dimanche 5 novembre 2017

Un jour ... je vous parlerais de mes favoris du mois d'octobre.






Et voilà, nous sommes déjà le 5 novembre ! Le temps passe à une vitesse folle. J'ai l'impression d'avoir écris mon article des favoris du mois de septembre, la semaine dernière. Et bien non, déjà un mois de plus s'est écoulé sur le calendrier et, avec l'ivresse des fêtes approchant, j'ai l'impression que c'est loin d'être fini ! Trêve de bavardage, voici  tout le joyeux bazar de petites choses qui ont illuminés mon quotidien durant ce mois d'octobre !

SE CULTIVER 


BookendsandDaisies'sPhotographie


* En ce moment notre coup de cœur Netflix, c'est "Blacklist". Je suis totalement fan du personnage de "Red" Reddington. On va dire que niveau charisme, il maîtrise la partition. Sinon, on a tous les éléments d'une bonne série à mon goût : des personnages ambigus, des situations explosives, des méchants parfois complètement fêlés, parfois touchants, une bonne dose d'humour grinçant, la bande son qui te ferrait pleurer même si le gars se contente de se brosser les dents ... Bref, on adore et on prie pour que ça ne s'essouffle pas avec le temps. 

* En bons supporters de la team Marvel, on s'est rué dans les salles obscures pour voir le dernier Thor. Alors que vous dire sur ce film que j'ai trouvé fun, décalé, un brin rétro et surtout encore meilleur que les deux précédents ? Bien sûr, certains pourront le décrier pour ça, mais, pour ma part, j'ai passé vraiment un très bon moment. Si vous aimez les ambiances façon " Gardiens de la Galaxie ", vous allez adhérer à ce nouvel opus, je peux vous le garantir ! 

* Mon dernier coup de cœur musical, c'est Ashes de Madi Daz. Les fans de la série "The Originals" la connaîtront déjà. En ce qui me concerne, cette chanson me touche d'une façon que je ne peux pas vraiment expliquer. Je trouve le texte, le rythme, l'instrumental absolument sublimes. Et puis, ce timbre ! Difficile de rester de marbre quand tout tremble à l'intérieur de soi. Je  trouve ce titre si profondément mélancolique qu'il en devient poétique ou philosophique ... En somme,  Madi Diaz est un talent à suivre de près ! 

* Niveau créations artistiques, en ce moment, je suis de près plusieurs créatrices de bouquets de fleurs en papier ! Bien sûr, je suis déjà complètement fan du travail des véritables fleuristes ( franchement, qui y a t'il de plus beau qu'un bouquet de fleurs ? ) mais là, impossible de ne pas être éblouie par la beauté de leurs réalisations, leur réalisme et surtout par la patience et le talent que cela doit nécessiter. C'est difficile de ne pas être éblouie par ce qu'elles réalisent ! Certaines confections sont tellement délicates qu'on pourrait parler d'artisanat d'art. Si vous avez envie de découvrir ce travail original du papier, je vous partage les comptes de mes artistes favorites : Margie Keates  et  Tiffany Holloway


SE BICHONNER 


* Comme je le disais dans mes favoris de septembre, je suis passée chez Body Shop pour ma routine visage et j'en suis plus que satisfaite pour l'instant. J'ai eu droit à un diagnostic de peau complet et la vendeuse à vraiment prit tout son temps pour m'expliquer les différents produits, leurs actions, les meilleures astuces pour les optimiser ( comme celle de faire un gommage léger avant le masque anti-imperfections ...). Les produits sont vraiment agréables à l'utilisation et malgré une peau ultra réactive et sujette à la couperose, je les tolère parfaitement ! Je suis totalement convaincue et je compte bien devenir une cliente régulière de l'enseigne. 

* Pour le maquillage, je suis fidèle à la marque Essence. J'ai commencé avec leur vernis, que je trouve tout simplement géniaux, puis j'ai lentement étoffée ma trousse. Ce mois- ci, je me suis achetée deux rouge à lèvres ( gamme couleur instantanée, ultra longue durée , ceux qui ont un tube noir), un rouge et un rosé et franchement j'en suis dingue. Ils sont crémeux, couvrent parfaitement, ne désèchent pas les lèvres,  et effectivement, ils résistent à tout ou presque ! Et pour le prix, franchement, aucune raison de se priver ! 

SE PROMENER 

* Envie d'un bon restaurant sur Strasbourg et Alentours ? Je vous conseille "La maison rouge " à Vendenheim. La décoration est splendide, la cuisine bistronomique est délicieuse, les tarifs sont vraiment abordables ( surtout si vous prenez le menu ou que vous venez pour le déjeuner) et les cocktails sont extra ( et il paraît que leurs afterwork déchirent tout !). Bref, tous les éléments sont réunis pour le plaisir de nos papilles. Mention supplémentaire pour le service, vraiment agréable et chaleureux ! 

* Par cette météo maussade, pas toujours facile de trouver de quoi passer le temps. Je vous propose donc de vous initier au escape game ! J'ai eu le plaisir d'en faire un courant du mois d'octobre et j'ai adoré ( tous mes comparses de jeu également !). J'ai été séduite par le concept ! Une équipe, une histoire, une salle et une heure pour se faire griller les méninges ! Du 100% fun ! Si vous aimez les casses-têtes, les énigmes, ou tout simplement, les jeux de rôle, vous allez adorer vous échapper des "escape room".  Pour ma part, je n'ai qu'une envie, recommencer ! 

* Le jardin Botanique de Strasbourg. Si vous êtes de passage dans la capitale alsacienne, je vous incite vraiment à venir vous promener dans le parc du jardin botanique. Labellisé "Jardin remarquable ", c'est un véritable plaisir de se perdre au gré de ses allées. Nous avons eu le privilège de le voir paré de ses plus belles couleurs automnales mais je sais, de source sûre, qu'il est magnifique en toute saison. On a même croisé un adorable petit écureuil, pas farouche pour un sous ! C'est également un très beau spot pour les photographes et les amoureux, mais les amateurs d'architecture trouveront également leur compte avec l'observatoire d'astronomie, les serres magnifiques et tout le quartier de la Neuestadt alentour. 

* L'exposition Folie Flore à Mulhouse. C'est absolument sublime ! Si vous aimez les plantes, le travail de fleuristerie, les show grandioses , c'est l'exposition à ne pas manquer ! Les 10 000m² de jardins éphémères sublimé par de magnifiques jeux de lumières et de musiques, sont vraiment une expérience exceptionnelle. Nous étions sous le charme. Mon seul bémol : devoir payer une entrée pour la foire ayant lieu au parc expo au même moment alors que cela ne nous intéressait pas ! 


SE RÉJOUIR 

A joyful journey's Photography

* Cela fait maintenant deux ans que nous habitons dans la maison héritée de ma grand-mère. Hormis quelques travaux de première nécessité et un peu de déco dans la chambre à coucher, on n'a pas fait grand chose pour nous l'approprier. Du coup, nous avons profiter d'une offre promotionnelle de Rhinov pour leur confier la décoration du salon et du bureau. Hâte de voir ce que cela va donner et de commencer les travaux * team papier peint * 

* Avec les bonnes recettes d'Elodie et de Soraya. Bien que balance ne soit absolument pas de mon côté en ce qui concerne ma consommation de petites douceurs, je n'ai pas pû résister aux poires pochées au thé noir de la première, ni à son pain de mie au chocolat et au caramel et je ne me lasse pas non plus des délices végétariens et autres petites tueries épinglés sur le pinterest de la seconde. 



ET VOUS, QUELS SONT VOS FAVORIS ? 



Et bien voilà, c'est tout pour mes favoris du mois d'octobre J'espère que cet article vous a plu et que cela vous a donné quelques bonnes idées. N’hésitez pas à me parler de vos petits moments de bonheur dans les commentaires ! 


mardi 31 octobre 2017

Un jour ... je ferais la part belle à mes talents.


Bookend's and Daisies 's Photography



Certain(e)s d'entre vous le savent, l'éthique est un peu ma marque de fabrique. Je suis d'un idéalisme que certains qualifierais sans doute de naïf et j'ai un sens aïgu de la justice. L'exigence morale est un maître tyrannique. Dépasser ses limites jusqu'au perfectionnisme, faire preuve d'une rigueur absolue, faire toujours passer la solidarité en premier, toujours garder la tête froide, faire preuve d'objectivité, d'intégrité ... En somme, il est de mon devoir ( et de celui des autres, cela va sans dire)  de donner le meilleur de moi- même pour rendre le monde meilleur. Si cet aspect de ma personnalité  m'a ouvert à des choses, des projets, des idées et des personnes extraordinaires (j'en parlerais dans un prochain billet), cela constitue aussi ma plus grande fragilité. En effet, il suffit de pointer une faille ou une faute, qu'elle soit réelle ou non, pour que mes défenses tombent, que je me fissure de part en part, que mon estime s'effrite et que je commence à me rendre malade de culpabilité. 

Du coup, j'ai toujours cru qu'être moi, ça ne suffisait pas. Qu'il me fallait beaucoup plus de choses ( connaissances, compétences, talents, force de caractère) pour atteindre mes objectifs. Pour faire de ce monde un meilleur endroit. J'ai toujours cru qu'il me fallait plus de chance, plus d'opportunités ou de meilleures circonstances pour que je devienne vraiment la personne que je suis amenée à être. Une personne capable de réaliser de belles choses. Une personne qui donne du sens à sa vie. Une personne qui impacte positivement celles des autres. Une personne qui peut être fière du chemin qu'elle a parcouru et des projets qu'elle a menée à bien. Et puis, à la réflexion, je me suis dis que j'avais peut-être déjà tout. Peut-être qu'il suffirait que je sois  juste encore un peu plus "moi" pour que tout s'aligne et s'emboîte. Peut-être que je n'ai qu'à apprendre à faire confiance à mes compétences, mes ressources personnelles, mes talents pour enfin atteindre ce plein potentiel qui me fait tant rêver ... 

Alors j'ai pris un chemin que je pensais être le bon. Je me suis attaquée à mes incompétences. Je me suis acharnée sur des tas de choses, sans aucun résultat. Si on ne compte pas la frustration, les larmes et le profond sentiment d'inutilité qui ont accompagné ces échecs répétés. Loin de l'objectif premier. Pourquoi je n'arrivais pas à tenir sur ma volonté de manger moins de viande, alors que tout ce qui tourne autours de ce marché me rend malade, pourquoi je ne peux pas "sérieusement" me remettre au sport, alors que mon tour de taille en aurais franchement besoin, pourquoi je ne peux pas accepter et postuler à n'importe quel boulot, alors que ma carte bancaire s’est retrouvé bloquée suite au vide intersidéral qu'il y avait sur mon compte depuis des mois, pourquoi je ne peux pas m'empêcher de baver sur les intérieurs des maisons chics, alors que j'ai à peine les moyens de m'offrir une housse de coussin ... 

Finalement, je me suis dis que si je n'obtenais pas de résultats, c'est que je n'étais pas dans la bonne optique. N'y a t'il pas une phrase qui dit que la folie c'est de refaire sans cesse les mêmes choses en s'attendant à des résultats différents ? Du coup, j'ai décidé d'inverser la vapeur. Je me suis dis que j'allais plutôt essayer de renforcer mes compétences et mes connaissances dans les domaines où je me trouvais déjà qualifiée. J'ai décidé de devenir une experte. Une experte des domaines qui me procurent de la joie et du plaisir. Je vais passer de la maîtrise à l'excellence. Et étrangement, la vie est beaucoup plus facile depuis quelques temps. 

J'aime cuisiner et tester de nouvelles recettes. Qu'il y a t'il de mieux que les recettes végétariennes pour découvrir tout un monde de saveurs ? Résultat, depuis que je me suis dis que j'allais devenir une experte des petits plats végé et de saison, on mange tous les soirs des repas sans produits carnés. J'aime les loisirs créatifs. En plus d’améliorer mes connaissances et mes techniques en carterie et de rendre mes cadeaux gourmands encore plus gourmand, pourquoi ne pas tenter la peinture sur porcelaine ? Voilà une nouvelle façon d'assouvir ma passion pour les jolies choses, le dessin, la peinture et de booster encore un peu plus mon potentiel créatif ... 

On est tous fait de capacités diverses et de talents variés. On a tous des prédispositions dans certains domaines et peu d'attrait pour d'autres.C'est ce qui nous défini. Et ce sont ces compétences qui, lorsqu’elles sont utilisées efficacement, nous permettent de vivre pleinement et faire une différence positive dans le monde. Elles ne sont pas forcément valorisées et reconnues par notre société trop conformiste ou c'est peut-être vous qui les considérez comme des talents de seconde zone (n'étant pas assez incroyables pour passer dans une vulgaire émission de télévision) pourtant ...si vous n’utilisez pas vos compétences,sous prétexte qu'ils sont dérisoires (selon le point de vue), si vous n’opérez pas dans vos domaines de force, êtes-vous vraiment fidèle à vous-même ? 

Pouvez-vous espérer vivre une vie riche, authentique et épanouissante si vous reniez ce qui forme la base même de votre plein potentiel ? Pouvez-vous vraiment vivre pleinement en essayant d'être quelque chose ou quelqu'un que vous n'êtes pas ? Je vous laisse réfléchir sérieusement sur la question. 
Pour ma part, je ne serais jamais sportive, c'est vrai, mais je continuerais de remplir mes albums des magnifiques photos prisent lors de mes nombreuses promenades. Je ne serais jamais minimaliste mais je continuerais de recevoir famille et amis dans un intérieur chaleureux et décoré avec goût. Je ne travaillerais sans doute plus jamais pour les entreprises classiques mais je ne serais pas contre de mettre mes talents au service des acteurs de l'ESS et des causes qui me tiennent à coeur ... 

Parce que finalement, je me suis rendue compte que ce n'était pas moi qui manquait de quelque chose. Non, en réalité, j'ai tout ce qu'il faut (là où il faut). 

C'est simplement leur non-utilisation quotidienne ou le fait de ne pas leur accorder l'importance qu'elles méritent qui sont à l’origine de mon vide intérieur. Renier mes talents n'a eu pour effet que de priver ma vie de sens. Et si notre vie n'a pas de sens, alors on tombe dans la démotivation, la dépression ( et pire encore ...). Se priver de notre singularité, c'est comme empêcher un oiseau de voler ou un interdire à un poisson d'utiliser ses branchies. Cela aboutie à la mort. Mort de l'âme, de l'esprit, mort tout court.

Alors quelques soient vos talents : une main verte, faire rire, bricoler, raconter des histoires, faire de magnifiques cupcakes, jouer d'un instrument ... N'oubliez jamais qu'ils sont l'essence même de ce que vous êtes et qu'ils méritent bien plus d'attention et de considération que vos soit disant défauts, lacunes et votre prétendue ignorance. 

Et vous ? Que pensez-vous de la valorisation des talents innés dans notre société ? Etes-vous plutôt du genre à vouloir corriger vos défauts ou à mettre en avant vos capacités ? Quelles sont vos dispositions dont vous êtes le plus fier/ la plus fière ? Pensez-vous que ces capacités propres à chacun sont réellement l'essence même de la personnalité ? Dîtes moi tout ! 

jeudi 12 octobre 2017

Un jour ... je renoncerai au salariat.



Automn'girl's Photography


Je vous disais dans ce billet que ma situation professionnelle (et pour le coup financière)  était légèrement compliqué en ce moment.

Finalement, j'ai maintenu mon projet d'entreprenariat ( d'ailleurs n'hésitez pas à venir voir mon site ici ) mais je le gère d'une manière un peu différente de ce que j'avais prévu au départ.

En gros, pour vendre mes prestations, je passe par une plateforme de micro-services et je vais déclarer les sommes touchées en revenus "exceptionnels" (que l'on déclare dans la case BNC de sa déclaration de revenus). De toute façon, à part mettre du beurre dans les épinards et financer les extra du quotidien, mon activité est loin de me permettre de vivre.

C'est d'ailleurs de ça que j'aimerais parler aujourd'hui. De la difficulté à vivre de son entreprise. Difficulté qui se bat pourtant avec cette question récurrente : pourrais-je vraiment un jour redevenir salariée ?

Pour ceux qui n'ont jamais goûter au statut de freelance, de l'indépendance professionnelle et qui n'ont jamais mis les pieds dans l'univers de la création d'entreprise, la question ne se pose même pas. Si tu galères, t'as pas 36 solutions, mon gars. Soit tu continues de vivre avec 520 euros par mois de Rsa (quand tu les as !)  et tu arrêtes de pleurer sur ton sort ou tu ravales ta fierté et tu pointes au Pôle Emploi.

Vu de l'extérieur, c'est effectivement la solution la plus cohérente.

Pour avoir intégrer plusieurs cercles d'entrepreneuses, je sais très bien que les réussites fulgurantes ( celles qu'on vous vante à tout bout de champ parce que la France à besoin de gens qui entreprennent ) sont rares. En vérité, entre la phase de lancement et développement, il se passe généralement trois bonnes années avant de pouvoir se verser un salaire, et quand on dit salaire…

Quand on se verse le SMIC c’est la fête ! * Champagne, flûte, cotillons *

Bah oui, mes petits chats, il ne faudrait pas oublier les charges ( et là je deviens ce "salaud de patron "dans la tête de certain(e)s , pas vrai ?  Mais tant qu'on y ai pas confronté on ne se rend pas compte que les charges étrangleraient sans pitié les plus hardis d'entre nous) .

Souvent, les entrepreneurs profitent de leur période de chômage pour se lancer, assurant ainsi leurs arrières pour subvenir à leurs besoins , puis finissent par mettre la clé sous la porte passé 2 à 3 ans, réalisant que vivre avec 520€ de RSA ce n’est pas jouable si on veut s'offrir une vie confortable.

On est bien loin de nos rêves de maison de campagne, de nuitées en hôtel chic et d'argenterie à sortir sur la table le dimanche pendant que Monsieur lave la voiture achetée en concession "Prestige".

Ou alors, et c'est ce que nous faisons en ce moment, on peut aussi mettre en place une stratégie de dé-consommation, réduire ses dépenses et vivre chichement, au risque de passer pour un raté auprès de ses amis et de ses proches qui eux, investissent dans l'immobilier, payent leur dernière voiture en liquide, planifient deux voyages par an à l’autre bout du monde, portent des chemises sur-mesure et ne comptent plus les billets dans leur portefeuille.

Alors c'est vrai, parfois j' y pense, au salariat. Je postule à quelques offres qui ont l'air un minimum épanouissantes.  J'essaie  de me convaincre d’y aller, avec pour principal argument en tête qu’on sera plus à l’aise financièrement, que je  serais un peu mieux reconnue pour mon travail ( parce que quand personne n'est entrepreneur dans ton cercle proche, tu te sens rapidement comme un ovni et les réunions de famille deviennent interminables) et qu'au moins je ne passerais pas mon temps à essayer de vendre mes compétences à des gens qui n'en veulent pas (ceci dit, cette partie est également vrai en entretien d'embauche) .

Sauf que dans la réalité ce n’est pas du tout cela. En réalité, je pourrais intégrer l'idée de retourner travailler en entreprise, de reprendre un "job conventionnel " si on m'assurait que je pourrais utiliser mes multiples compétences de la manière qui me semble juste, que les tâches soient intéressantes et diversifiées, que mon N+ 1 ne me freine pas dans ma boulimie de connaissances, me laisse les coudés franches, avec une entière liberté/autonomie dans la gestion de mon travail et de mon emploi du temps et qui me laisserait décider quels sont les projets  à fort potentiel.

Autant dire que ce job n'existe pas.

Il n'existe pas parce que l'entreprise cherche un employé, capable de se couler dans le moule, point. Et quand on a goûté à entrepreneuriat, à sa liberté d'action et de choix, à son monde infini de possibilités, à la force de proposition qu'il nous impose, à la créativité qu'il nous oblige à développer ... On ne peut plus "se couler dans un moule, point".

Même après seulement huit mois à mon compte, je me demande comment  je pourrais accepter de recevoir des ordres, de re-devenir exécutante, d'avoir des horaires à respecter, de rattraper les pots cassés de mes collègues démotivés et de mettre en boîte toutes les idées folles et les envies irrépressibles qui traversent mon cerveau et mon coeur.

Impossible, c'est tout bonnement impossible.

J’aime trop la liberté acquise pour changer cela, même si je me dis régulièrement (genre minimum une fois par jour)  que cela pourrait être pas mal (voir vraiment génial)  d’avoir un peu plus d’argent et même si je me dis, tout aussi régulièrement ( genre minimum une fois par semaine), que vu les difficultés que je rencontre, j'aurais mieux fais de m'abstenir de créer cette foutue boite.

C'est peut-être un leurre de mon esprit, vu mes fâcheuses expériences du salariat, mais j'ai l'impression que cette liberté, l’emploi du temps sur mesure, le bonheur de créer quelque chose, etc… ne peut pas se trouver dans un job salarié, quelque soit le job, ( soyons nuancée et ajoutons ...sauf exception pour une poignée d’heureux élus !).

Alors peut-être que ça n'a pas de prix. Peut-être que cela à le prix de 520 euros de Rsa. Et peut-être que cela à aussi le prix d'une vie moins riche en possessions... Peut-être que que c'est le prix à payer pour ne plus connaître l'ennui, le mal-être au travail, l'impression d'avoir une vie vide de sens, de ne plus vivre sous la coupe des pression de la hiérarchie, des menaces de licenciement...

Voilà pourquoi la réponse à la question n'est pas aussi simple.

Parce qu'elle implique de se demander derrière  s'il ne vaut pas mieux vivre chichement et pleinement, que de subir et solder le tout par un burn-out, une dépression ou tout autre accident de la vie. Tout cela pour finir par se demander ce qu'on a fait concrètement de notre passage sur Terre.

Je n'ai jamais trouvé de sens à mon salariat. Aujourd'hui,  je trouve du sens dans mon entrepreneuriat. Je ne désespère cependant pas de réussir un jour à faire un pont entre les deux.

Et vous ? Qu'est-ce qui vous donnerais envie de vous lancer dans la création d'entreprise ? Qu'est-ce qui vous retient ? Les avantages et les inconvénients de chaque situation se valent-ils pour vous ? Que pensez-vous des entrepreneurs qui sont également salariés ? Est-ce la panacée ? Dîtes-moi tout.











jeudi 5 octobre 2017

Un jour ... je vous parlerais de mes favoris du mois de septembre.







Aujourd'hui, point de billet d'humeur.

Parce que j'avais vraiment envie de démarrer la rentrée avec un nouveau style de billet pour le blog et que j'avais vraiment envie de partager avec vous mes coups de cœur du moment, j'ai décidé de mettre en place une nouvelle série d'articles. J'avoue que ce concept me trotte dans la tête depuis le début de l'été  et c'est mon envie récurrente de lire ceux de Miss S qui m'a convaincu de m'y mettre. On se retrouvera donc tous les 5 du mois pour faire un point sur mes favoris du mois précédent. L’idée  de fond est assez simple: j'ai envie de partager avec vous mes petits et grands bonheurs du mois écoulé, des coups de coeur, des petites anecdotes, des sorties, …

En gros, tout le joyeux bazar de petites choses qui ont illuminés mon quotidien, alors c'est parti !



SE CULTIVER


Bookend's and daisies 's Photography

♥ Gros coup de cœur pour le magasine Sens et Santé, publié par Le Monde. Ma kiné m'a passé deux anciens numéros et je les ai dévoré du début à la fin, ce qui m'arrive rarement. Les articles sont extrêmement intéressants, bien construits, ils abordent des thèmes souvent de manière peu conventionnel et c'est franchement l'un des meilleurs magasines de ce genre que j'ai lu jusqu'à présent. D'ailleurs, je n'ai qu'une hâte, que le prochain sorte et je pense même demander un abonnement comme cadeau de Noël. 

♥ Peu de personne de mon entourage sont au courant mais j'écoute énormément de musique CCM ( Contemporary Christian Music). Je trouve les textes toujours très beaux ( forcément, quand on parle d'amour, de foi et d'espoir, ça ne peut pas te faire vriller les tympans) et c'est une musique qui me fait vibrer et qui me touche profondément ( comme le gospel, mais c'est un autre sujet). Mes deux dernières découvertes dans ce domaine, ce sont les albums de Kari Jobe et de Kim Walker-Smith. Je vous encourage vivement à les écouter sur Deezer, même si vous n'êtes pas croyants ou chrétiens. 

♥ En ce moment, je dévore " Ma grand-mère vous passe le bonjour " de Fredrik Backman et c'est une véritable pépite ! C'est une plume vraiment atypique au service de personnages atypiques et d'une magnifique histoire. Celle d'Elsa, 7 ans presque 8, qui doit apprendre à vivre sans la présence de sa grand-mère adorée et qui fait son deuil en apportant les lettres de pardon que celle-ci a écrite avant de mourir à toutes celles et ceux qu'elle estimait avoir mal traités. Juste sublime ! 


♥ Je me suis récemment abonnée à la Chaine You Tube de " Et tout le monde s'en fou". Cela fait un moment que je regarde leurs vidéos ( sur le vote blanc, le racisme ...), au gré des partages, mais celle sur l'estime de soi m'a définitivement convaincue. Je ne pouvais plus passer à côté d'aucun de leurs posts ! C'est drôle, corrosif et parfois exaspérant de vérité, mais j'adore les gens qui ont plus d'ambition qu'un tabouret -sic- et qui secoue le cocotier des biens-pensants ! Bref, si vous aimez les univers absurdes,décalés et vous informer sans prise de tête, cette chaîne est pour vous ! 

♥ Pour finir, une petite découverte artistique : les aquarelles de Magrikie ( de son vrai nom Margaret Bergart). J'ai complètement craquée pour son univers coloré et plein de fun. Son Pinterest est un concentré de vitamine, de joie et de bonne humeur. Un véritable régal pour les yeux. J'avoue avoir un faible particulier pour ses illustrations de Noël et pour ses magnifiques compositions florales. Cela me donne follement envie de me mettre à l'aquarelle, tiens ! 


SE BICHONNER

J'ai récemment testé le Fly Yoga. Ma kiné s'est formée à cette technique et propose dorénavant des cours plusieurs fois par semaine. Que dire ... C'était une séance ludique et intéressante qui m'a prouvée encore une fois que mes limites étaient bien plus mentales que physiques (malgré mes douleurs et quelques protestations de mes hanches, j'ai pu globalement suivre le cour).  Pourtant, je ne sais pas si j'y retournerais. Mon rapport au hamac à été difficile et je pense qu'il faut que je travail un peu sur moi ( je suis bien trop ancrée pour m'envoler) avant de pouvoir profiter pleinement de cette activité ... 

J'ai décidé de troquer doucement mes produits de beauté Nivéa pour ceux de Body Shop. Ayant eu l'occasion de tester un de leurs produits cet été, j'ai été particulièrement séduite par cette marque. Je pense que mes premiers achats concerneront des produits de la gamme au Tea Tree ( ma peau, c'est la carte mappy depuis que l'automne à pointé le bout du nez). Je sais que certains leur reproche de faire du greenwashing  mais j'apprécie vraiment le fait que : Body Shop est éco-responsable, utilise des matières premières issues du commerce équitable, s’engage dans des programmes humanitaires, de protection de l’environnement et surtout milite contre l'arrêt des tests sur les les animaux ! 


S'HABILLER 

Mon coup de cœur mode du moment s'appelle Grain de Malice. J'aime tout dans cette marque. Étrangement, je pensais que cette marque faisait uniquement dans les petites tailles. Puis, à force de voir sans cesse des tenues qui me tapaient dans l’œil dès que je passais devant la boutique, j'ai franchi le pas. Quel plaisir ! Coupe, couleur, style, conseils... Tout me convient dans cette adresse! Depuis, je fais la majeur de mes emplettes vestimentaires chez eux ! 

♥ La collaboration entre Primark X Harry Potter. Pour la fan que je suis, difficile de ne pas craquer sur les petites merveilles de cette collection. J'ai un gros coup de coeur pour les chaussettes, pour le pull doudou à lunettes et pour la magnifique robe de chambre façon Albus Dumbledore ... Pour finir, je n'ai pas d'enfants, mais les petits bodys avec l'inscription " futur sorcier " sont absolument canons, non ? 


SE PROMENER 

Automn girl's Photography 


♥ Ma ville préférée du moment ? Baden-Baden en Allemagne. Nous avons profiter d'un beau dimanche de septembre pour y flâner avec mon homme et nous avons été conquis ! Perdue dans la Forêt Noire, cette ville est une petite merveille. Nous avons tout aimé, les grosses villas entourées de sapins ( nous avons croisé pas mal d’écureuils et j'étais aux anges), la beauté de certains bâtiments du centre-ville, la lichtentaler Allee, le charme surannée des petites ruelles ... Je n'ai qu'une envie, y retourner pour le marché de Noël ! 

♥ Les promenades en forêt. J'avais un peu perdu le rythme ces derniers temps (depuis ma blessure au genou, en fait) mais avec l'arrivée de l'automne, l'envie de sortir, d'aller me promener en forêt et de profiter d'un bon bol d'air est revenue. Je suis toujours aussi ravie quand j'en reviens. Les couleurs, l'ambiance, les odeurs de mousse et de champignons, une véritable addiction. J'ai du mal à être constante dans le nombre de sortie mais j'essaie d'y aller deux fois par semaine , à minima. 

♥ La brasserie Flo à Strasbourg. Nous avons pu profiter de ce magnifique endroit avec mon homme, lors de l'opération "Tous au restaurant" et nous avons adoré. C'est une enseigne que je vous recommande si vous êtes de passage à Strasbourg car, en plus du cadre sublime qui fait vibrer la dingue des années folles que je suis, la nourriture y est succulent et le service aux petits oignons. Idéal pour une parenthèse chic et hors du temps, à des tarifs plus qu'abordables. 


SE RÉJOUIR 

♥ Mon stock de bougies Pomme Cannelle. Elles sont tout le temps allumées en ce moment, j'adore l'odeur qu'elles diffusent dans la maison. C'est tellement cocooning. Dans le même ordre d'idée, avoir installé mes "vignettes de décoration d'automne" dans toute la maison. Une citrouille par ci, des champignons en bois par-là .... On se sent immédiatement dans l'ambiance et c'est vraiment super sympa.





 ET VOUS, QUELS SONT VOS FAVORIS ? 



Et bien voilà, c'est tout pour mes favoris du mois de septembre ! J'espère que cet article vous a plu et que cela vous a donné quelques bonnes idées. N’hésitez pas à me parler de vos petits moments de bonheur dans les commentaires ! 











lundi 2 octobre 2017

Un jour ... je vivrais selon mes propres rythmes.

Bookends & Daisies's Photography 




En ce moment, il y a un concept qui fait grand bruit un peu partout, c'est celui de la chronobiologie.

Depuis la sortie du livre de Michael Breus (Quand ? Faites votre révolution chronobiologique)  et ses conseils pour révolutionner ses rythmes et se relier à sa véritable horloge biologique, les articles traitant des horloges du vivant fleurissent un peu partout.

Curieuse de savoir ce qu'il se dit à ce sujet, l'ayant déjà étudié lors de ma formation en naturopathie et profondément convaincue que chaque corps possède un chrono-type différent et des besoins fluctuants selon les individus, je me suis intéressée aux travaux de Michael Breus. Je voulais savoir ce que je devrais changer dans mon quotidien pour vivre en cohérence avec mes véritables besoins et non pas ceux imposés par la société.

Sans surprise, je fais parti du chrono-type le moins rependu parmi la population ( je ne peux définitivement pas rentrer dans les cases, c'est assez dingue quand on y pense ...) . Je fais parti du type insomniaque, à savoir le dauphin ( et mon homme est un ours... Flipper et Baloo, haha , bref ...).

En gros, il est dit que le dauphin à un sommeil très léger, avec un cerveau sans cesse éveillé. Il est donc normal que je me réveil fatiguée, avec cette fâcheuse tendance à la rumination.Il est également noté que je suis très sensible aux stimulus extérieurs, que je suis introvertie,voir légèrement névrosée, intelligente, anxieuse, perfectionniste et prudente ...Ceux qui me suivent depuis longtemps et qui me connaissent bien savent qu'on ne peut pas faire plus juste portrait.

Confortée dans mon idée que ces travaux sont relativement sérieux et font preuve d'un certain bon sens, j'ai imprimé le planning d'une journée idéale pour les dauphins. Et il est plus que flagrant que ce chrono-type n'est absolument pas adapté au rythme de notre société. Même si d'après le Doc Breus, il n'y a que l'ours qui soit véritablement capable de "bien fonctionner" avec les habitudes sociales actuelles.  Quoi qu'il en soit, j'ai décidé de ne pas me décourager et de réajuster mes habitudes pour assumer au mieux mon rythme biologique particulier ...

Ainsi, je commence dorénavant mes journées par une douche méditative et un bon petit-déjeuner hyper-protéiné. Je consacre ma matinée à des activités demandant de la créativité ( scrapbooking, écriture (pour le boulot ou pour le plaisir) ...). Je vais également essayer de rajouter une petite promenade ou des exercices de yoga après le déjeuner et de 17 h à 19 h, je suis censée prendre du temps rien que pour moi ( en solo ...), du coup, je pense que je vais caser de la lecture, un bon bain ou du jardinage dans ce laps de temps ...

Ce n'est pas vraiment évident de faire coïncider ce biorythme particulier à un rythme social normé, mais j'espère pouvoir garder quelques axes généraux, même en cas de reprise du travail en entreprise. Comme la pause relaxation après le déjeuner ou le temps pour moi en fin de journée ... Tout comme le fait de bouquiner un peu avant de dormir ( et qui est préconisé dans mon cas ..).

En attendant, cette nouvelle façon de me considérer ouvre d'autres champs d'interrogation. Notamment sur mon alimentation, car elle reste le pilier fondamental de nos journée et la base du rythme de l'homme. C'est pour ça que j'ai également à cœur de creuser du côté de la chrono-diététique. Je vous ferais un article à ce sujet dès que j'aurais assez de recul sur la question.

Je m'interroge également sur mes choix professionnels. S'il est bien noté que nous, les dauphins, préférons les activités solitaires ( sans rire ?) , je me demande si je ne devrais pas rajouter une dimension plus créative à tout ça ( même si la rédaction demande déjà de la créativité, en quelque sorte ..).

En tout cas, j'espère bien que mieux respecter mes véritables rythmes m'aidera améliorer les nombreux chapitres de ma vie que j'ai laissé en souffrance par méconnaissance. Il parait qu'il faut quatre semaines pour réussir à ritualiser son emploi du temps et à revenir à des rythmes plus synchronisé . Nous verrons bien. En attendant, j'espère surtout être capable de m'affirmer et d'exprimer mes besoins avec sérénité. Parce que le plus dur dans tout ça, ne me semble pas d'être de changer mes habitudes mais bien de faire accepter cette nouvelle donne à mes proches ...


Et vous ? Que pensez-vous de la chronobiologie ? Utile ou futile ? Nouvelle mode ou véritable piste vers le bien-être ? Avez-vous le livre du Doc Breus ? Connaissez-vous votre chrono-type et quels compromis faites vous avec le quotidien pour trouver un équilibre entre vos besoins et les normes sociales ? Dîtes moi tout !

lundi 18 septembre 2017

Un jour ... je ne bouderais plus mon plaisir.


Bookend's Photography 



J'ai déjà parlé de mes nombreuses " carences" sur ce blog. Ces carences qui m'empêchent souvent d'être bien dans ma peau, d'être sereine ou même plus largement d'être heureuse.

Je vous ai déjà parlé de mon manque de confiance en moi. De mon besoin maladif de ne pas faire de vague. De mon incapacité chronique à résister au desiderata des autres. Je vous ai aussi parlé de mon "syndrome de l'abandon" . Ma peur de déranger, d'être rejeté ... Mes carences relationnelles, comme je les appelle. Et depuis quelque temps, je vous parle aussi beaucoup de mon perfectionnisme, de mon hyper-activité, de ma peur du vide, de manquer quelque chose et le multi-tâchisme qui s'en suit.

Si on pouvait s'arrêter là. Si seulement on pouvait s'arrêter là. Or, vous vous en doutez, ce n'est pas le cas. J'ai déjà évoqué la question du sens de la vie sur ce blog. Surtout de la mienne, à vrai dire, et des angoisses qui me prennent à l'idée de ne jamais le trouver.

Au cours de mon travail thérapeutique, j'ai déjà beaucoup travailler sur l'idée qu'il est difficile de trouver vraiment un sens à sa vie lorsqu'on n'est pas foutu de suivre ses désirs et ses envies personnelles et que l'on ne réalise pas les projets, petits ou grands, qui nous tiennent à cœur. C'est pourquoi mon principal travail depuis trois ans est de réussir à m'affirmer et surtout à combattre ma petite voix intérieure qui m'interdit toute initiative ....

Sur ce point là, il parait que je suis en bonne voix. J'arrive maintenant à prendre des initiatives sans validation d'autrui. Elles sont très souvent minimes, majoritairement prises avec beaucoup de stress et de ruminations au préalable, mais ce sont de petits pas. Petits pas qui me force à écouter mon intuition et mes envies plutôt que les habitudes, les qu'en dira t'on et autres diktats ... Pour ce qui est d'exprimer les désaccords, c'est toujours laborieux.Cela fini pratiquement toujours en crise de larmes ou en pétage de plomb si je dis " non" et que les autres insistent en sens inverse. Je ne suis pas encore apaisée vis à vis de ça ...

Et puis, comme ça, en avançant dans mon parcours, on s'est rendu compte que cette petite voix intérieure, en plus de me brimer la plupart du temps, avait aussi décidé de donner la priorité au " il faut...", " je dois...", " je suis obligée ..." . Et que la plupart des choix que je fais au quotidien ne sont basé que sur la routine, la culpabilité ... sans plaisir.

Or, sans plaisir, comment savoir si ma vie est pleinement vécue ou juste subie ?  Sans plaisir, comment pourrais-je savoir si mes actes et mes choix sont en accord avec mes valeurs, mes envies et mes priorités ?

La réponse est simple.

Je ne peux pas.

Pire encore, je me suis rendu compte que, le plus souvent, quand je réalise une activité qui me procure du plaisir et de la joie, je culpabilise d'en ressentir. Comme si ce n'était pas normal. Comme si le bonheur n'était pas un état naturel et qu'on doit forcément mériter les bonnes choses qui nous arrivent.

Bien sûr, je sais très bien d'où cela vient.

Dans ma famille, on fait par obligation, par devoir, par routine. Le plaisir, c'est secondaire. Ce n'est pas "important". Je ne peux pas dire que j'ai été découragée ou brimée de faire les choses "avec plaisir" mais ce n'était pas non plus spécialement encouragé ou valorisé ....Quand même. Moi on m'a toujours dit que nous devons travailler dur, souffrir, affronter des difficultés, résoudre des problèmes et que peut-être, oui peut-être, un jour, nous pourrions éventuellement obtenir ce que nous voulons.

Mais sans garantie.

Pourtant, vu mon rapport au temps, je sais très bien que ma plus grande hantise serait de ne rien avoir accompli de marquant dans ma vie. Vous imaginez un peu le dilemme ? Avoir cette petite voix qui me dit : "et si nous allions voir tout ce qui est possible dans cette vie ? " alors que de l'autre côté je suis engluée par le manque de confiance en moi et mon incapacité à m'affranchir de mes conditionnements ? C'est insupportable.

Il y a tellement de choses dans cette vie que je n’ai pas encore vécues, créées, expérimentées. Et je suis incapable de savoir ce qui pourrait déclencher en moi, même de manière infime, des émotions positives comme la satisfaction, la fierté, la joie ou la motivation ... Je me sens comme dans un immense terrain de jeu où tous les autres s'amusent, sauf moi. Je suis assise sur un banc, je regarde les autres jouer calmement ( et pour certains dingos, en profiter carrément !) et j'attends que le temps passe. J'attends que le temps passe et j'envie ceux qui jouent. Quant à ceux qui font des galipettes , qui se roulent dans l'herbe et qui profitent de tout ce qu'ils ont à porté de main, c'est encore pire.

Parce que je sais très bien qu'un jour, je n'aurais plus cette aire de jeu à disposition. Et que tant qu’à avoir un terrain de jeu qui pourrait s’évaporer à tout moment, autant s'affranchir des règles et faire ce qui me passe par la tête. Alors, oui, même si pour l'instant je suis encore scotchée sur mon banc, j'ai bon espoir qu'un jour j'arriverais à me lever, à ne plus bouder mon plaisir et d'enfin arriver à jouer. Pas forcément en brûlant la chandelle par les deux bouts, mais au moins un peu ... pour enfin me façonner un destin à ma mesure.

Et vous ? Quels sont les freins à votre accomplissement ? Avez-vous trouver votre vocation ? Pensez- vous que tout est possible ou que ce n'est qu'une illusion ? Le sens de la vie est il un mirage ou une quête importante ? Que signifie pour vous " bien vivre" ? Dîtes moi tout !









dimanche 27 août 2017

Un jour ... j'arrêterais de me battre contre des moulins à vent.

Grace upon grace 's photography


Après les dents de scie, on passe au moral dans les chaussettes.

Oui, je vous le dis tout de go, cet article ne sera pas un concentré de positivisme, de motivation et de relativisme.

Pour être franche, j'en ai même les larmes aux yeux de vider mon sac sur cette feuille.
Je suis à fleur de peau. Je suis fatiguée. Je suis las. Et surtout, je suis en colère ...

Finalement, je n'ai pas réussi à obtenir un statut social pour mon entreprise. La société de portage salarial que j'avais contacté à refusé mon dossier, mon entreprise ne me permettant pas de générer assez de CA (selon le prévisionnel mais je veux bien le croire, vu les chiffres demandés) pour intégrer la structure. On m'a fait - gentiment , mais tout de même - comprendre que mon secteur de niche n'était pas porteur, que mon public cible n'était pas réceptif à ce genre de prestations et que je ne m'en sortirais jamais financièrement. Bon. Même topo du côté de la coopérative, des charges élevées et des conditions peu satisfaisantes pour moi ( quand on vous dit que vous ne toucherez pas de salaire pendant x mois pour vous constituer une réserve, ça fait quand même grincer des dents ..) . Quand au micro-entrepreneuriat, c'est le passage obligatoire au RSI, cette "catastrophe industrielle" pour la Cour des comptes, qui à mit le hola, ces gens là n'étant pas reconnu pour faciliter le remboursement des frais de santé ... et avec près de 250 euros de frais de cette nature par mois, je ne peux pas vraiment me permettre de subir le bon vouloir d'un organisme...

Me voilà donc avec mon projet tué dans l’œuf puisque pas de statut, pas de siret et pas de siret, pas de facturation, pas de facturation ... Vous connaissez la musique. Que me reste t'il alors ? Le retour au salariat ... Seulement, de ce point de vue là, les choses n'ont pas beaucoup évoluées. Elles ont même plutôt empirées. Avec la suppression des contrats aidés, notamment. Pour certains, c'est une bonne chose. On les dit « coûteux » et « inefficaces dans la lutte contre le chômage ». Peut-être. Mais pour moi, travailleuse handicapée, c'est encore une épine dans le pied. Et je vais vous dire pourquoi.

Les contrats aidés visent à favoriser l’emploi des personnes qui rencontrent des difficultés d’accès au marché du travail. Quand on ne peut pas faire un temps plein, quand on a un protocole de soins médicaux à suivre, qu'on ne peut pas porter de charges lourdes, rester debout trop longtemps, et que notre maladie noue cloue parfois au lit pour des durées indéterminées, oui, on a des difficultés d'accès au marché du travail, comme ils disent. Et je ne parle même pas des employeurs frileux qui ne veulent pas s'encombrer d'un salarié handicapé, ou de ceux qui vous évincent directement du processus de recrutement sans même vous avoir rencontré, juste parce qu'ils se sont imaginés des trucs à votre sujet ...

En France, en 2015, 44 000 personnes handicapées ont bénéficié de cette mesure, d’après la Dares, soit 10 % de l’ensemble des contrats aidés signés en France. Quand on sait en plus que, toujours selon la Dares, 64 % des recrutements dans le secteur non marchand n’auraient pas eu lieu en l’absence de l’aide, je veux bien qu'on m'explique en quoi les contrats aidés ne sont pas un outil d'insertion professionnelle efficace .... Pour ces 44 000 personnes, comme pour moi, les contrats aidés étaient une des seules sources d'emploi. La France ne croule pas sous les offres à temps partiel sauf si votre ambition en matière d'emploi est de distribuer des prospectus ou de recruter des donateurs.

Franchement, si la situation n'était déjà pas bien brillante auparavant, elle est en passe de devenir vraiment pénible. Je me sens à bout de ressources. Pire, j'ai même l'impression d'être un boulet. Pourtant, je sais bien que je n'ai rien à me reprocher. On m'a même affirmer " que je ne pouvez rien faire de plus, vous avez fait tout ce qui est humainement possible de faire dans ces conditions." Et c'est censé me réconforter ? Avoir la conscience tranquille n'a jamais aidé à payer les factures ni à augmenter notre niveau de vie ... C'est vrai que j'ai déjà fais beaucoup. Demande de formations non accordées, recherche d'emploi active, bilan en tout genre,j'ai continué de me former via le Cned , des livres et des moocs,  j'ai même retravailler mon cv et ma lettre de motivation avec une employée dans les RH, j'ai essayé de me mettre à mon compte, on ne peut pas dire que j'ai ménagé mes efforts pour gagner mon pain quotidien alors même que l'Etat ne m'aide d'aucune façon ...

L'autre jour, une amie à qui je dressais cette situation au vitriol, m'a demandé pourquoi je continuais de m'infliger ça. Pour elle, si je ne dois rien à l'Etat, je peux très bien décider de rester à la maison et décider d'arrêter cette course effrénée. La question étant : pourquoi vouloir à tout prix s'intégrer dans une société qui ne veut manifestement pas de toi ? Je pourrais très bien, en effet, rester chez moi, assurer l'intendance quotidienne, m'engager dans une association ( et faire ma part sociale ainsi) , me consacrer à mes loisirs, à ma famille vieillissante ...

J'avoue que j'ai longtemps méditer sur cette question.
Finalement, ce qui en est ressorti, ce sont des questions de loyauté.

La première concerne mon homme. Je n'aime pas l'idée d'être un poids pour lui. Je n'aime pas qu'il se sente frustré par le manque de finances alors qu'il travaille comme un dingo 39 heures par semaine. J'ai envie qu'il puisse profiter de ce qu'il gagne, sans toujours être derrière pour lui coller un avertissement sur l'état du relevé de comptes, je n'aime pas l'idée que ce soit moi qui soit à l'origine de cette situation alors que si je travaillais , je pourrais mettre un peu de beurre dans les épinards ... Je n'aime pas dépenser de l'argent dans des choses "futiles" ( livres, bijoux, vêtements ...) qui me font plaisir alors que c'est lui qui trime pour me les payer ... Et je n'aime pas non plus que tout nos projets soient toujours en stanb-by par manque d'argent. En vérité, il y a toujours au fond de moi cette peur viscérale qu'il en ai marre de cette situation, qu'il me la reproche et qu'il finisse par me quitter. Alors, par respect pour lui et tous les efforts qu'il fait au quotidien, je me sens bien obligée de faire le maximum de choses pour faire évoluer la situation de manière positive ...

La seconde concerne ma mère. Ma mère souffre du même type de maladie chronique et invalidante que moi. Elle l'a déclaré quand elle avait environ mon âge mais n'a été diagnostiqué que très tardivement. Pour autant, ma mère à toujours minimisé l'impact de sa maladie sur notre quotidien. Idem dans son travail. Même aujourd'hui, alors que la maladie est de plus en plus pénible et envahissante, elle continue de faire son trajet quotidien, d'assurer ses heures de cours , debout. De grimper les étages de son bahut, le dos en vrac. Et ne s'arrête que lorsqu'elle ne tient plus debout. Et encore. Parfois, elle y va en rampant mais elle y va quand même. Et quand on la somme de ralentir le rythme, elle refuse, pour l'argent bien sûr mais aussi pour nous, pour "nous filer un petit coup de pouce" comme elle le dit si bien. Je ne vois pas comment, alors que ma mère prend ainsi sur elle pour assurer son poste et pour nous faciliter la vie, je pourrais moi, décider de rester à la maison sans travailler. C'est impossible. Déjà que je culpabilise de me dire que si elle refuse de ralentir le tempo, c'est à cause de moi qui ne suis pas autonome financièrement ... Je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je décidais de rester à la maison ...

Pourtant, je suis fatiguée. Démotivée. Et mon envie de voir cette situation comme un défi n'y change rien. Cela fait trois ans que je galère de la sorte. Que l'on me claque les portes au nez. Que je suis celle qui " malgré son profil intéressant et des compétences professionnelles certaines " ne décroche pas le poste. Celle qui reste dans les archives, au cas où un hypothétique poste viendrait à être créé. Celle qui fait peur de par son handicap ou son profil atypique. Celle à qui il manque toujours quelques choses ( de l'expérience, des heures ...) pour qu'on lui apporte de l'aide.

Finalement, mon amie a peut-être raison. Peut-être ai-je tort de m'entêter de la sorte. Peut-être que je n'arriverais jamais à trouver de statut qo. Parfois, malgré toute notre bonne volonté, un problème ne peut plus s'assimiler à un défi. J'aimerais pourtant. Voir dans cette situation une opportunité pour évoluer. Mais je ne sais même pas vers quoi. J'ai déjà pris des dizaines de chemins et ils se sont tous fini sur des champs de ronces. Alors je pourrais aussi bien poser mes fesses là et tenter de construire quelque chose avec ce qui se trouve autours de moi.

Et vous ? Arrivez-vous à transformer vos problèmes en défi ? Comment abordez- vous les choses quand une situation semble insoluble ? Quels sont les choses ( croyances, conflits ..) qui vous empêchent d'aborder vos problématiques sous des angles nouveaux ? Comment faîtes vous pour gérer les situations de crise qui impactent également vos proches ? Dîtes moi tout.