jeudi 3 août 2017

Un jour ... je ne fuirai plus.




Bookend's & Daisies's Photography 




En ce moment, mon moral est en dent de scie.

Les choses ne se déroulent pas  comme je le voudrais. Je commence à douter de la pérennité de mon entreprise. Après tout, comment pourrais-je à peine me dégager un smic, sachant que je suis à 50% de charges sur mon CA, et que je ne vends que deux ou trois prestas à 40 euros, par ci, par là ... envolée ma belle assurance des débuts. On me demande toujours plus (de services, de temps) pour toujours moins ( d'argent) et parfois, j'en arrive à me dire que je travaille à perte. A côté de ça, je ne mets pas de beurre dans les épinards, le trou de trésorerie se creuse( il faut sortir beaucoup d'argent quand on créé sa boîte et ça personne ne vous le dit), mon homme se tue au boulot ( sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) et moi je culpabilise de ne pas pouvoir lui adoucir un peu la vie.

Et comme à chaque fois que je me trouve acculée dans une situation : j'ai envie de fuir. De prendre mes clics et mes clacs et de partir. Plus ou moins loin. Plus ou moins longtemps. De manière plus ou moins radicale. Parfois, je me fais un film. Un film où je ferrai ma valise, la sienne, on partirait, on tracerait la route puis on se poserait où le cœur nous en dit, là où on ne connait personne, là où on n'a pas de passif, là où on pourrait être des gens tellement différents si on en avait envie, là où on n'aurait plus d'étiquettes et où on serait libre de s'inventer une vie, forcément bien plus réussie que la précédente.

Je sais bien que les difficultés sont une réalité de la vie, qu'elles ne sont pas optionnelles. Mais plutôt que des les fuir, j'aimerais savoir y faire face.

Parce que je sais bien, au fond, que peu importe la difficulté à laquelle nous sommes confrontés, nous avons toujours le choix entre la concevoir comme un mur infranchissable ou l'aborder comme un défi à relever. En théorie. Dans mes discours, c'est ce que j'affirme. Dans mes pensées, c'est ce que je me persuade de croire. Mais en vérité, dès que je me sens à bout de ressources, quand je ne sais plus par quel bout prendre le problème, quand je perds pieds, alors il n'est plus question de défi à relever. Il n'y a qu'un mur. Un fossé. Que je suis incapable de franchir ou de traverser. Alors, quel choix me reste t'il, si ce n'est fuir  tout ce qui rend ma vie aussi désagréable ? Parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il suffit d'un problème un peu épineux pour que tout soit entaché, même ce qui, jusque là, faisait votre fierté ....

Je sais bien que tout ceci n'est que temporaire. Que je suis dans une impasse simplement parce que je ne connais pas encore le moyen de m'en sortir mais que ça viendra bien un jour. Que même si mes ressources actuelles ne permettent pas de résoudre immédiatement le problème, je peux toujours commencer à chercher un moyen d'y arriver. Pourtant, ce n'est pas ce que je fais. Non. Moi, je préfère faire l'autruche et éviter toutes les situations qui me mettent mal à l'aise. Et m'évader dans ma tête en me disant que si je laissais tout derrière moi en l'état, mes problèmes ne me suivront pas. Et si on rajoute à ça, l'espoir naïf, que, pouf, comme par magie, une fois sortie de mon environnement naturel, je développerais instantanément toutes les compétences qui me manquent pour enfin démolir ce mur qui m'emprisonne....

C'est résolument du grand n'importe quoi.

Je vais vous la faire courte. J'ai envie d'augmenter notre niveau de vie et donc de gagner plus d'argent, pour que les fins de mois ne soient plus aussi prise de tête. Pour cela, il faudrait que je travaille. Sauf que, depuis ma misérable aventure dans le salariat, le travail et tout ce qu'il y a autours est devenu d'une difficulté sans nom pour moi ( moralement et physiquement) . Je veux travailler. J'ai besoin de travailler. Je ne peux pas travailler. Mur. Problème. Souffrance. Parce que c'est bien lorsqu'elle nous empêche de répondre à un besoin qu'une difficulté devient souffrance ... Je vais le dire très vite, parce que c'est très dur mais oui, je souffre de ne pas (ou de ne plus) pouvoir aborder le travail sans angoisser, sans paniquer, sans me rendre malade,  car cela m'empêche d'atteindre le niveau de vie que je souhaite pour moi et pour mon couple.

Finalement, je ne sais pas si l'évitement est réellement le chemin de la facilité. Car si je trouvais en moi les moyens de surmonter mon ergophobie, je pourrais enfin assouvir ce besoin qui me ronge ( celui d'être plus à l'aise financièrement et donc d'être plus libre)  et, par le fait même, je rendrais enfin ma vie plus satisfaisante et agréable ... Comme on dit,lorsqu'on refuse de faire face au problème, on accepte ( plus ou moins) qu'il demeure inchangé. Les problèmes ne se règlent jamais seuls. Donc, si j'évite de m'y attarder et si je ne mets rien en oeuvre pour le résoudre, mon problème ne disparaîtra certainement pas ... C'est, d'ailleurs, dans cet optique que j'ai accepté de faire mon service civique. Je voulais traiter le mal par le mal. Finalement, malgré quelques difficultés, l'expérience à été très positive. Mais cela ne m'a pas guérie et je suis toujours aussi mal quand tout ce que j'entreprends dans la recherche d'emploi devient concret ...

De fait, je suis complètement larguée. Je n'arrive pas à me raisonner. Ou plutôt même en me raisonnant, je suis morte de trouille ( au point de ne même plus être capable d'envoyer des lettres de motivation pour des postes qui me motivent et m'intéressent sans faire de crise d'angoisse). J'ai beau lister mes connaissances, mes compétences, mes atouts pour le travail en question, j'ai toujours aussi peur de ne pas être à la hauteur, de faire des erreurs, de me retrouver exclue par mes collègues, de subir les pressions de la hiérarchie, bref, de retomber dans la spirale infernale qui a été la mienne durant cinq longues années, avec toutes les conséquences néfastes que cela a eu sur moi, ma santé, mon psychisme ...

Je sais bien que c'est l'expérience qui permet le changement. Qu'il n'y a qu'en me confrontant, encore et encore, à ce qui me fait peur que je parviendrais peut-être à m'en sortir. Mais j'ai l'impression que mes efforts pour résoudre tout cela me conduit toujours dans une impasse ... Pourtant, j'aimerais vraiment trouver un moyen de ne plus me retrouver paralyser par l'angoisse et avancer, sereinement pour une fois, dans le marché de l'emploi.

Et vous ? Comment réagissez-vous devant les problèmes ? Fuite ? Défi ? Connaissez-vous l'ergophobie ? Quelles sont vos phobies ? Comment les avez-vous résolues ? Dîtes moi tout.

dimanche 23 juillet 2017

Un jour ... j'ai décidé de me réconcilier avec mon compte bancaire.


Bookends & Daisies's Photography


En ce moment, je ne compte plus les articles que j'ai lu sur le désencombrement, le minimalisme, la lutte contre la société de consommation (etc). 

J'ai fais la synthèse de tout ce que j'ai lu à ce sujet et voici ce qui en est sorti : l'argent, c'est le mal et si tu es matérialiste tu es un démon qui conduira la société, le monde et la planète à sa perte. 

Bon. 

Forcément, comme je suis de nature altruiste et empathique et qu'en plus de ça, on a toujours plus ou moins connu la galère financière, je me suis dis que ces gens là avaient sans doute raison, au fond. Et j'ai essayé de suivre ce mouvement. De pratiquer une certaine frugalité. De vivre avec moins. Moins de vêtements, moins de livres, moins d'achats "plaisirs" ( pour la déco, le scrapbooking ...), moins de sorties . Moins de futilités. 

Et manque de bol, moins de plaisir. 

Parce qu'il existe de nombreux domaines dans ma vie où je pratique la modération. Par exemple, je ne fais pas les courses tant que mon frigo n'est pas aussi désert que le Sahara au mois d'août quand il neige à midi. Je ne change pas non plus de téléphone tous les trois mois et j'attends qu'ils rendent l'âme pour de bon avant d'en changer ( de fait, en 10 ans, j'en ai eu deux ). Je trie régulièrement mes vêtements dont je fais cadeaux aux bonnes oeuvre. Je fais également don des livres que je n'ai pas ouvert depuis un certains temps et qui encombrent ma bibliothèque. Je fais aussi mes produits ménagers. On n'a pas de crédit à la consommation, ni de voiture en leasing, et je m'arrange pour financer les achats argent comptant, même si on doit économiser durant six mois pour acheter une armoire. 

Ne vous méprenez pas, j’achète encore des choses que j’aime vraiment. Bien sûr, je sais pertinemment que je pourrais me passer de certaines d’entre elles (qui à réellement besoin de chocolat et d'escargots à la cannelle pour son goûter ?).  Mais quand même. Je me suis vraiment  demandé pourquoi je n'étais pas plus heureuse puisque le minimalisme semblait être la clef d'une vie joyeuse et enrichissante.  

A force de creuser la question ( et de travailler à vaincre mes réticences et mes idées reçues sur l'argent) ; je me suis dis que le minimalisme ne me convient pas tout simplement parce que : j'aime l'argent. L'argent contribue à mon bonheur. J'aime dépenser mon argent dans les choses ou les expériences qui me procurent le plus de joie. Des fleurs pour mon jardin, une belle tenue où je me sens féminine, un restaurant pour me retrouver en tête à tête avec mon homme, une journée au spa pour soulager mes douleurs ... 

En effet, mon principal problème avec l'argent vient de fausses croyances que je me trimbale depuis l'enfance. Force est de constater qu’il existe une tonne de préjugés autour de l’argent et des gens qui en ont. A force de s'entendre dire que les plus aisés sont des personnes égoïstes, avares, intéressées voir des arnaqueurs,des voleurs et des manipulateurs ... Forcément, ça ne donne pas très envie des les avoir comme modèle. 

J'ai mis longtemps à l'accepter, ou même à simplement formuler l'idée dans ma tête, je n'ose pas encore le dire à voix haute mais : j'aime les belles choses. J'aime aussi le luxe. J'aime les maisons décorées avec goût et les jardins luxuriants. J'ai un faible pour les belles voitures. J'aime manger dans un bon restaurant, avec de vraies nappes en tissus sur la table. J'aime les hôtels de charme. J'aime les beaux vêtements, les tenues assorties de pieds en cape et les chaussures de belle facture ...

Voilà, c'est dit. 

Toutes ces choses créent une vague d’émotions positives en moi. 

Est-ce que cela fait de moi quelqu'un de mesquin ou de vénale ? Je ne crois pas. 
Est-ce qu'en pensant ainsi je trahis les valeurs familiales qui ont fait de l'argent un problème insupportable ? Probablement pas. 

Parce que je n'ai pas perdu de vu la valeur de l'argent, depuis tout ce temps.

J'ai plutôt décidé de voir mes envies comme des investissements sur le long terme.L'idée étant de dépenser mon argent sur les choses ou les expériences qui m'importe vraiment. Je veux me servir de l'argent comme d'un tremplin pour atteindre le niveau de vie qui me fait vraiment rêver ( et pas celui que j'avoue en société, de peur de me faire lyncher) , je veux qu'il me donne la liberté de passer mon temps à faire ce que j'aime faire. Je veux aussi qu'il m'aide à soutenir les actions proches de mes valeurs et je veux qu'il me permette d'assumer mon goût pour le haut de gamme et tout ce qu'il y a autours. Même si ça doit faire tâche dans la société actuelle. Même si c'est sûrement déraisonnable vu notre niveau de vie. Car je me suis rendue compte que personne ne peut juger de ce qui est important pour moi. Que je suis la seule à pouvoir décider de ce qui va m' apporter de la joie et du plaisir. J'ai décidé d'accepter l'idée que l'on puisse vouloir acquérir plus de choses  pour tout simplement profiter de la vie. Qu'aimer l'argent et ses avantages ne fait pas nécessairement de soi une mauvaise personne. Que vouloir une grosse voiture et une belle maison n'empêche pas de vivre simplement par ailleurs. 

Parce que finalement, l'important dans tout ça, est-ce de vivre avec le moins de choses possibles ou  d’être pleinement conscient de ce que nous avons et d'être maître de nos choix ?

C'est l'option que j'ai choisie. 

Savoir pourquoi je fais ce choix là plutôt qu'un autre et vivre une vie qui reflète mes valeurs et croyances fondamentales, qui serve mes ambitions et tout ceci sans culpabiliser,  même si ces choix signifient plutôt plus que moins.

Et vous ? Quel est votre rapport avec l'argent ? Etes-vous plutôt minimaliste ? Matérialiste ? Envisagez-vous vos dépenses de manière intentionnelle ou êtes- vous plutôt compulsif ? Quel regard portez-vous sur les gens fortunés ? Que ferriez-vous si vous l'argent n'était plus un problème pour vous ? Dîtes moi tout ! 

mardi 11 juillet 2017

Un jour ... j'apprivoiserais l'incertitude.


Bookends &Daisies'sPhotography 


Je suis une maniaque du contrôle. J'aime avoir la main mise sur tout. J'aime organiser, planifier, avoir un plan a,b,c. Je n'aime pas l'imprévu, je n'aime pas les changements, cela m'angoisse et me perturbe. Je n'aime pas quand la situation m'échappe. Et je n'aime pas non plus les émotions que cela réveille en moi. Je n'aime pas cette colère et cette frustration qui grandissent en moi quand les choses ne se passent pas selon mon désir, je n'aime pas cette panique et cette peur primaire qui s'empare de moi quand je me rends compte que je ne peux rien changer à une situation (qui en générale ne me convient pas).

Pourtant, si la vie mérite un qualificatif c'est bien celui d'être incertaine.

L'incertitude est partout.

Elle domine notre vie entière. Est-ce que mon couple va durer jusqu'à ce que la mort nous sépare ? Est-ce que ma société va connaître le succès ? Est-ce qu'on sortira un jour la tête de l'eau financièrement ? Est-ce que je dois vraiment arrêter de manger du chocolat pour être heureuse ? D'ailleurs qu'en est-il de la guerre ? des terroristes ? du changement climatique ? (...).

Je déteste ne pas avoir de réponse à des situations aussi complexes. Je préférerais fermer les yeux et me boucher les oreilles ou pouvoir seulement me concentrer sur toutes les choses positives qui se passent dans ce bas monde mais non, c'est impossible. C'est trop difficile d'accepter de ne pas savoir comment les choses vont tourner. J'aime quand tout est clair et logique. Je préfère les risques calculés que les incertitudes incalculables. J'ai l'impression de moins me faire avoir lorsque cela ne fonctionne pas.

Pourtant, je doute de la rationalité de mode de pensée.

Peut-être que l'inconnu et l'incertitude nous sont plus favorables que les risques calculés ? Qui sait ...

Une amie, bouddhiste, me disait l'autre jour (quand je lui parlais de mes réserves sur le succès de ma petite entreprise) que je ne devrais pas avoir d'attentes, aucun espoir particulier et que si j'essayais juste d'adopter un regard curieux et serein sur l'avenir alors j'aurais moins de chance d'être déçue, d'être malheureuse et donc de souffrir de cette incertitude.

Sa phrase préférée ? " On verra bien".

J'ai longtemps cogité sur cette idée. Celle d'apprivoiser l'incertitude. Moi aussi je veux pouvoir dire " on verra bien " en le pensant vraiment. Moi aussi j'ai envie de poser un regard serein et confiant sur l'avenir. De l'aborder avec curiosité et non plus avec peur et doutes. Accepter que dans chaque décision il y a un peu d'incertitude et, qu'à moins d'être médium, personne ne sait ce que l'avenir lui réserve. Je me suis donc mise en quête d'un moyen de répondre à cette incertitude ( je maintiens qu'il vaut mieux être actif que passif, quelque soit le problème que l'on rencontre).

C'est  donc décidé : je ne me laisserais plus paralyser ou décourager par l’incertitude.

Car peu importe le nombre d’informations je pourrais avoir sur une décision à prendre, force est de constater que je n’aurais jamais une image complète.

C'est impossible.

Même un cerveau comme le mien, pourtant ultra efficient, ne possédera jamais la connaissance parfaite. Et si j'attends d'avoir toutes les cartes en main pour abattre mon jeu, je risque bien de manquer encore pleins d’opportunités.

Vous savez ce que mon amie m'a dit quand je lui ai demandé conseil pour mon entreprise ?

Qu'on ne peut pas obtenir toutes les réponses des livres, des films, ou d’autres personnes et que, parfois, on doit juste se contenter de faire les choses pour apprendre et grandir, même si les événements ne se déroulent pas comme on l'aurait voulu ou prévu.

Quand je lui ai demandé de développer, elle m'a racontée cette petite histoire :

"Tu pourrais comparer cela au sentiment de cet homme qui regarderait le sommet de l’Everest avant la montée. Au fond, il sait qu’il peut faire l’ascension; mais il est rempli de doutes et d’incertitudes. La montagne n’est pas le véritable défi, mais la peur oui."

Et c'est vrai. Mon défi, ce n'est pas de réussir à faire décoller mon entreprise. C'est de vaincre ma peur de me planter et d'échouer. Vaincre ma peur. Apprivoiser l'incertitude. Chasser le doute. Avoir la foi. Prendre pleine possession de mes ressources et mes talents pour être plus forte et devenir tout ce à quoi j’aspire.

Alors, dorénavant,  au lieu de me soucier de ce qui est hors de contrôle, je me contenterais de :


  • Faire preuve de créativité dans mon travail et dans ma vie personnelle. 
  • Aimer les personnes les plus proches de nous (parce qu'on est là pour ça non ? L'amour.)
  • Traiter mon entourage (proche et élargi) avec gentillesse, bienveillance et compréhension (ou du moins essayer !) 
  • Apprendre, toujours apprendre, explorer, tester de nouvelles choses et continuer d'être curieuse du monde et des personnes qui m'entourent. 



Parce que si je ne peux pas déjouer les plans des terroristes, ni reformer la banquise, ni trouver du travail pour chaque chômeur en France, je peux encore avoir un impact positif en choisissant d’offrir le meilleur de moi-même à ceux qui m'entoure. Et bien que je n'aurais sans doute pas d'impact significatif sur le monde, j'aurais enfin un impact sur le mien et ça sera déjà bien .

Et vous ? Comment vivez-vous l'incertitude ? Quelles émotions provoque t'elle en vous ? L'avez-vous apprivoisée ? Avez-vous réussi à lâcher prise ? Si oui, par quelles méthodes ? Si non, que souhaiteriez-vous faire pour ne plus la subir ? Dîtes moi tout !



































mardi 20 juin 2017

Un jour ... j'ai appris à danser sous la pluie.


Bookend's and Daisies Photography



Je ne me suis jamais demandé si la gratitude pouvait rendre heureux ou si c’était le fait d’être heureux qui nous rendait reconnaissant envers la vie que nous menons.

Il y a un an et demi maintenant, j’ai commencé à mettre du bonheur en conserve. J’ai fait une belle Hapiness Jar que j’ai mise bien en évidence sur mon bureau et que je me suis bornée à remplir avec application, même dans les sales périodes. Pour qui me suis depuis longtemps, vous savez que je suis passé par des périodes très difficiles les dernières années, jusqu’à en perdre le goût de la vie et à me perdre moi-même.

Petit à petit, j’ai commencé à remonter la pente. Et j’ai commencé à me poser cette question : est-ce que le fait d’avoir de la gratitude pour tout ce qui m’arrive pouvait me rendre véritablement heureuse ? Même dans la pire journée, avec la pire humeur ?

Pour moi, il semblait parfaitement logique que les gens heureux soient reconnaissants pour leur bonheur (et pour toutes les choses qui les rendent heureux) mais l’inverse restait nébuleux. Comment la gratitude pouvait-elle amener le bonheur ? Et que devient-elle quand on est vraiment très malheureux ? Pour moi la question tenait presque du théorème de l’œuf et de la poule.
Lequel des deux vient en premier ?

J’ai continué à remplir mon bocal. A me faire des petites listes des choses qui m’ont fait plaisir lors des journées écoulées …

Et les choses sont allées de mieux en mieux.

Depuis début du mois, j’ai régulièrement des bouffées d’émotions. Des bouffées de bonheur pur qui me font battre le cœur et monter des larmes de joie au bord des yeux. Un élan de gratitude absolu, parfait et total envers tout ce qui m’entoure et la manière dont je vis ma vie.

Avec mon homme, on appelle ça : les bouffées d’amour.

Car c’est exactement ça. De l’amour pour mes proches, pour la chance que j’ai d’être en vie, d’avoir une maison, une famille unie, d’avoir des projets, des rêves, de vivre dans un certain niveau de confort …

Vu comme ça, c’est totalement niais. Pourtant, il m’arrive de plus en plus souvent d’avoir un sourire jusqu’aux oreilles quand je pense à ma vie actuelle.

Bien sûr, les problèmes n’ont pas disparu comme par magie, juste parce que j’ai mis des petits mots dans un bocal. Mais c’est comme s’ils étaient devenu secondaires.

Alors est-ce que la gratitude m’a rendu heureuse ?! Sans aucun doute.

Le bonheur et la gratitude sont deux choses qui, comme la poule et son œuf, vont main dans la main avec l’autre. Ce qui importe, au final, c’est de bien comprendre qu’ils se construisent l’un sur l’autre et qu’ils se renforcent mutuellement.

Plus je suis reconnaissante. Plus je suis heureuse. Plus je suis heureuse. Plus je suis reconnaissante.

La gratitude est une chose est profondément liée avec le bonheur.

Avant, je faisais partie des pessimistes, des râleurs, qui, au lieu de se réjouir, critiquent, prennent pour acquis, rabaissent, jalouse, envie … Il m’a fallu faire beaucoup d’efforts pour sortir du cercle «  plainte- malheur ». Ce n’est vraiment pas facile de sortir d’un état d’esprit négatif pour se concentrer sur le bon côté des choses. Pourtant quel que soit l’endroit où on se trouve, ce que l’on fait ou ne fait pas, ce que l’on a ou désire, il y a toujours des choses pour lesquelles on peut être reconnaissant.

De plus, maintenant que j’expérimente, avec joie, la corrélation entre reconnaissance et bonheur, je ne doute plus que l’ingratitude fait aussi le lit du malheur. En effet, j’ai remarqué que lorsqu’on se concentre sur ce qui ne va pas dans notre vie, en ne reconnaissant que ce qui tourne à l’opposé de notre bien-être, cela ne fait qu’empirer … Comme si nous réveillons le mauvais génie  de la loi d’attraction.

Bien sûr, je ne pense pas que toute les situations sont parfaites, la mienne ne l’est pas sur encore bien des points, mais quand je cherche les bonnes choses dans une situation, je les trouve et je me concentre sur elles. Chaque chose qui peut nous arriver, chaque personne que nous rencontrons, chaque situation que nous vivons a un côté négatif et un côté positif. Si, même les situations les plus pénibles.

Je le sais car j’ai vécu des choses très dures et parce que j’ai passé trop-bien trop- de temps à m’en lamenter et à pleurer sur la façon dont ces choses ont eu un impact négatif sur ma vie.

Aujourd’hui, je peux vous affirmer que si vous cherchez le bon côté d’une situation qui vous mine et que vous cultivez la gratitude pour toutes les bonnes choses qui vous arrivent, vous serez plus heureux.

Faites simplement le choix de vous concentrer sur les bonnes choses au lieu des mauvaises.

Concentrez- vous sur tout ce que vous avez déjà la chance d’avoir.

 Pensez  « présence » plutôt qu’ « absence ».

Et surtout n’oubliez pas qu’il ne tient qu’à vous d’installer ce cercle vertueux dans votre vie, cela ne dépend que de vous et de où vous décidez de mettre votre attention.

Car vivre  heureux c’est tout simplement accepter que les malheurs et plaisirs soient mêlés, tout comme les bons et les mauvais moments.

Etre reconnaissant vous aidera à vous réconcilier avec l’existence, tout simplement.

Et vous ? Pratiquez-vous la gratitude ? Avec quels outils (bocal, liste, carnet, pierre..) ? Pour vous, quels sont les bienfaits de la gratitude ? Qui du bonheur ou de la gratitude arrive en premier ? Etes-vous d’accord avec le principe de la loi d’attraction ? Dîtes moi tout !



jeudi 8 juin 2017

Un jour ... je me suis créée un job sur-mesure.

Bookends &Daisie's Photography



Il arrive un moment où le besoin de donner du sens à sa vie devient plus fort que tout le reste. Plus fort que les peurs, que les angoisses, que les doutes. Plus fort que les jugements et les médisances. Cela devient une question de survie. Et l'entrepreneuriat  apparaît comme une solution ou tout du moins un début de réponse....

La quête du sens, et sa question existentielle associée " pourquoi suis-je là ? quelle est ma mission de vie ? " est une problématique très forte chez moi depuis quelques années. Ce besoin de tout comprendre –  moi, les autres, le monde et l’univers – m'accompagne depuis toujours mais depuis quelques temps, cela prends des proportions assez phénoménales.

En parallèle, je suis devenue une salariée usée, malade et déçue du système classique. Désespérée de ne pas trouver de job qui me corresponde. De moins en moins certaine de trouver ma place dans le monde. Il faut dire que je pars avec un sacré bagage : hyper-sensible, zèbre, multipotentialiste ... autant de spécificités qui font tache dans le monde policé de l'entreprise.

Je n'avais plus le contrôle sur rien. J'étais malheureuse. Parfois, j'en arrivais à m'en vouloir d'être simplement moi, parce que si j'avais été un peu "moins moi", les choses auraient sans doute été plus faciles. Avec, pour accompagner le tout, une profonde déception, voir de la frustration et dans les mauvais jours, une colère et une rancœur énorme. On aura connu mieux pour profiter de la vie et de sa jeunesse.

Moi tout ce que je voulais, au fond, c'est de me sentir libre et utile aux autres. Je voulais créer une vie selon mes propres conditions. Je voulais être libre d'employer mes précieuses heures de vie comme je l’entendais et être libre de partager avec les autres ce que j’apprenais sans me demander si j'en suis vraiment légitime ou si j’ai le droit de le faire.

Je voulais que ma vie ait un sens.

Choisir d'entreprendre, c'est se retrouver dans l'action. Passer de subir à construire. De l'inertie au mouvement. Redevenir actrice de ma vie, au lieu d'en pâtir et de me convaincre que je n'ai pas le choix. Entreprendre, c'était le moyen que j'attendais pour donner du sens à mon existence, en me construisant un travail qui me correspond.

Parfois c'est compliqué.

Et difficile.

C'est compliqué, parce que cela veut dire qu'il faut s'émanciper. Accepter de ne pas, ou plus, suivre la voie “tracée”, “sûre” ou souhaitée par nos proches, nos amis, et tout un tas d'autres personnes qui ne pourront s'empêcher de donner leur avis ...C'est compliqué, parce qu'il faut sortir des schémas classiques que l'on nous enseigne depuis toujours. C'est compliqué, parce qu'il faut accepter de s’asseoir sur ses certitudes et faire le choix de la prise de risque. C'est compliqué, parce qu'il faut se faire confiance. C'est compliqué, parce qu'il faut savoir se vendre, se mettre en avant, savoir juger réellement de sa valeur.

Et moi, je n'ai pas confiance en moi, je souffre du syndrome de l'imposteur, je me dénigre et j'aime les plans d'action méticuleux et les plannings au cordeau.

Cela semblait mal barré, non ?

Ceci étant dit, j'ai aussi toutes les qualités requises pour être une bonne entrepreneuse. Je suis créative, endurante, disciplinée, déterminée, curieuse, polyvalente ...

Alors je me suis mise à chercher ce projet qui révolutionnerait ma vie.

Ayant de nombreuses passions, j'ai en vain chercher un métier qui combine dans une alchimie parfaite ma  passion pour les livres, les jardins anglais, la randonnée et les loisirs créatifs.Je force un peu le trait mais c'est tout à fait ça. Ensuite, l'alchimie étant définitivement trop délicate à trouver, j'ai changé de méthode pour finir par décortiquer chacune de mes passions et essayé de trouver un fil conducteur entre tous ces centres d’intérêt autour duquel je pourrais construire ce job de rêve. Nada, également. Rien ne sortait de tout ça. Je ne trouvais aucun dénominateur commun entre toutes mes passions. Ou du moins, pas suffisamment pour en sortir un projet professionnel viable.

Du coup, il a bien fallut se rendre à l'évidence. J'allais devoir arrêter de tirer sur tous les fils de la pelote et plutôt me concentrer sur ceux qui, tissés ensemble, pouvaient se traduire par un vrai métier. J'ai élaboré une petite méthode pour faire le tri. J'ai d'abord listé tout mes centre d'intérêts au sens large. Puis j'ai retiré ceux dont j'étais certaine de ne pas faire un métier. Ce n'est pas parce que j'aime marcher que je me voyais devenir guide en haute montagne ...Ensuite, j'ai creusé ce qui restait. Pourquoi j'aime faire telle ou telle chose, qu'est-ce que j'en retire, qu’est-ce que cela m’apporte au quotidien ?  Qu’est-ce que je mets en oeuvre comme compétences quand je fais ça ? Quel sens est-ce que ça a pour moi ? Quelles sont les valeurs qui sont mise en avant ... ? [...]

Et un jour, tout est devenu limpide.

Un matin, j'ai eu ce flash qui te dit exactement ce que tu dois faire et pourquoi tout s’emboîte parfaitement. C'est cliché mais c'est vrai.

J'allais aider les professionnels du bien-être, de la santé et de l'accompagnement à développer leur stratégie de communication éditoriale.

Mon job sur mesure était né et depuis, malgré les galères, les retards et les efforts que cela me demande, je n'ai pas encore regretté un seul instant d'avoir fait ce choix. Je suis toujours enthousiasme en me levant le matin et pour moi c'est la chose la plus importante qui soit.

Et vous ? Avez-vous déjà songé à vous créer un job sur- mesure ? Pour quelles raisons ? Avez-vous réussi ( racontez moi votre parcours, je suis curieuse !) ou abandonné ( pourquoi ?) ? Quel méthode avez-vous mise en place pour construire ce projet professionnel ? Comment vivez-vous ce choix au quotidien ? Dîtes moi tout !












mardi 23 mai 2017

Un jour ... j'ai décidé de m'offrir le jardin de mes rêves.


A Joyful journey ' s Photography 

Cette après -midi, je l'ai passé à imaginer mon futur petit massif façon cottage anglais. Je suis toute excitée. Demain, j'irais à la jardinerie avec ma petite liste de plantes. Je flânerais dans les allées. Je m’enivrerais des odeurs et savourerais les couleurs. Je choisirais chacun de mes plants avec attention, le soupesant, l'examinant ...

Un proverbe serbo-croate dit qu'il y a plus de choses dans un jardin que ce que l'on a semé. 

C'est vrai. 

Quand on a hérité de la maison familiale, on a aussi prit sous notre aile le jardin de plus de dix ares qui l'entoure. Je n'ai pas vraiment la main verte mais j'aime les beaux jardins. Je suis une passionnée des "country garden". J'aime les roses anciennes, les pivoines, les hortensias. Dans un jardin, il y a une grande part de rêve. C est un espace de liberté. On peut inventer celui qui nous ressemble, et le faire évoluer, le transformer, le modeler ...

Un jardin, ça peut vite devenir une passion. Ou une addiction.

Un endroit de partage. Avec de longues discussions.

 L'air se rempli des senteurs de l'été, la caresse du soleil, le vent dans le cerisier, le bruit de l'eau qui goûte. Semer aux quatre vents.Savourer. Chaque instant, aux quatre saisons.

Un jardin, c'est intime.

Un secret. Qu'y a t'il derrière cette clôture, ce muret, cette porte en bois peinte ? Des rêves dessinés, des mots doux murmurés, des soirées arrosées, des sourires amusés, des jeux partagés, des siestes apaisées, un bonheur retrouvé ...

Des roses anciennes qui ondulent le long des murs,parmi les cosmos, les pivoines, les coccinelles et les fleurs sauvages. Sur le puits en pierre rose repose un broc en émail blanc et bleu.Une terrasse en bois patinée par l'âge, refuge des lézards qui se dorent la pilule, une cabane pour les enfants qui devient tour à tour bateau pirate, château fort, caserne de pompier ou camp de sioux, une grande table en fer forgé qui s'animent les soirs d'été, une tonnelle pour lire à l'ombre où virevolte des papillons... 

Petit coin de paradis, petit abri hors du temps ...

Et ce jardin qui ne se révèle que la nuit, à la lueur des bougies, un jardin rempli de petits bruits, de fées,de lutins, ce jardin merveilleux qui nous fait croire au mystérieux. Ce jardin qui se montrera bohème dès que se lève le soleil, ce tout petit coin de verdure sur les toits, un peu fou, avec des pots bizarres et des fleurs au hasard, ce petit paradis tout en coloris où règne une touche de folie, un jardin tout petit mais qui de belles histoires est rempli.

Sur ce vaste terrain, la nature se sent bien, on y vit paisiblement au rythme des saisons et du temps, on peut y croquer une tomate bien mûre, caresser une branche de verveine citronnée, faire des concours de noyaux de cerises, ou égrener une grappe de framboises dorées.

On peut admirer la course du soleil, du levé au couché. On peut se laisser bercer, en écoutant les oiseaux chanter, on peut contempler la biodiversité, on peut s'attarder à la nuit tombée pour rencontrer chauve-souris et hérissons cherchant leur dîner, on peut faire des bouquets et des herbiers, on peut sauter dans les flaques, bousillés nos godasses et se marrer,on peut compter les navets qui auront mis leur temps à pousser,on peut compter les feuilles mortes en train de tomber, on peut faire des bonhommes de neige et regarder les mésanges se régaler de cacahuètes grillées...

Dans ce jardin on peut rêver, se régaler, se reposer, s'émerveiller et sans cesse le réinventer.

Parce que planter un jardin c'est planter un petit bout d'éternité.

Et vous ? Aimez-vous jardiner ? Quelles sont vos fleurs préférées ? Avez- vous la main verte ? Quel est votre rêve de jardin ? Qu'est-ce que cela évoque pour vous ?  Quel style vous fait rêver ( asiatique, anglais, italien ..) ? Dîtes moi tout ! 





mardi 9 mai 2017

Un jour ... j'ai arrêté de cocher des cases sur ma liste de vie.


Bookends & Daisies Photography



Certains d'entres vous le savent : je suis dingue de liste. J'adore. J'en fais pour tout, tout le temps : la liste des choses à faire dans la journée, la listes des courses, la liste des livres à lire, des films à voir, des séries à télécharger, la liste des idées cadeaux ... j'ai aussi ma bucket list pour l'année - 12 choses à faire durant l'année en cours - plus celles qui récapitule tout ce qu'on n'a pas fait sur les précédentes ...

De fait, j'avais aussi une liste très précise des choses que je souhaitais faire au cours de ma vie.

Et puis, parfois le soir, quand l'insomnie guette, je jette un regard sur ma vie et la sentence est toujours la même. Cette petite analyse se conclut toujours par "c'est tout ?" souvent suivi de " purée, mais tu vas avoir 27 piges et c'est tout ce que tu as fais en presque trente années de vie sur terre ? Mais va falloir se bouger un peu, ma cocotte, sinon tu vas être un vieux pruneau rabougri qui n'aura rien à raconter à ses copines de tricot " ( ça c'est quand je suis optimiste, le coup est plus rude si je me dis que je pourrais très bien mourir dans un accident le lendemain ..).

Parfois, je me dis que j'ai perdu mon temps. Que j'aurais dû faire autre chose que toutes ces choses qui me pesaient. Ces emplois qui ne me correspondaient pas, ces diplômes qui ne me servent plus, tout ce temps perdu à me forcer à faire du sport en salle alors que j'ai juste besoin de nature et d'air pur, à faire des régimes alors que pour moi la vie doit être synonyme de volupté, de partage, de gourmandise, tout ce temps à m'accrocher à des choses qui me plaisaient dans le passé mais qui ne me faisaient plus vibrer, tout ceci par peur de perdre ce qui me définissait .... Les exemples sont infinis et je sais que vous en avez vous aussi plein vos tiroirs. Parce qu' il est vraiment facile de regarder sa vie et dire “c’est tout ?”.

Parfois, je me surprend à faire une liste de ce qu'est une vie réussie et à vouloir cocher toutes les cases : aller dans telle ou telle école, obtenir un bon travail, se marier, acheter une maison, un break, un chien, parcourir la planète, devenir écolo, s'investir dans une association, avoir des enfants, des petits-enfants…

Et quand je regarde cette liste, je me dis que les choses n'avancent vraiment pas et que rien ne va comme cela devrait aller.Je n'ai pas encore un travail stable, je ne suis pas mariée, je n'ai pas acheter ma maison, je n'ai ni break, ni chien, ni gamin, je ne suis pas impliquée dans une association, je suis écolo premier level (et il m'en reste un paquet avant d'atteindre un niveau acceptable) et je n'ai pas beaucoup voyagé hors de France ...

Ma vie est totalement pourrie si je la compare à cette liste. C'est bien le problème quand nous commençons à voir les choses uniquement comme des réalisations plutôt que des expériences merveilleuses.

La vie devient alors une interminable liste de choses à faire avec des éléments que nous essayons de rayer.

Alors non, ce n'est pas tout. Bien sûr que ce n'est pas tout. Parce que cette foutue liste ne parle pas de toutes les superbes expériences que j'ai vécu. Alors que c'est quand nous commençons à voir nos vies à travers le prisme des expériences (par opposition aux réalisations), qu'elle devient plus riche et épanouissante.

Elle ne parle pas de tout ces bons moments en famille, De la construction de mon couple. De mon cheminement sur la voie bouddhique. Du jour où j'ai porté un boa dans mes bras et un caméléon sur mes épaules. De mon initiation aux médecines naturelles. De ma traversée du désert marocain en 4*4. De ma ballade en bateau dans le golf du Morbihan. De cette folle après-midi à faire de la fauconnerie. De ma participation à un blogzine. De mon repas d'anniversaire dans un wagon de l'Orient express. De la création de mon entreprise.De toutes ces formidables rencontres que j'ai fais. Du succès de mes paniers gourmands. De ma volonté de transformer mon jardin en refuge pour la bio-diversité ...

La liste de mes expériences est bien plus longue que celles des choses à cocher sur mon "Cv " de la vie parfaite. Pourtant, quand j'ai le blues, ce n'est pas la liste de mes expériences que je regarde, mais ma liste de vie. Et bien, cela va dorénavant changer. Parce que mes expériences sont inestimables et beaucoup plus ... révélatrices de ce que je suis au fond de moi, que cette caricature de vie réussie à laquelle j'essaie d'adhérer sans succès depuis des années.

Avant, je ne savais pas pourquoi j'étais ici. Quel était mon but dans la vie. Je me sentais perdue dans ce monde complètement fou. Quand je regarde en arrière, je me dis que ma vie est un joyeux désordre d’événements divers sans lien les uns avec les autres ( cf le paragraphe précédent) ... mais ce n'est pas tout à fait exact. Plus le temps passe, plus je vois les fils qui les relient. Finalement, j'étais bien entrain de me tricoter une vie. Une vie qui ne tiens pas dans six cases sur une feuille. Je sais aujourd'hui que rien n'arrive par hasard et que même si j'en connais pas tous les tenants et les aboutissants, il y a bien une mission, un but, un plan qui m'attend ... et c'est bien le mélange unique de mes compétences, de mes expériences, de mes  connaissances et  ma façon de voir les choses qui le définissent.


Et vous ? Etes- vous plutôt "réalisation" ou "expérience" ? Avez-vous aussi fait un plan de vie ou êtes-vous du genre à prendre les choses comme elles viennent ? Cela vous angoisse t'il de ne pas rentrer dans les cases de "la vie réussie" ? Ou au contraire , cela vous permet- il d'asseoir votre originalité, votre unicité ? Qu'aimeriez-vous pouvoir raconter à votre sujet quand vous serez un pruneau tout rabougri ? Dîtes moi tout !