes mais bien de faire accepter cette nouvelle donne à mes proches ...


Et vous ? Que pensez-vous de la chronobiologie ? Utile ou futile ? Nouvelle mode ou véritable piste vers le bien-être ? Avez-vous le livre du Doc Breus ? Connaissez-vous votre chrono-type et quels compromis faites vous avec le quotidien pour trouver un équilibre entre vos besoins et les normes sociales ? Dîtes moi tout !

lundi 18 septembre 2017

Un jour ... je ne bouderais plus mon plaisir.


Bookend's Photography 



J'ai déjà parlé de mes nombreuses " carences" sur ce blog. Ces carences qui m'empêchent souvent d'être bien dans ma peau, d'être sereine ou même plus largement d'être heureuse.

Je vous ai déjà parlé de mon manque de confiance en moi. De mon besoin maladif de ne pas faire de vague. De mon incapacité chronique à résister au desiderata des autres. Je vous ai aussi parlé de mon "syndrome de l'abandon" . Ma peur de déranger, d'être rejeté ... Mes carences relationnelles, comme je les appelle. Et depuis quelque temps, je vous parle aussi beaucoup de mon perfectionnisme, de mon hyper-activité, de ma peur du vide, de manquer quelque chose et le multi-tâchisme qui s'en suit.

Si on pouvait s'arrêter là. Si seulement on pouvait s'arrêter là. Or, vous vous en doutez, ce n'est pas le cas. J'ai déjà évoqué la question du sens de la vie sur ce blog. Surtout de la mienne, à vrai dire, et des angoisses qui me prennent à l'idée de ne jamais le trouver.

Au cours de mon travail thérapeutique, j'ai déjà beaucoup travailler sur l'idée qu'il est difficile de trouver vraiment un sens à sa vie lorsqu'on n'est pas foutu de suivre ses désirs et ses envies personnelles et que l'on ne réalise pas les projets, petits ou grands, qui nous tiennent à cœur. C'est pourquoi mon principal travail depuis trois ans est de réussir à m'affirmer et surtout à combattre ma petite voix intérieure qui m'interdit toute initiative ....

Sur ce point là, il parait que je suis en bonne voix. J'arrive maintenant à prendre des initiatives sans validation d'autrui. Elles sont très souvent minimes, majoritairement prises avec beaucoup de stress et de ruminations au préalable, mais ce sont de petits pas. Petits pas qui me force à écouter mon intuition et mes envies plutôt que les habitudes, les qu'en dira t'on et autres diktats ... Pour ce qui est d'exprimer les désaccords, c'est toujours laborieux.Cela fini pratiquement toujours en crise de larmes ou en pétage de plomb si je dis " non" et que les autres insistent en sens inverse. Je ne suis pas encore apaisée vis à vis de ça ...

Et puis, comme ça, en avançant dans mon parcours, on s'est rendu compte que cette petite voix intérieure, en plus de me brimer la plupart du temps, avait aussi décidé de donner la priorité au " il faut...", " je dois...", " je suis obligée ..." . Et que la plupart des choix que je fais au quotidien ne sont basé que sur la routine, la culpabilité ... sans plaisir.

Or, sans plaisir, comment savoir si ma vie est pleinement vécue ou juste subie ?  Sans plaisir, comment pourrais-je savoir si mes actes et mes choix sont en accord avec mes valeurs, mes envies et mes priorités ?

La réponse est simple.

Je ne peux pas.

Pire encore, je me suis rendu compte que, le plus souvent, quand je réalise une activité qui me procure du plaisir et de la joie, je culpabilise d'en ressentir. Comme si ce n'était pas normal. Comme si le bonheur n'était pas un état naturel et qu'on doit forcément mériter les bonnes choses qui nous arrivent.

Bien sûr, je sais très bien d'où cela vient.

Dans ma famille, on fait par obligation, par devoir, par routine. Le plaisir, c'est secondaire. Ce n'est pas "important". Je ne peux pas dire que j'ai été découragée ou brimée de faire les choses "avec plaisir" mais ce n'était pas non plus spécialement encouragé ou valorisé ....Quand même. Moi on m'a toujours dit que nous devons travailler dur, souffrir, affronter des difficultés, résoudre des problèmes et que peut-être, oui peut-être, un jour, nous pourrions éventuellement obtenir ce que nous voulons.

Mais sans garantie.

Pourtant, vu mon rapport au temps, je sais très bien que ma plus grande hantise serait de ne rien avoir accompli de marquant dans ma vie. Vous imaginez un peu le dilemme ? Avoir cette petite voix qui me dit : "et si nous allions voir tout ce qui est possible dans cette vie ? " alors que de l'autre côté je suis engluée par le manque de confiance en moi et mon incapacité à m'affranchir de mes conditionnements ? C'est insupportable.

Il y a tellement de choses dans cette vie que je n’ai pas encore vécues, créées, expérimentées. Et je suis incapable de savoir ce qui pourrait déclencher en moi, même de manière infime, des émotions positives comme la satisfaction, la fierté, la joie ou la motivation ... Je me sens comme dans un immense terrain de jeu où tous les autres s'amusent, sauf moi. Je suis assise sur un banc, je regarde les autres jouer calmement ( et pour certains dingos, en profiter carrément !) et j'attends que le temps passe. J'attends que le temps passe et j'envie ceux qui jouent. Quant à ceux qui font des galipettes , qui se roulent dans l'herbe et qui profitent de tout ce qu'ils ont à porté de main, c'est encore pire.

Parce que je sais très bien qu'un jour, je n'aurais plus cette aire de jeu à disposition. Et que tant qu’à avoir un terrain de jeu qui pourrait s’évaporer à tout moment, autant s'affranchir des règles et faire ce qui me passe par la tête. Alors, oui, même si pour l'instant je suis encore scotchée sur mon banc, j'ai bon espoir qu'un jour j'arriverais à me lever, à ne plus bouder mon plaisir et d'enfin arriver à jouer. Pas forcément en brûlant la chandelle par les deux bouts, mais au moins un peu ... pour enfin me façonner un destin à ma mesure.

Et vous ? Quels sont les freins à votre accomplissement ? Avez-vous trouver votre vocation ? Pensez- vous que tout est possible ou que ce n'est qu'une illusion ? Le sens de la vie est il un mirage ou une quête importante ? Que signifie pour vous " bien vivre" ? Dîtes moi tout !









dimanche 27 août 2017

Un jour ... j'arrêterais de me battre contre des moulins à vent.

Grace upon grace 's photography


Après les dents de scie, on passe au moral dans les chaussettes.

Oui, je vous le dis tout de go, cet article ne sera pas un concentré de positivisme, de motivation et de relativisme.

Pour être franche, j'en ai même les larmes aux yeux de vider mon sac sur cette feuille.
Je suis à fleur de peau. Je suis fatiguée. Je suis las. Et surtout, je suis en colère ...

Finalement, je n'ai pas réussi à obtenir un statut social pour mon entreprise. La société de portage salarial que j'avais contacté à refusé mon dossier, mon entreprise ne me permettant pas de générer assez de CA (selon le prévisionnel mais je veux bien le croire, vu les chiffres demandés) pour intégrer la structure. On m'a fait - gentiment , mais tout de même - comprendre que mon secteur de niche n'était pas porteur, que mon public cible n'était pas réceptif à ce genre de prestations et que je ne m'en sortirais jamais financièrement. Bon. Même topo du côté de la coopérative, des charges élevées et des conditions peu satisfaisantes pour moi ( quand on vous dit que vous ne toucherez pas de salaire pendant x mois pour vous constituer une réserve, ça fait quand même grincer des dents ..) . Quand au micro-entrepreneuriat, c'est le passage obligatoire au RSI, cette "catastrophe industrielle" pour la Cour des comptes, qui à mit le hola, ces gens là n'étant pas reconnu pour faciliter le remboursement des frais de santé ... et avec près de 250 euros de frais de cette nature par mois, je ne peux pas vraiment me permettre de subir le bon vouloir d'un organisme...

Me voilà donc avec mon projet tué dans l’œuf puisque pas de statut, pas de siret et pas de siret, pas de facturation, pas de facturation ... Vous connaissez la musique. Que me reste t'il alors ? Le retour au salariat ... Seulement, de ce point de vue là, les choses n'ont pas beaucoup évoluées. Elles ont même plutôt empirées. Avec la suppression des contrats aidés, notamment. Pour certains, c'est une bonne chose. On les dit « coûteux » et « inefficaces dans la lutte contre le chômage ». Peut-être. Mais pour moi, travailleuse handicapée, c'est encore une épine dans le pied. Et je vais vous dire pourquoi.

Les contrats aidés visent à favoriser l’emploi des personnes qui rencontrent des difficultés d’accès au marché du travail. Quand on ne peut pas faire un temps plein, quand on a un protocole de soins médicaux à suivre, qu'on ne peut pas porter de charges lourdes, rester debout trop longtemps, et que notre maladie noue cloue parfois au lit pour des durées indéterminées, oui, on a des difficultés d'accès au marché du travail, comme ils disent. Et je ne parle même pas des employeurs frileux qui ne veulent pas s'encombrer d'un salarié handicapé, ou de ceux qui vous évincent directement du processus de recrutement sans même vous avoir rencontré, juste parce qu'ils se sont imaginés des trucs à votre sujet ...

En France, en 2015, 44 000 personnes handicapées ont bénéficié de cette mesure, d’après la Dares, soit 10 % de l’ensemble des contrats aidés signés en France. Quand on sait en plus que, toujours selon la Dares, 64 % des recrutements dans le secteur non marchand n’auraient pas eu lieu en l’absence de l’aide, je veux bien qu'on m'explique en quoi les contrats aidés ne sont pas un outil d'insertion professionnelle efficace .... Pour ces 44 000 personnes, comme pour moi, les contrats aidés étaient une des seules sources d'emploi. La France ne croule pas sous les offres à temps partiel sauf si votre ambition en matière d'emploi est de distribuer des prospectus ou de recruter des donateurs.

Franchement, si la situation n'était déjà pas bien brillante auparavant, elle est en passe de devenir vraiment pénible. Je me sens à bout de ressources. Pire, j'ai même l'impression d'être un boulet. Pourtant, je sais bien que je n'ai rien à me reprocher. On m'a même affirmer " que je ne pouvez rien faire de plus, vous avez fait tout ce qui est humainement possible de faire dans ces conditions." Et c'est censé me réconforter ? Avoir la conscience tranquille n'a jamais aidé à payer les factures ni à augmenter notre niveau de vie ... C'est vrai que j'ai déjà fais beaucoup. Demande de formations non accordées, recherche d'emploi active, bilan en tout genre,j'ai continué de me former via le Cned , des livres et des moocs,  j'ai même retravailler mon cv et ma lettre de motivation avec une employée dans les RH, j'ai essayé de me mettre à mon compte, on ne peut pas dire que j'ai ménagé mes efforts pour gagner mon pain quotidien alors même que l'Etat ne m'aide d'aucune façon ...

L'autre jour, une amie à qui je dressais cette situation au vitriol, m'a demandé pourquoi je continuais de m'infliger ça. Pour elle, si je ne dois rien à l'Etat, je peux très bien décider de rester à la maison et décider d'arrêter cette course effrénée. La question étant : pourquoi vouloir à tout prix s'intégrer dans une société qui ne veut manifestement pas de toi ? Je pourrais très bien, en effet, rester chez moi, assurer l'intendance quotidienne, m'engager dans une association ( et faire ma part sociale ainsi) , me consacrer à mes loisirs, à ma famille vieillissante ...

J'avoue que j'ai longtemps méditer sur cette question.
Finalement, ce qui en est ressorti, ce sont des questions de loyauté.

La première concerne mon homme. Je n'aime pas l'idée d'être un poids pour lui. Je n'aime pas qu'il se sente frustré par le manque de finances alors qu'il travaille comme un dingo 39 heures par semaine. J'ai envie qu'il puisse profiter de ce qu'il gagne, sans toujours être derrière pour lui coller un avertissement sur l'état du relevé de comptes, je n'aime pas l'idée que ce soit moi qui soit à l'origine de cette situation alors que si je travaillais , je pourrais mettre un peu de beurre dans les épinards ... Je n'aime pas dépenser de l'argent dans des choses "futiles" ( livres, bijoux, vêtements ...) qui me font plaisir alors que c'est lui qui trime pour me les payer ... Et je n'aime pas non plus que tout nos projets soient toujours en stanb-by par manque d'argent. En vérité, il y a toujours au fond de moi cette peur viscérale qu'il en ai marre de cette situation, qu'il me la reproche et qu'il finisse par me quitter. Alors, par respect pour lui et tous les efforts qu'il fait au quotidien, je me sens bien obligée de faire le maximum de choses pour faire évoluer la situation de manière positive ...

La seconde concerne ma mère. Ma mère souffre du même type de maladie chronique et invalidante que moi. Elle l'a déclaré quand elle avait environ mon âge mais n'a été diagnostiqué que très tardivement. Pour autant, ma mère à toujours minimisé l'impact de sa maladie sur notre quotidien. Idem dans son travail. Même aujourd'hui, alors que la maladie est de plus en plus pénible et envahissante, elle continue de faire son trajet quotidien, d'assurer ses heures de cours , debout. De grimper les étages de son bahut, le dos en vrac. Et ne s'arrête que lorsqu'elle ne tient plus debout. Et encore. Parfois, elle y va en rampant mais elle y va quand même. Et quand on la somme de ralentir le rythme, elle refuse, pour l'argent bien sûr mais aussi pour nous, pour "nous filer un petit coup de pouce" comme elle le dit si bien. Je ne vois pas comment, alors que ma mère prend ainsi sur elle pour assurer son poste et pour nous faciliter la vie, je pourrais moi, décider de rester à la maison sans travailler. C'est impossible. Déjà que je culpabilise de me dire que si elle refuse de ralentir le tempo, c'est à cause de moi qui ne suis pas autonome financièrement ... Je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je décidais de rester à la maison ...

Pourtant, je suis fatiguée. Démotivée. Et mon envie de voir cette situation comme un défi n'y change rien. Cela fait trois ans que je galère de la sorte. Que l'on me claque les portes au nez. Que je suis celle qui " malgré son profil intéressant et des compétences professionnelles certaines " ne décroche pas le poste. Celle qui reste dans les archives, au cas où un hypothétique poste viendrait à être créé. Celle qui fait peur de par son handicap ou son profil atypique. Celle à qui il manque toujours quelques choses ( de l'expérience, des heures ...) pour qu'on lui apporte de l'aide.

Finalement, mon amie a peut-être raison. Peut-être ai-je tort de m'entêter de la sorte. Peut-être que je n'arriverais jamais à trouver de statut qo. Parfois, malgré toute notre bonne volonté, un problème ne peut plus s'assimiler à un défi. J'aimerais pourtant. Voir dans cette situation une opportunité pour évoluer. Mais je ne sais même pas vers quoi. J'ai déjà pris des dizaines de chemins et ils se sont tous fini sur des champs de ronces. Alors je pourrais aussi bien poser mes fesses là et tenter de construire quelque chose avec ce qui se trouve autours de moi.

Et vous ? Arrivez-vous à transformer vos problèmes en défi ? Comment abordez- vous les choses quand une situation semble insoluble ? Quels sont les choses ( croyances, conflits ..) qui vous empêchent d'aborder vos problématiques sous des angles nouveaux ? Comment faîtes vous pour gérer les situations de crise qui impactent également vos proches ? Dîtes moi tout.








jeudi 3 août 2017

Un jour ... je ne fuirai plus.




Bookend's & Daisies's Photography 




En ce moment, mon moral est en dent de scie.

Les choses ne se déroulent pas  comme je le voudrais. Je commence à douter de la pérennité de mon entreprise. Après tout, comment pourrais-je à peine me dégager un smic, sachant que je suis à 50% de charges sur mon CA, et que je ne vends que deux ou trois prestas à 40 euros, par ci, par là ... envolée ma belle assurance des débuts. On me demande toujours plus (de services, de temps) pour toujours moins ( d'argent) et parfois, j'en arrive à me dire que je travaille à perte. A côté de ça, je ne mets pas de beurre dans les épinards, le trou de trésorerie se creuse( il faut sortir beaucoup d'argent quand on créé sa boîte et ça personne ne vous le dit), mon homme se tue au boulot ( sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) et moi je culpabilise de ne pas pouvoir lui adoucir un peu la vie.

Et comme à chaque fois que je me trouve acculée dans une situation : j'ai envie de fuir. De prendre mes clics et mes clacs et de partir. Plus ou moins loin. Plus ou moins longtemps. De manière plus ou moins radicale. Parfois, je me fais un film. Un film où je ferrai ma valise, la sienne, on partirait, on tracerait la route puis on se poserait où le cœur nous en dit, là où on ne connait personne, là où on n'a pas de passif, là où on pourrait être des gens tellement différents si on en avait envie, là où on n'aurait plus d'étiquettes et où on serait libre de s'inventer une vie, forcément bien plus réussie que la précédente.

Je sais bien que les difficultés sont une réalité de la vie, qu'elles ne sont pas optionnelles. Mais plutôt que des les fuir, j'aimerais savoir y faire face.

Parce que je sais bien, au fond, que peu importe la difficulté à laquelle nous sommes confrontés, nous avons toujours le choix entre la concevoir comme un mur infranchissable ou l'aborder comme un défi à relever. En théorie. Dans mes discours, c'est ce que j'affirme. Dans mes pensées, c'est ce que je me persuade de croire. Mais en vérité, dès que je me sens à bout de ressources, quand je ne sais plus par quel bout prendre le problème, quand je perds pieds, alors il n'est plus question de défi à relever. Il n'y a qu'un mur. Un fossé. Que je suis incapable de franchir ou de traverser. Alors, quel choix me reste t'il, si ce n'est fuir  tout ce qui rend ma vie aussi désagréable ? Parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il suffit d'un problème un peu épineux pour que tout soit entaché, même ce qui, jusque là, faisait votre fierté ....

Je sais bien que tout ceci n'est que temporaire. Que je suis dans une impasse simplement parce que je ne connais pas encore le moyen de m'en sortir mais que ça viendra bien un jour. Que même si mes ressources actuelles ne permettent pas de résoudre immédiatement le problème, je peux toujours commencer à chercher un moyen d'y arriver. Pourtant, ce n'est pas ce que je fais. Non. Moi, je préfère faire l'autruche et éviter toutes les situations qui me mettent mal à l'aise. Et m'évader dans ma tête en me disant que si je laissais tout derrière moi en l'état, mes problèmes ne me suivront pas. Et si on rajoute à ça, l'espoir naïf, que, pouf, comme par magie, une fois sortie de mon environnement naturel, je développerais instantanément toutes les compétences qui me manquent pour enfin démolir ce mur qui m'emprisonne....

C'est résolument du grand n'importe quoi.

Je vais vous la faire courte. J'ai envie d'augmenter notre niveau de vie et donc de gagner plus d'argent, pour que les fins de mois ne soient plus aussi prise de tête. Pour cela, il faudrait que je travaille. Sauf que, depuis ma misérable aventure dans le salariat, le travail et tout ce qu'il y a autours est devenu d'une difficulté sans nom pour moi ( moralement et physiquement) . Je veux travailler. J'ai besoin de travailler. Je ne peux pas travailler. Mur. Problème. Souffrance. Parce que c'est bien lorsqu'elle nous empêche de répondre à un besoin qu'une difficulté devient souffrance ... Je vais le dire très vite, parce que c'est très dur mais oui, je souffre de ne pas (ou de ne plus) pouvoir aborder le travail sans angoisser, sans paniquer, sans me rendre malade,  car cela m'empêche d'atteindre le niveau de vie que je souhaite pour moi et pour mon couple.

Finalement, je ne sais pas si l'évitement est réellement le chemin de la facilité. Car si je trouvais en moi les moyens de surmonter mon ergophobie, je pourrais enfin assouvir ce besoin qui me ronge ( celui d'être plus à l'aise financièrement et donc d'être plus libre)  et, par le fait même, je rendrais enfin ma vie plus satisfaisante et agréable ... Comme on dit,lorsqu'on refuse de faire face au problème, on accepte ( plus ou moins) qu'il demeure inchangé. Les problèmes ne se règlent jamais seuls. Donc, si j'évite de m'y attarder et si je ne mets rien en oeuvre pour le résoudre, mon problème ne disparaîtra certainement pas ... C'est, d'ailleurs, dans cet optique que j'ai accepté de faire mon service civique. Je voulais traiter le mal par le mal. Finalement, malgré quelques difficultés, l'expérience à été très positive. Mais cela ne m'a pas guérie et je suis toujours aussi mal quand tout ce que j'entreprends dans la recherche d'emploi devient concret ...

De fait, je suis complètement larguée. Je n'arrive pas à me raisonner. Ou plutôt même en me raisonnant, je suis morte de trouille ( au point de ne même plus être capable d'envoyer des lettres de motivation pour des postes qui me motivent et m'intéressent sans faire de crise d'angoisse). J'ai beau lister mes connaissances, mes compétences, mes atouts pour le travail en question, j'ai toujours aussi peur de ne pas être à la hauteur, de faire des erreurs, de me retrouver exclue par mes collègues, de subir les pressions de la hiérarchie, bref, de retomber dans la spirale infernale qui a été la mienne durant cinq longues années, avec toutes les conséquences néfastes que cela a eu sur moi, ma santé, mon psychisme ...

Je sais bien que c'est l'expérience qui permet le changement. Qu'il n'y a qu'en me confrontant, encore et encore, à ce qui me fait peur que je parviendrais peut-être à m'en sortir. Mais j'ai l'impression que mes efforts pour résoudre tout cela me conduit toujours dans une impasse ... Pourtant, j'aimerais vraiment trouver un moyen de ne plus me retrouver paralyser par l'angoisse et avancer, sereinement pour une fois, dans le marché de l'emploi.

Et vous ? Comment réagissez-vous devant les problèmes ? Fuite ? Défi ? Connaissez-vous l'ergophobie ? Quelles sont vos phobies ? Comment les avez-vous résolues ? Dîtes moi tout.

dimanche 23 juillet 2017

Un jour ... j'ai décidé de me réconcilier avec mon compte bancaire.


Bookends & Daisies's Photography


En ce moment, je ne compte plus les articles que j'ai lu sur le désencombrement, le minimalisme, la lutte contre la société de consommation (etc). 

J'ai fais la synthèse de tout ce que j'ai lu à ce sujet et voici ce qui en est sorti : l'argent, c'est le mal et si tu es matérialiste tu es un démon qui conduira la société, le monde et la planète à sa perte. 

Bon. 

Forcément, comme je suis de nature altruiste et empathique et qu'en plus de ça, on a toujours plus ou moins connu la galère financière, je me suis dis que ces gens là avaient sans doute raison, au fond. Et j'ai essayé de suivre ce mouvement. De pratiquer une certaine frugalité. De vivre avec moins. Moins de vêtements, moins de livres, moins d'achats "plaisirs" ( pour la déco, le scrapbooking ...), moins de sorties . Moins de futilités. 

Et manque de bol, moins de plaisir. 

Parce qu'il existe de nombreux domaines dans ma vie où je pratique la modération. Par exemple, je ne fais pas les courses tant que mon frigo n'est pas aussi désert que le Sahara au mois d'août quand il neige à midi. Je ne change pas non plus de téléphone tous les trois mois et j'attends qu'ils rendent l'âme pour de bon avant d'en changer ( de fait, en 10 ans, j'en ai eu deux ). Je trie régulièrement mes vêtements dont je fais cadeaux aux bonnes oeuvre. Je fais également don des livres que je n'ai pas ouvert depuis un certains temps et qui encombrent ma bibliothèque. Je fais aussi mes produits ménagers. On n'a pas de crédit à la consommation, ni de voiture en leasing, et je m'arrange pour financer les achats argent comptant, même si on doit économiser durant six mois pour acheter une armoire. 

Ne vous méprenez pas, j’achète encore des choses que j’aime vraiment. Bien sûr, je sais pertinemment que je pourrais me passer de certaines d’entre elles (qui à réellement besoin de chocolat et d'escargots à la cannelle pour son goûter ?).  Mais quand même. Je me suis vraiment  demandé pourquoi je n'étais pas plus heureuse puisque le minimalisme semblait être la clef d'une vie joyeuse et enrichissante.  

A force de creuser la question ( et de travailler à vaincre mes réticences et mes idées reçues sur l'argent) ; je me suis dis que le minimalisme ne me convient pas tout simplement parce que : j'aime l'argent. L'argent contribue à mon bonheur. J'aime dépenser mon argent dans les choses ou les expériences qui me procurent le plus de joie. Des fleurs pour mon jardin, une belle tenue où je me sens féminine, un restaurant pour me retrouver en tête à tête avec mon homme, une journée au spa pour soulager mes douleurs ... 

En effet, mon principal problème avec l'argent vient de fausses croyances que je me trimbale depuis l'enfance. Force est de constater qu’il existe une tonne de préjugés autour de l’argent et des gens qui en ont. A force de s'entendre dire que les plus aisés sont des personnes égoïstes, avares, intéressées voir des arnaqueurs,des voleurs et des manipulateurs ... Forcément, ça ne donne pas très envie des les avoir comme modèle. 

J'ai mis longtemps à l'accepter, ou même à simplement formuler l'idée dans ma tête, je n'ose pas encore le dire à voix haute mais : j'aime les belles choses. J'aime aussi le luxe. J'aime les maisons décorées avec goût et les jardins luxuriants. J'ai un faible pour les belles voitures. J'aime manger dans un bon restaurant, avec de vraies nappes en tissus sur la table. J'aime les hôtels de charme. J'aime les beaux vêtements, les tenues assorties de pieds en cape et les chaussures de belle facture ...

Voilà, c'est dit. 

Toutes ces choses créent une vague d’émotions positives en moi. 

Est-ce que cela fait de moi quelqu'un de mesquin ou de vénale ? Je ne crois pas. 
Est-ce qu'en pensant ainsi je trahis les valeurs familiales qui ont fait de l'argent un problème insupportable ? Probablement pas. 

Parce que je n'ai pas perdu de vu la valeur de l'argent, depuis tout ce temps.

J'ai plutôt décidé de voir mes envies comme des investissements sur le long terme.L'idée étant de dépenser mon argent sur les choses ou les expériences qui m'importe vraiment. Je veux me servir de l'argent comme d'un tremplin pour atteindre le niveau de vie qui me fait vraiment rêver ( et pas celui que j'avoue en société, de peur de me faire lyncher) , je veux qu'il me donne la liberté de passer mon temps à faire ce que j'aime faire. Je veux aussi qu'il m'aide à soutenir les actions proches de mes valeurs et je veux qu'il me permette d'assumer mon goût pour le haut de gamme et tout ce qu'il y a autours. Même si ça doit faire tâche dans la société actuelle. Même si c'est sûrement déraisonnable vu notre niveau de vie. Car je me suis rendue compte que personne ne peut juger de ce qui est important pour moi. Que je suis la seule à pouvoir décider de ce qui va m' apporter de la joie et du plaisir. J'ai décidé d'accepter l'idée que l'on puisse vouloir acquérir plus de choses  pour tout simplement profiter de la vie. Qu'aimer l'argent et ses avantages ne fait pas nécessairement de soi une mauvaise personne. Que vouloir une grosse voiture et une belle maison n'empêche pas de vivre simplement par ailleurs. 

Parce que finalement, l'important dans tout ça, est-ce de vivre avec le moins de choses possibles ou  d’être pleinement conscient de ce que nous avons et d'être maître de nos choix ?

C'est l'option que j'ai choisie. 

Savoir pourquoi je fais ce choix là plutôt qu'un autre et vivre une vie qui reflète mes valeurs et croyances fondamentales, qui serve mes ambitions et tout ceci sans culpabiliser,  même si ces choix signifient plutôt plus que moins.

Et vous ? Quel est votre rapport avec l'argent ? Etes-vous plutôt minimaliste ? Matérialiste ? Envisagez-vous vos dépenses de manière intentionnelle ou êtes- vous plutôt compulsif ? Quel regard portez-vous sur les gens fortunés ? Que ferriez-vous si vous l'argent n'était plus un problème pour vous ? Dîtes moi tout !