lundi 18 septembre 2017

Un jour ... je ne bouderais plus mon plaisir.


Bookend's Photography 



J'ai déjà parlé de mes nombreuses " carences" sur ce blog. Ces carences qui m'empêchent souvent d'être bien dans ma peau, d'être sereine ou même plus largement d'être heureuse.

Je vous ai déjà parlé de mon manque de confiance en moi. De mon besoin maladif de ne pas faire de vague. De mon incapacité chronique à résister au desiderata des autres. Je vous ai aussi parlé de mon "syndrome de l'abandon" . Ma peur de déranger, d'être rejeté ... Mes carences relationnelles, comme je les appelle. Et depuis quelque temps, je vous parle aussi beaucoup de mon perfectionnisme, de mon hyper-activité, de ma peur du vide, de manquer quelque chose et le multi-tâchisme qui s'en suit.

Si on pouvait s'arrêter là. Si seulement on pouvait s'arrêter là. Or, vous vous en doutez, ce n'est pas le cas. J'ai déjà évoqué la question du sens de la vie sur ce blog. Surtout de la mienne, à vrai dire, et des angoisses qui me prennent à l'idée de ne jamais le trouver.

Au cours de mon travail thérapeutique, j'ai déjà beaucoup travailler sur l'idée qu'il est difficile de trouver vraiment un sens à sa vie lorsqu'on n'est pas foutu de suivre ses désirs et ses envies personnelles et que l'on ne réalise pas les projets, petits ou grands, qui nous tiennent à cœur. C'est pourquoi mon principal travail depuis trois ans est de réussir à m'affirmer et surtout à combattre ma petite voix intérieure qui m'interdit toute initiative ....

Sur ce point là, il parait que je suis en bonne voix. J'arrive maintenant à prendre des initiatives sans validation d'autrui. Elles sont très souvent minimes, majoritairement prises avec beaucoup de stress et de ruminations au préalable, mais ce sont de petits pas. Petits pas qui me force à écouter mon intuition et mes envies plutôt que les habitudes, les qu'en dira t'on et autres diktats ... Pour ce qui est d'exprimer les désaccords, c'est toujours laborieux.Cela fini pratiquement toujours en crise de larmes ou en pétage de plomb si je dis " non" et que les autres insistent en sens inverse. Je ne suis pas encore apaisée vis à vis de ça ...

Et puis, comme ça, en avançant dans mon parcours, on s'est rendu compte que cette petite voix intérieure, en plus de me brimer la plupart du temps, avait aussi décidé de donner la priorité au " il faut...", " je dois...", " je suis obligée ..." . Et que la plupart des choix que je fais au quotidien ne sont basé que sur la routine, la culpabilité ... sans plaisir.

Or, sans plaisir, comment savoir si ma vie est pleinement vécue ou juste subie ?  Sans plaisir, comment pourrais-je savoir si mes actes et mes choix sont en accord avec mes valeurs, mes envies et mes priorités ?

La réponse est simple.

Je ne peux pas.

Pire encore, je me suis rendu compte que, le plus souvent, quand je réalise une activité qui me procure du plaisir et de la joie, je culpabilise d'en ressentir. Comme si ce n'était pas normal. Comme si le bonheur n'était pas un état naturel et qu'on doit forcément mériter les bonnes choses qui nous arrivent.

Bien sûr, je sais très bien d'où cela vient.

Dans ma famille, on fait par obligation, par devoir, par routine. Le plaisir, c'est secondaire. Ce n'est pas "important". Je ne peux pas dire que j'ai été découragée ou brimée de faire les choses "avec plaisir" mais ce n'était pas non plus spécialement encouragé ou valorisé ....Quand même. Moi on m'a toujours dit que nous devons travailler dur, souffrir, affronter des difficultés, résoudre des problèmes et que peut-être, oui peut-être, un jour, nous pourrions éventuellement obtenir ce que nous voulons.

Mais sans garantie.

Pourtant, vu mon rapport au temps, je sais très bien que ma plus grande hantise serait de ne rien avoir accompli de marquant dans ma vie. Vous imaginez un peu le dilemme ? Avoir cette petite voix qui me dit : "et si nous allions voir tout ce qui est possible dans cette vie ? " alors que de l'autre côté je suis engluée par le manque de confiance en moi et mon incapacité à m'affranchir de mes conditionnements ? C'est insupportable.

Il y a tellement de choses dans cette vie que je n’ai pas encore vécues, créées, expérimentées. Et je suis incapable de savoir ce qui pourrait déclencher en moi, même de manière infime, des émotions positives comme la satisfaction, la fierté, la joie ou la motivation ... Je me sens comme dans un immense terrain de jeu où tous les autres s'amusent, sauf moi. Je suis assise sur un banc, je regarde les autres jouer calmement ( et pour certains dingos, en profiter carrément !) et j'attends que le temps passe. J'attends que le temps passe et j'envie ceux qui jouent. Quant à ceux qui font des galipettes , qui se roulent dans l'herbe et qui profitent de tout ce qu'ils ont à porté de main, c'est encore pire.

Parce que je sais très bien qu'un jour, je n'aurais plus cette aire de jeu à disposition. Et que tant qu’à avoir un terrain de jeu qui pourrait s’évaporer à tout moment, autant s'affranchir des règles et faire ce qui me passe par la tête. Alors, oui, même si pour l'instant je suis encore scotchée sur mon banc, j'ai bon espoir qu'un jour j'arriverais à me lever, à ne plus bouder mon plaisir et d'enfin arriver à jouer. Pas forcément en brûlant la chandelle par les deux bouts, mais au moins un peu ... pour enfin me façonner un destin à ma mesure.

Et vous ? Quels sont les freins à votre accomplissement ? Avez-vous trouver votre vocation ? Pensez- vous que tout est possible ou que ce n'est qu'une illusion ? Le sens de la vie est il un mirage ou une quête importante ? Que signifie pour vous " bien vivre" ? Dîtes moi tout !









dimanche 27 août 2017

Un jour ... j'arrêterais de me battre contre des moulins à vent.

Grace upon grace 's photography


Après les dents de scie, on passe au moral dans les chaussettes.

Oui, je vous le dis tout de go, cet article ne sera pas un concentré de positivisme, de motivation et de relativisme.

Pour être franche, j'en ai même les larmes aux yeux de vider mon sac sur cette feuille.
Je suis à fleur de peau. Je suis fatiguée. Je suis las. Et surtout, je suis en colère ...

Finalement, je n'ai pas réussi à obtenir un statut social pour mon entreprise. La société de portage salarial que j'avais contacté à refusé mon dossier, mon entreprise ne me permettant pas de générer assez de CA (selon le prévisionnel mais je veux bien le croire, vu les chiffres demandés) pour intégrer la structure. On m'a fait - gentiment , mais tout de même - comprendre que mon secteur de niche n'était pas porteur, que mon public cible n'était pas réceptif à ce genre de prestations et que je ne m'en sortirais jamais financièrement. Bon. Même topo du côté de la coopérative, des charges élevées et des conditions peu satisfaisantes pour moi ( quand on vous dit que vous ne toucherez pas de salaire pendant x mois pour vous constituer une réserve, ça fait quand même grincer des dents ..) . Quand au micro-entrepreneuriat, c'est le passage obligatoire au RSI, cette "catastrophe industrielle" pour la Cour des comptes, qui à mit le hola, ces gens là n'étant pas reconnu pour faciliter le remboursement des frais de santé ... et avec près de 250 euros de frais de cette nature par mois, je ne peux pas vraiment me permettre de subir le bon vouloir d'un organisme...

Me voilà donc avec mon projet tué dans l’œuf puisque pas de statut, pas de siret et pas de siret, pas de facturation, pas de facturation ... Vous connaissez la musique. Que me reste t'il alors ? Le retour au salariat ... Seulement, de ce point de vue là, les choses n'ont pas beaucoup évoluées. Elles ont même plutôt empirées. Avec la suppression des contrats aidés, notamment. Pour certains, c'est une bonne chose. On les dit « coûteux » et « inefficaces dans la lutte contre le chômage ». Peut-être. Mais pour moi, travailleuse handicapée, c'est encore une épine dans le pied. Et je vais vous dire pourquoi.

Les contrats aidés visent à favoriser l’emploi des personnes qui rencontrent des difficultés d’accès au marché du travail. Quand on ne peut pas faire un temps plein, quand on a un protocole de soins médicaux à suivre, qu'on ne peut pas porter de charges lourdes, rester debout trop longtemps, et que notre maladie noue cloue parfois au lit pour des durées indéterminées, oui, on a des difficultés d'accès au marché du travail, comme ils disent. Et je ne parle même pas des employeurs frileux qui ne veulent pas s'encombrer d'un salarié handicapé, ou de ceux qui vous évincent directement du processus de recrutement sans même vous avoir rencontré, juste parce qu'ils se sont imaginés des trucs à votre sujet ...

En France, en 2015, 44 000 personnes handicapées ont bénéficié de cette mesure, d’après la Dares, soit 10 % de l’ensemble des contrats aidés signés en France. Quand on sait en plus que, toujours selon la Dares, 64 % des recrutements dans le secteur non marchand n’auraient pas eu lieu en l’absence de l’aide, je veux bien qu'on m'explique en quoi les contrats aidés ne sont pas un outil d'insertion professionnelle efficace .... Pour ces 44 000 personnes, comme pour moi, les contrats aidés étaient une des seules sources d'emploi. La France ne croule pas sous les offres à temps partiel sauf si votre ambition en matière d'emploi est de distribuer des prospectus ou de recruter des donateurs.

Franchement, si la situation n'était déjà pas bien brillante auparavant, elle est en passe de devenir vraiment pénible. Je me sens à bout de ressources. Pire, j'ai même l'impression d'être un boulet. Pourtant, je sais bien que je n'ai rien à me reprocher. On m'a même affirmer " que je ne pouvez rien faire de plus, vous avez fait tout ce qui est humainement possible de faire dans ces conditions." Et c'est censé me réconforter ? Avoir la conscience tranquille n'a jamais aidé à payer les factures ni à augmenter notre niveau de vie ... C'est vrai que j'ai déjà fais beaucoup. Demande de formations non accordées, recherche d'emploi active, bilan en tout genre,j'ai continué de me former via le Cned , des livres et des moocs,  j'ai même retravailler mon cv et ma lettre de motivation avec une employée dans les RH, j'ai essayé de me mettre à mon compte, on ne peut pas dire que j'ai ménagé mes efforts pour gagner mon pain quotidien alors même que l'Etat ne m'aide d'aucune façon ...

L'autre jour, une amie à qui je dressais cette situation au vitriol, m'a demandé pourquoi je continuais de m'infliger ça. Pour elle, si je ne dois rien à l'Etat, je peux très bien décider de rester à la maison et décider d'arrêter cette course effrénée. La question étant : pourquoi vouloir à tout prix s'intégrer dans une société qui ne veut manifestement pas de toi ? Je pourrais très bien, en effet, rester chez moi, assurer l'intendance quotidienne, m'engager dans une association ( et faire ma part sociale ainsi) , me consacrer à mes loisirs, à ma famille vieillissante ...

J'avoue que j'ai longtemps méditer sur cette question.
Finalement, ce qui en est ressorti, ce sont des questions de loyauté.

La première concerne mon homme. Je n'aime pas l'idée d'être un poids pour lui. Je n'aime pas qu'il se sente frustré par le manque de finances alors qu'il travaille comme un dingo 39 heures par semaine. J'ai envie qu'il puisse profiter de ce qu'il gagne, sans toujours être derrière pour lui coller un avertissement sur l'état du relevé de comptes, je n'aime pas l'idée que ce soit moi qui soit à l'origine de cette situation alors que si je travaillais , je pourrais mettre un peu de beurre dans les épinards ... Je n'aime pas dépenser de l'argent dans des choses "futiles" ( livres, bijoux, vêtements ...) qui me font plaisir alors que c'est lui qui trime pour me les payer ... Et je n'aime pas non plus que tout nos projets soient toujours en stanb-by par manque d'argent. En vérité, il y a toujours au fond de moi cette peur viscérale qu'il en ai marre de cette situation, qu'il me la reproche et qu'il finisse par me quitter. Alors, par respect pour lui et tous les efforts qu'il fait au quotidien, je me sens bien obligée de faire le maximum de choses pour faire évoluer la situation de manière positive ...

La seconde concerne ma mère. Ma mère souffre du même type de maladie chronique et invalidante que moi. Elle l'a déclaré quand elle avait environ mon âge mais n'a été diagnostiqué que très tardivement. Pour autant, ma mère à toujours minimisé l'impact de sa maladie sur notre quotidien. Idem dans son travail. Même aujourd'hui, alors que la maladie est de plus en plus pénible et envahissante, elle continue de faire son trajet quotidien, d'assurer ses heures de cours , debout. De grimper les étages de son bahut, le dos en vrac. Et ne s'arrête que lorsqu'elle ne tient plus debout. Et encore. Parfois, elle y va en rampant mais elle y va quand même. Et quand on la somme de ralentir le rythme, elle refuse, pour l'argent bien sûr mais aussi pour nous, pour "nous filer un petit coup de pouce" comme elle le dit si bien. Je ne vois pas comment, alors que ma mère prend ainsi sur elle pour assurer son poste et pour nous faciliter la vie, je pourrais moi, décider de rester à la maison sans travailler. C'est impossible. Déjà que je culpabilise de me dire que si elle refuse de ralentir le tempo, c'est à cause de moi qui ne suis pas autonome financièrement ... Je ne pourrais plus me regarder dans la glace si je décidais de rester à la maison ...

Pourtant, je suis fatiguée. Démotivée. Et mon envie de voir cette situation comme un défi n'y change rien. Cela fait trois ans que je galère de la sorte. Que l'on me claque les portes au nez. Que je suis celle qui " malgré son profil intéressant et des compétences professionnelles certaines " ne décroche pas le poste. Celle qui reste dans les archives, au cas où un hypothétique poste viendrait à être créé. Celle qui fait peur de par son handicap ou son profil atypique. Celle à qui il manque toujours quelques choses ( de l'expérience, des heures ...) pour qu'on lui apporte de l'aide.

Finalement, mon amie a peut-être raison. Peut-être ai-je tort de m'entêter de la sorte. Peut-être que je n'arriverais jamais à trouver de statut qo. Parfois, malgré toute notre bonne volonté, un problème ne peut plus s'assimiler à un défi. J'aimerais pourtant. Voir dans cette situation une opportunité pour évoluer. Mais je ne sais même pas vers quoi. J'ai déjà pris des dizaines de chemins et ils se sont tous fini sur des champs de ronces. Alors je pourrais aussi bien poser mes fesses là et tenter de construire quelque chose avec ce qui se trouve autours de moi.

Et vous ? Arrivez-vous à transformer vos problèmes en défi ? Comment abordez- vous les choses quand une situation semble insoluble ? Quels sont les choses ( croyances, conflits ..) qui vous empêchent d'aborder vos problématiques sous des angles nouveaux ? Comment faîtes vous pour gérer les situations de crise qui impactent également vos proches ? Dîtes moi tout.








jeudi 3 août 2017

Un jour ... je ne fuirai plus.




Bookend's & Daisies's Photography 




En ce moment, mon moral est en dent de scie.

Les choses ne se déroulent pas  comme je le voudrais. Je commence à douter de la pérennité de mon entreprise. Après tout, comment pourrais-je à peine me dégager un smic, sachant que je suis à 50% de charges sur mon CA, et que je ne vends que deux ou trois prestas à 40 euros, par ci, par là ... envolée ma belle assurance des débuts. On me demande toujours plus (de services, de temps) pour toujours moins ( d'argent) et parfois, j'en arrive à me dire que je travaille à perte. A côté de ça, je ne mets pas de beurre dans les épinards, le trou de trésorerie se creuse( il faut sortir beaucoup d'argent quand on créé sa boîte et ça personne ne vous le dit), mon homme se tue au boulot ( sans vouloir faire de mauvais jeu de mots) et moi je culpabilise de ne pas pouvoir lui adoucir un peu la vie.

Et comme à chaque fois que je me trouve acculée dans une situation : j'ai envie de fuir. De prendre mes clics et mes clacs et de partir. Plus ou moins loin. Plus ou moins longtemps. De manière plus ou moins radicale. Parfois, je me fais un film. Un film où je ferrai ma valise, la sienne, on partirait, on tracerait la route puis on se poserait où le cœur nous en dit, là où on ne connait personne, là où on n'a pas de passif, là où on pourrait être des gens tellement différents si on en avait envie, là où on n'aurait plus d'étiquettes et où on serait libre de s'inventer une vie, forcément bien plus réussie que la précédente.

Je sais bien que les difficultés sont une réalité de la vie, qu'elles ne sont pas optionnelles. Mais plutôt que des les fuir, j'aimerais savoir y faire face.

Parce que je sais bien, au fond, que peu importe la difficulté à laquelle nous sommes confrontés, nous avons toujours le choix entre la concevoir comme un mur infranchissable ou l'aborder comme un défi à relever. En théorie. Dans mes discours, c'est ce que j'affirme. Dans mes pensées, c'est ce que je me persuade de croire. Mais en vérité, dès que je me sens à bout de ressources, quand je ne sais plus par quel bout prendre le problème, quand je perds pieds, alors il n'est plus question de défi à relever. Il n'y a qu'un mur. Un fossé. Que je suis incapable de franchir ou de traverser. Alors, quel choix me reste t'il, si ce n'est fuir  tout ce qui rend ma vie aussi désagréable ? Parce que je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il suffit d'un problème un peu épineux pour que tout soit entaché, même ce qui, jusque là, faisait votre fierté ....

Je sais bien que tout ceci n'est que temporaire. Que je suis dans une impasse simplement parce que je ne connais pas encore le moyen de m'en sortir mais que ça viendra bien un jour. Que même si mes ressources actuelles ne permettent pas de résoudre immédiatement le problème, je peux toujours commencer à chercher un moyen d'y arriver. Pourtant, ce n'est pas ce que je fais. Non. Moi, je préfère faire l'autruche et éviter toutes les situations qui me mettent mal à l'aise. Et m'évader dans ma tête en me disant que si je laissais tout derrière moi en l'état, mes problèmes ne me suivront pas. Et si on rajoute à ça, l'espoir naïf, que, pouf, comme par magie, une fois sortie de mon environnement naturel, je développerais instantanément toutes les compétences qui me manquent pour enfin démolir ce mur qui m'emprisonne....

C'est résolument du grand n'importe quoi.

Je vais vous la faire courte. J'ai envie d'augmenter notre niveau de vie et donc de gagner plus d'argent, pour que les fins de mois ne soient plus aussi prise de tête. Pour cela, il faudrait que je travaille. Sauf que, depuis ma misérable aventure dans le salariat, le travail et tout ce qu'il y a autours est devenu d'une difficulté sans nom pour moi ( moralement et physiquement) . Je veux travailler. J'ai besoin de travailler. Je ne peux pas travailler. Mur. Problème. Souffrance. Parce que c'est bien lorsqu'elle nous empêche de répondre à un besoin qu'une difficulté devient souffrance ... Je vais le dire très vite, parce que c'est très dur mais oui, je souffre de ne pas (ou de ne plus) pouvoir aborder le travail sans angoisser, sans paniquer, sans me rendre malade,  car cela m'empêche d'atteindre le niveau de vie que je souhaite pour moi et pour mon couple.

Finalement, je ne sais pas si l'évitement est réellement le chemin de la facilité. Car si je trouvais en moi les moyens de surmonter mon ergophobie, je pourrais enfin assouvir ce besoin qui me ronge ( celui d'être plus à l'aise financièrement et donc d'être plus libre)  et, par le fait même, je rendrais enfin ma vie plus satisfaisante et agréable ... Comme on dit,lorsqu'on refuse de faire face au problème, on accepte ( plus ou moins) qu'il demeure inchangé. Les problèmes ne se règlent jamais seuls. Donc, si j'évite de m'y attarder et si je ne mets rien en oeuvre pour le résoudre, mon problème ne disparaîtra certainement pas ... C'est, d'ailleurs, dans cet optique que j'ai accepté de faire mon service civique. Je voulais traiter le mal par le mal. Finalement, malgré quelques difficultés, l'expérience à été très positive. Mais cela ne m'a pas guérie et je suis toujours aussi mal quand tout ce que j'entreprends dans la recherche d'emploi devient concret ...

De fait, je suis complètement larguée. Je n'arrive pas à me raisonner. Ou plutôt même en me raisonnant, je suis morte de trouille ( au point de ne même plus être capable d'envoyer des lettres de motivation pour des postes qui me motivent et m'intéressent sans faire de crise d'angoisse). J'ai beau lister mes connaissances, mes compétences, mes atouts pour le travail en question, j'ai toujours aussi peur de ne pas être à la hauteur, de faire des erreurs, de me retrouver exclue par mes collègues, de subir les pressions de la hiérarchie, bref, de retomber dans la spirale infernale qui a été la mienne durant cinq longues années, avec toutes les conséquences néfastes que cela a eu sur moi, ma santé, mon psychisme ...

Je sais bien que c'est l'expérience qui permet le changement. Qu'il n'y a qu'en me confrontant, encore et encore, à ce qui me fait peur que je parviendrais peut-être à m'en sortir. Mais j'ai l'impression que mes efforts pour résoudre tout cela me conduit toujours dans une impasse ... Pourtant, j'aimerais vraiment trouver un moyen de ne plus me retrouver paralyser par l'angoisse et avancer, sereinement pour une fois, dans le marché de l'emploi.

Et vous ? Comment réagissez-vous devant les problèmes ? Fuite ? Défi ? Connaissez-vous l'ergophobie ? Quelles sont vos phobies ? Comment les avez-vous résolues ? Dîtes moi tout.

dimanche 23 juillet 2017

Un jour ... j'ai décidé de me réconcilier avec mon compte bancaire.


Bookends & Daisies's Photography


En ce moment, je ne compte plus les articles que j'ai lu sur le désencombrement, le minimalisme, la lutte contre la société de consommation (etc). 

J'ai fais la synthèse de tout ce que j'ai lu à ce sujet et voici ce qui en est sorti : l'argent, c'est le mal et si tu es matérialiste tu es un démon qui conduira la société, le monde et la planète à sa perte. 

Bon. 

Forcément, comme je suis de nature altruiste et empathique et qu'en plus de ça, on a toujours plus ou moins connu la galère financière, je me suis dis que ces gens là avaient sans doute raison, au fond. Et j'ai essayé de suivre ce mouvement. De pratiquer une certaine frugalité. De vivre avec moins. Moins de vêtements, moins de livres, moins d'achats "plaisirs" ( pour la déco, le scrapbooking ...), moins de sorties . Moins de futilités. 

Et manque de bol, moins de plaisir. 

Parce qu'il existe de nombreux domaines dans ma vie où je pratique la modération. Par exemple, je ne fais pas les courses tant que mon frigo n'est pas aussi désert que le Sahara au mois d'août quand il neige à midi. Je ne change pas non plus de téléphone tous les trois mois et j'attends qu'ils rendent l'âme pour de bon avant d'en changer ( de fait, en 10 ans, j'en ai eu deux ). Je trie régulièrement mes vêtements dont je fais cadeaux aux bonnes oeuvre. Je fais également don des livres que je n'ai pas ouvert depuis un certains temps et qui encombrent ma bibliothèque. Je fais aussi mes produits ménagers. On n'a pas de crédit à la consommation, ni de voiture en leasing, et je m'arrange pour financer les achats argent comptant, même si on doit économiser durant six mois pour acheter une armoire. 

Ne vous méprenez pas, j’achète encore des choses que j’aime vraiment. Bien sûr, je sais pertinemment que je pourrais me passer de certaines d’entre elles (qui à réellement besoin de chocolat et d'escargots à la cannelle pour son goûter ?).  Mais quand même. Je me suis vraiment  demandé pourquoi je n'étais pas plus heureuse puisque le minimalisme semblait être la clef d'une vie joyeuse et enrichissante.  

A force de creuser la question ( et de travailler à vaincre mes réticences et mes idées reçues sur l'argent) ; je me suis dis que le minimalisme ne me convient pas tout simplement parce que : j'aime l'argent. L'argent contribue à mon bonheur. J'aime dépenser mon argent dans les choses ou les expériences qui me procurent le plus de joie. Des fleurs pour mon jardin, une belle tenue où je me sens féminine, un restaurant pour me retrouver en tête à tête avec mon homme, une journée au spa pour soulager mes douleurs ... 

En effet, mon principal problème avec l'argent vient de fausses croyances que je me trimbale depuis l'enfance. Force est de constater qu’il existe une tonne de préjugés autour de l’argent et des gens qui en ont. A force de s'entendre dire que les plus aisés sont des personnes égoïstes, avares, intéressées voir des arnaqueurs,des voleurs et des manipulateurs ... Forcément, ça ne donne pas très envie des les avoir comme modèle. 

J'ai mis longtemps à l'accepter, ou même à simplement formuler l'idée dans ma tête, je n'ose pas encore le dire à voix haute mais : j'aime les belles choses. J'aime aussi le luxe. J'aime les maisons décorées avec goût et les jardins luxuriants. J'ai un faible pour les belles voitures. J'aime manger dans un bon restaurant, avec de vraies nappes en tissus sur la table. J'aime les hôtels de charme. J'aime les beaux vêtements, les tenues assorties de pieds en cape et les chaussures de belle facture ...

Voilà, c'est dit. 

Toutes ces choses créent une vague d’émotions positives en moi. 

Est-ce que cela fait de moi quelqu'un de mesquin ou de vénale ? Je ne crois pas. 
Est-ce qu'en pensant ainsi je trahis les valeurs familiales qui ont fait de l'argent un problème insupportable ? Probablement pas. 

Parce que je n'ai pas perdu de vu la valeur de l'argent, depuis tout ce temps.

J'ai plutôt décidé de voir mes envies comme des investissements sur le long terme.L'idée étant de dépenser mon argent sur les choses ou les expériences qui m'importe vraiment. Je veux me servir de l'argent comme d'un tremplin pour atteindre le niveau de vie qui me fait vraiment rêver ( et pas celui que j'avoue en société, de peur de me faire lyncher) , je veux qu'il me donne la liberté de passer mon temps à faire ce que j'aime faire. Je veux aussi qu'il m'aide à soutenir les actions proches de mes valeurs et je veux qu'il me permette d'assumer mon goût pour le haut de gamme et tout ce qu'il y a autours. Même si ça doit faire tâche dans la société actuelle. Même si c'est sûrement déraisonnable vu notre niveau de vie. Car je me suis rendue compte que personne ne peut juger de ce qui est important pour moi. Que je suis la seule à pouvoir décider de ce qui va m' apporter de la joie et du plaisir. J'ai décidé d'accepter l'idée que l'on puisse vouloir acquérir plus de choses  pour tout simplement profiter de la vie. Qu'aimer l'argent et ses avantages ne fait pas nécessairement de soi une mauvaise personne. Que vouloir une grosse voiture et une belle maison n'empêche pas de vivre simplement par ailleurs. 

Parce que finalement, l'important dans tout ça, est-ce de vivre avec le moins de choses possibles ou  d’être pleinement conscient de ce que nous avons et d'être maître de nos choix ?

C'est l'option que j'ai choisie. 

Savoir pourquoi je fais ce choix là plutôt qu'un autre et vivre une vie qui reflète mes valeurs et croyances fondamentales, qui serve mes ambitions et tout ceci sans culpabiliser,  même si ces choix signifient plutôt plus que moins.

Et vous ? Quel est votre rapport avec l'argent ? Etes-vous plutôt minimaliste ? Matérialiste ? Envisagez-vous vos dépenses de manière intentionnelle ou êtes- vous plutôt compulsif ? Quel regard portez-vous sur les gens fortunés ? Que ferriez-vous si vous l'argent n'était plus un problème pour vous ? Dîtes moi tout ! 

mardi 11 juillet 2017

Un jour ... j'apprivoiserais l'incertitude.


Bookends &Daisies'sPhotography 


Je suis une maniaque du contrôle. J'aime avoir la main mise sur tout. J'aime organiser, planifier, avoir un plan a,b,c. Je n'aime pas l'imprévu, je n'aime pas les changements, cela m'angoisse et me perturbe. Je n'aime pas quand la situation m'échappe. Et je n'aime pas non plus les émotions que cela réveille en moi. Je n'aime pas cette colère et cette frustration qui grandissent en moi quand les choses ne se passent pas selon mon désir, je n'aime pas cette panique et cette peur primaire qui s'empare de moi quand je me rends compte que je ne peux rien changer à une situation (qui en générale ne me convient pas).

Pourtant, si la vie mérite un qualificatif c'est bien celui d'être incertaine.

L'incertitude est partout.

Elle domine notre vie entière. Est-ce que mon couple va durer jusqu'à ce que la mort nous sépare ? Est-ce que ma société va connaître le succès ? Est-ce qu'on sortira un jour la tête de l'eau financièrement ? Est-ce que je dois vraiment arrêter de manger du chocolat pour être heureuse ? D'ailleurs qu'en est-il de la guerre ? des terroristes ? du changement climatique ? (...).

Je déteste ne pas avoir de réponse à des situations aussi complexes. Je préférerais fermer les yeux et me boucher les oreilles ou pouvoir seulement me concentrer sur toutes les choses positives qui se passent dans ce bas monde mais non, c'est impossible. C'est trop difficile d'accepter de ne pas savoir comment les choses vont tourner. J'aime quand tout est clair et logique. Je préfère les risques calculés que les incertitudes incalculables. J'ai l'impression de moins me faire avoir lorsque cela ne fonctionne pas.

Pourtant, je doute de la rationalité de mode de pensée.

Peut-être que l'inconnu et l'incertitude nous sont plus favorables que les risques calculés ? Qui sait ...

Une amie, bouddhiste, me disait l'autre jour (quand je lui parlais de mes réserves sur le succès de ma petite entreprise) que je ne devrais pas avoir d'attentes, aucun espoir particulier et que si j'essayais juste d'adopter un regard curieux et serein sur l'avenir alors j'aurais moins de chance d'être déçue, d'être malheureuse et donc de souffrir de cette incertitude.

Sa phrase préférée ? " On verra bien".

J'ai longtemps cogité sur cette idée. Celle d'apprivoiser l'incertitude. Moi aussi je veux pouvoir dire " on verra bien " en le pensant vraiment. Moi aussi j'ai envie de poser un regard serein et confiant sur l'avenir. De l'aborder avec curiosité et non plus avec peur et doutes. Accepter que dans chaque décision il y a un peu d'incertitude et, qu'à moins d'être médium, personne ne sait ce que l'avenir lui réserve. Je me suis donc mise en quête d'un moyen de répondre à cette incertitude ( je maintiens qu'il vaut mieux être actif que passif, quelque soit le problème que l'on rencontre).

C'est  donc décidé : je ne me laisserais plus paralyser ou décourager par l’incertitude.

Car peu importe le nombre d’informations je pourrais avoir sur une décision à prendre, force est de constater que je n’aurais jamais une image complète.

C'est impossible.

Même un cerveau comme le mien, pourtant ultra efficient, ne possédera jamais la connaissance parfaite. Et si j'attends d'avoir toutes les cartes en main pour abattre mon jeu, je risque bien de manquer encore pleins d’opportunités.

Vous savez ce que mon amie m'a dit quand je lui ai demandé conseil pour mon entreprise ?

Qu'on ne peut pas obtenir toutes les réponses des livres, des films, ou d’autres personnes et que, parfois, on doit juste se contenter de faire les choses pour apprendre et grandir, même si les événements ne se déroulent pas comme on l'aurait voulu ou prévu.

Quand je lui ai demandé de développer, elle m'a racontée cette petite histoire :

"Tu pourrais comparer cela au sentiment de cet homme qui regarderait le sommet de l’Everest avant la montée. Au fond, il sait qu’il peut faire l’ascension; mais il est rempli de doutes et d’incertitudes. La montagne n’est pas le véritable défi, mais la peur oui."

Et c'est vrai. Mon défi, ce n'est pas de réussir à faire décoller mon entreprise. C'est de vaincre ma peur de me planter et d'échouer. Vaincre ma peur. Apprivoiser l'incertitude. Chasser le doute. Avoir la foi. Prendre pleine possession de mes ressources et mes talents pour être plus forte et devenir tout ce à quoi j’aspire.

Alors, dorénavant,  au lieu de me soucier de ce qui est hors de contrôle, je me contenterais de :


  • Faire preuve de créativité dans mon travail et dans ma vie personnelle. 
  • Aimer les personnes les plus proches de nous (parce qu'on est là pour ça non ? L'amour.)
  • Traiter mon entourage (proche et élargi) avec gentillesse, bienveillance et compréhension (ou du moins essayer !) 
  • Apprendre, toujours apprendre, explorer, tester de nouvelles choses et continuer d'être curieuse du monde et des personnes qui m'entourent. 



Parce que si je ne peux pas déjouer les plans des terroristes, ni reformer la banquise, ni trouver du travail pour chaque chômeur en France, je peux encore avoir un impact positif en choisissant d’offrir le meilleur de moi-même à ceux qui m'entoure. Et bien que je n'aurais sans doute pas d'impact significatif sur le monde, j'aurais enfin un impact sur le mien et ça sera déjà bien .

Et vous ? Comment vivez-vous l'incertitude ? Quelles émotions provoque t'elle en vous ? L'avez-vous apprivoisée ? Avez-vous réussi à lâcher prise ? Si oui, par quelles méthodes ? Si non, que souhaiteriez-vous faire pour ne plus la subir ? Dîtes moi tout !



































mardi 20 juin 2017

Un jour ... j'ai appris à danser sous la pluie.


Bookend's and Daisies Photography



Je ne me suis jamais demandé si la gratitude pouvait rendre heureux ou si c’était le fait d’être heureux qui nous rendait reconnaissant envers la vie que nous menons.

Il y a un an et demi maintenant, j’ai commencé à mettre du bonheur en conserve. J’ai fait une belle Hapiness Jar que j’ai mise bien en évidence sur mon bureau et que je me suis bornée à remplir avec application, même dans les sales périodes. Pour qui me suis depuis longtemps, vous savez que je suis passé par des périodes très difficiles les dernières années, jusqu’à en perdre le goût de la vie et à me perdre moi-même.

Petit à petit, j’ai commencé à remonter la pente. Et j’ai commencé à me poser cette question : est-ce que le fait d’avoir de la gratitude pour tout ce qui m’arrive pouvait me rendre véritablement heureuse ? Même dans la pire journée, avec la pire humeur ?

Pour moi, il semblait parfaitement logique que les gens heureux soient reconnaissants pour leur bonheur (et pour toutes les choses qui les rendent heureux) mais l’inverse restait nébuleux. Comment la gratitude pouvait-elle amener le bonheur ? Et que devient-elle quand on est vraiment très malheureux ? Pour moi la question tenait presque du théorème de l’œuf et de la poule.
Lequel des deux vient en premier ?

J’ai continué à remplir mon bocal. A me faire des petites listes des choses qui m’ont fait plaisir lors des journées écoulées …

Et les choses sont allées de mieux en mieux.

Depuis début du mois, j’ai régulièrement des bouffées d’émotions. Des bouffées de bonheur pur qui me font battre le cœur et monter des larmes de joie au bord des yeux. Un élan de gratitude absolu, parfait et total envers tout ce qui m’entoure et la manière dont je vis ma vie.

Avec mon homme, on appelle ça : les bouffées d’amour.

Car c’est exactement ça. De l’amour pour mes proches, pour la chance que j’ai d’être en vie, d’avoir une maison, une famille unie, d’avoir des projets, des rêves, de vivre dans un certain niveau de confort …

Vu comme ça, c’est totalement niais. Pourtant, il m’arrive de plus en plus souvent d’avoir un sourire jusqu’aux oreilles quand je pense à ma vie actuelle.

Bien sûr, les problèmes n’ont pas disparu comme par magie, juste parce que j’ai mis des petits mots dans un bocal. Mais c’est comme s’ils étaient devenu secondaires.

Alors est-ce que la gratitude m’a rendu heureuse ?! Sans aucun doute.

Le bonheur et la gratitude sont deux choses qui, comme la poule et son œuf, vont main dans la main avec l’autre. Ce qui importe, au final, c’est de bien comprendre qu’ils se construisent l’un sur l’autre et qu’ils se renforcent mutuellement.

Plus je suis reconnaissante. Plus je suis heureuse. Plus je suis heureuse. Plus je suis reconnaissante.

La gratitude est une chose est profondément liée avec le bonheur.

Avant, je faisais partie des pessimistes, des râleurs, qui, au lieu de se réjouir, critiquent, prennent pour acquis, rabaissent, jalouse, envie … Il m’a fallu faire beaucoup d’efforts pour sortir du cercle «  plainte- malheur ». Ce n’est vraiment pas facile de sortir d’un état d’esprit négatif pour se concentrer sur le bon côté des choses. Pourtant quel que soit l’endroit où on se trouve, ce que l’on fait ou ne fait pas, ce que l’on a ou désire, il y a toujours des choses pour lesquelles on peut être reconnaissant.

De plus, maintenant que j’expérimente, avec joie, la corrélation entre reconnaissance et bonheur, je ne doute plus que l’ingratitude fait aussi le lit du malheur. En effet, j’ai remarqué que lorsqu’on se concentre sur ce qui ne va pas dans notre vie, en ne reconnaissant que ce qui tourne à l’opposé de notre bien-être, cela ne fait qu’empirer … Comme si nous réveillons le mauvais génie  de la loi d’attraction.

Bien sûr, je ne pense pas que toute les situations sont parfaites, la mienne ne l’est pas sur encore bien des points, mais quand je cherche les bonnes choses dans une situation, je les trouve et je me concentre sur elles. Chaque chose qui peut nous arriver, chaque personne que nous rencontrons, chaque situation que nous vivons a un côté négatif et un côté positif. Si, même les situations les plus pénibles.

Je le sais car j’ai vécu des choses très dures et parce que j’ai passé trop-bien trop- de temps à m’en lamenter et à pleurer sur la façon dont ces choses ont eu un impact négatif sur ma vie.

Aujourd’hui, je peux vous affirmer que si vous cherchez le bon côté d’une situation qui vous mine et que vous cultivez la gratitude pour toutes les bonnes choses qui vous arrivent, vous serez plus heureux.

Faites simplement le choix de vous concentrer sur les bonnes choses au lieu des mauvaises.

Concentrez- vous sur tout ce que vous avez déjà la chance d’avoir.

 Pensez  « présence » plutôt qu’ « absence ».

Et surtout n’oubliez pas qu’il ne tient qu’à vous d’installer ce cercle vertueux dans votre vie, cela ne dépend que de vous et de où vous décidez de mettre votre attention.

Car vivre  heureux c’est tout simplement accepter que les malheurs et plaisirs soient mêlés, tout comme les bons et les mauvais moments.

Etre reconnaissant vous aidera à vous réconcilier avec l’existence, tout simplement.

Et vous ? Pratiquez-vous la gratitude ? Avec quels outils (bocal, liste, carnet, pierre..) ? Pour vous, quels sont les bienfaits de la gratitude ? Qui du bonheur ou de la gratitude arrive en premier ? Etes-vous d’accord avec le principe de la loi d’attraction ? Dîtes moi tout !



jeudi 8 juin 2017

Un jour ... je me suis créée un job sur-mesure.

Bookends &Daisie's Photography



Il arrive un moment où le besoin de donner du sens à sa vie devient plus fort que tout le reste. Plus fort que les peurs, que les angoisses, que les doutes. Plus fort que les jugements et les médisances. Cela devient une question de survie. Et l'entrepreneuriat  apparaît comme une solution ou tout du moins un début de réponse....

La quête du sens, et sa question existentielle associée " pourquoi suis-je là ? quelle est ma mission de vie ? " est une problématique très forte chez moi depuis quelques années. Ce besoin de tout comprendre –  moi, les autres, le monde et l’univers – m'accompagne depuis toujours mais depuis quelques temps, cela prends des proportions assez phénoménales.

En parallèle, je suis devenue une salariée usée, malade et déçue du système classique. Désespérée de ne pas trouver de job qui me corresponde. De moins en moins certaine de trouver ma place dans le monde. Il faut dire que je pars avec un sacré bagage : hyper-sensible, zèbre, multipotentialiste ... autant de spécificités qui font tache dans le monde policé de l'entreprise.

Je n'avais plus le contrôle sur rien. J'étais malheureuse. Parfois, j'en arrivais à m'en vouloir d'être simplement moi, parce que si j'avais été un peu "moins moi", les choses auraient sans doute été plus faciles. Avec, pour accompagner le tout, une profonde déception, voir de la frustration et dans les mauvais jours, une colère et une rancœur énorme. On aura connu mieux pour profiter de la vie et de sa jeunesse.

Moi tout ce que je voulais, au fond, c'est de me sentir libre et utile aux autres. Je voulais créer une vie selon mes propres conditions. Je voulais être libre d'employer mes précieuses heures de vie comme je l’entendais et être libre de partager avec les autres ce que j’apprenais sans me demander si j'en suis vraiment légitime ou si j’ai le droit de le faire.

Je voulais que ma vie ait un sens.

Choisir d'entreprendre, c'est se retrouver dans l'action. Passer de subir à construire. De l'inertie au mouvement. Redevenir actrice de ma vie, au lieu d'en pâtir et de me convaincre que je n'ai pas le choix. Entreprendre, c'était le moyen que j'attendais pour donner du sens à mon existence, en me construisant un travail qui me correspond.

Parfois c'est compliqué.

Et difficile.

C'est compliqué, parce que cela veut dire qu'il faut s'émanciper. Accepter de ne pas, ou plus, suivre la voie “tracée”, “sûre” ou souhaitée par nos proches, nos amis, et tout un tas d'autres personnes qui ne pourront s'empêcher de donner leur avis ...C'est compliqué, parce qu'il faut sortir des schémas classiques que l'on nous enseigne depuis toujours. C'est compliqué, parce qu'il faut accepter de s’asseoir sur ses certitudes et faire le choix de la prise de risque. C'est compliqué, parce qu'il faut se faire confiance. C'est compliqué, parce qu'il faut savoir se vendre, se mettre en avant, savoir juger réellement de sa valeur.

Et moi, je n'ai pas confiance en moi, je souffre du syndrome de l'imposteur, je me dénigre et j'aime les plans d'action méticuleux et les plannings au cordeau.

Cela semblait mal barré, non ?

Ceci étant dit, j'ai aussi toutes les qualités requises pour être une bonne entrepreneuse. Je suis créative, endurante, disciplinée, déterminée, curieuse, polyvalente ...

Alors je me suis mise à chercher ce projet qui révolutionnerait ma vie.

Ayant de nombreuses passions, j'ai en vain chercher un métier qui combine dans une alchimie parfaite ma  passion pour les livres, les jardins anglais, la randonnée et les loisirs créatifs.Je force un peu le trait mais c'est tout à fait ça. Ensuite, l'alchimie étant définitivement trop délicate à trouver, j'ai changé de méthode pour finir par décortiquer chacune de mes passions et essayé de trouver un fil conducteur entre tous ces centres d’intérêt autour duquel je pourrais construire ce job de rêve. Nada, également. Rien ne sortait de tout ça. Je ne trouvais aucun dénominateur commun entre toutes mes passions. Ou du moins, pas suffisamment pour en sortir un projet professionnel viable.

Du coup, il a bien fallut se rendre à l'évidence. J'allais devoir arrêter de tirer sur tous les fils de la pelote et plutôt me concentrer sur ceux qui, tissés ensemble, pouvaient se traduire par un vrai métier. J'ai élaboré une petite méthode pour faire le tri. J'ai d'abord listé tout mes centre d'intérêts au sens large. Puis j'ai retiré ceux dont j'étais certaine de ne pas faire un métier. Ce n'est pas parce que j'aime marcher que je me voyais devenir guide en haute montagne ...Ensuite, j'ai creusé ce qui restait. Pourquoi j'aime faire telle ou telle chose, qu'est-ce que j'en retire, qu’est-ce que cela m’apporte au quotidien ?  Qu’est-ce que je mets en oeuvre comme compétences quand je fais ça ? Quel sens est-ce que ça a pour moi ? Quelles sont les valeurs qui sont mise en avant ... ? [...]

Et un jour, tout est devenu limpide.

Un matin, j'ai eu ce flash qui te dit exactement ce que tu dois faire et pourquoi tout s’emboîte parfaitement. C'est cliché mais c'est vrai.

J'allais aider les professionnels du bien-être, de la santé et de l'accompagnement à développer leur stratégie de communication éditoriale.

Mon job sur mesure était né et depuis, malgré les galères, les retards et les efforts que cela me demande, je n'ai pas encore regretté un seul instant d'avoir fait ce choix. Je suis toujours enthousiasme en me levant le matin et pour moi c'est la chose la plus importante qui soit.

Et vous ? Avez-vous déjà songé à vous créer un job sur- mesure ? Pour quelles raisons ? Avez-vous réussi ( racontez moi votre parcours, je suis curieuse !) ou abandonné ( pourquoi ?) ? Quel méthode avez-vous mise en place pour construire ce projet professionnel ? Comment vivez-vous ce choix au quotidien ? Dîtes moi tout !












mardi 23 mai 2017

Un jour ... j'ai décidé de m'offrir le jardin de mes rêves.


A Joyful journey ' s Photography 

Cette après -midi, je l'ai passé à imaginer mon futur petit massif façon cottage anglais. Je suis toute excitée. Demain, j'irais à la jardinerie avec ma petite liste de plantes. Je flânerais dans les allées. Je m’enivrerais des odeurs et savourerais les couleurs. Je choisirais chacun de mes plants avec attention, le soupesant, l'examinant ...

Un proverbe serbo-croate dit qu'il y a plus de choses dans un jardin que ce que l'on a semé. 

C'est vrai. 

Quand on a hérité de la maison familiale, on a aussi prit sous notre aile le jardin de plus de dix ares qui l'entoure. Je n'ai pas vraiment la main verte mais j'aime les beaux jardins. Je suis une passionnée des "country garden". J'aime les roses anciennes, les pivoines, les hortensias. Dans un jardin, il y a une grande part de rêve. C est un espace de liberté. On peut inventer celui qui nous ressemble, et le faire évoluer, le transformer, le modeler ...

Un jardin, ça peut vite devenir une passion. Ou une addiction.

Un endroit de partage. Avec de longues discussions.

 L'air se rempli des senteurs de l'été, la caresse du soleil, le vent dans le cerisier, le bruit de l'eau qui goûte. Semer aux quatre vents.Savourer. Chaque instant, aux quatre saisons.

Un jardin, c'est intime.

Un secret. Qu'y a t'il derrière cette clôture, ce muret, cette porte en bois peinte ? Des rêves dessinés, des mots doux murmurés, des soirées arrosées, des sourires amusés, des jeux partagés, des siestes apaisées, un bonheur retrouvé ...

Des roses anciennes qui ondulent le long des murs,parmi les cosmos, les pivoines, les coccinelles et les fleurs sauvages. Sur le puits en pierre rose repose un broc en émail blanc et bleu.Une terrasse en bois patinée par l'âge, refuge des lézards qui se dorent la pilule, une cabane pour les enfants qui devient tour à tour bateau pirate, château fort, caserne de pompier ou camp de sioux, une grande table en fer forgé qui s'animent les soirs d'été, une tonnelle pour lire à l'ombre où virevolte des papillons... 

Petit coin de paradis, petit abri hors du temps ...

Et ce jardin qui ne se révèle que la nuit, à la lueur des bougies, un jardin rempli de petits bruits, de fées,de lutins, ce jardin merveilleux qui nous fait croire au mystérieux. Ce jardin qui se montrera bohème dès que se lève le soleil, ce tout petit coin de verdure sur les toits, un peu fou, avec des pots bizarres et des fleurs au hasard, ce petit paradis tout en coloris où règne une touche de folie, un jardin tout petit mais qui de belles histoires est rempli.

Sur ce vaste terrain, la nature se sent bien, on y vit paisiblement au rythme des saisons et du temps, on peut y croquer une tomate bien mûre, caresser une branche de verveine citronnée, faire des concours de noyaux de cerises, ou égrener une grappe de framboises dorées.

On peut admirer la course du soleil, du levé au couché. On peut se laisser bercer, en écoutant les oiseaux chanter, on peut contempler la biodiversité, on peut s'attarder à la nuit tombée pour rencontrer chauve-souris et hérissons cherchant leur dîner, on peut faire des bouquets et des herbiers, on peut sauter dans les flaques, bousillés nos godasses et se marrer,on peut compter les navets qui auront mis leur temps à pousser,on peut compter les feuilles mortes en train de tomber, on peut faire des bonhommes de neige et regarder les mésanges se régaler de cacahuètes grillées...

Dans ce jardin on peut rêver, se régaler, se reposer, s'émerveiller et sans cesse le réinventer.

Parce que planter un jardin c'est planter un petit bout d'éternité.

Et vous ? Aimez-vous jardiner ? Quelles sont vos fleurs préférées ? Avez- vous la main verte ? Quel est votre rêve de jardin ? Qu'est-ce que cela évoque pour vous ?  Quel style vous fait rêver ( asiatique, anglais, italien ..) ? Dîtes moi tout ! 





mardi 9 mai 2017

Un jour ... j'ai arrêté de cocher des cases sur ma liste de vie.


Bookends & Daisies Photography



Certains d'entres vous le savent : je suis dingue de liste. J'adore. J'en fais pour tout, tout le temps : la liste des choses à faire dans la journée, la listes des courses, la liste des livres à lire, des films à voir, des séries à télécharger, la liste des idées cadeaux ... j'ai aussi ma bucket list pour l'année - 12 choses à faire durant l'année en cours - plus celles qui récapitule tout ce qu'on n'a pas fait sur les précédentes ...

De fait, j'avais aussi une liste très précise des choses que je souhaitais faire au cours de ma vie.

Et puis, parfois le soir, quand l'insomnie guette, je jette un regard sur ma vie et la sentence est toujours la même. Cette petite analyse se conclut toujours par "c'est tout ?" souvent suivi de " purée, mais tu vas avoir 27 piges et c'est tout ce que tu as fais en presque trente années de vie sur terre ? Mais va falloir se bouger un peu, ma cocotte, sinon tu vas être un vieux pruneau rabougri qui n'aura rien à raconter à ses copines de tricot " ( ça c'est quand je suis optimiste, le coup est plus rude si je me dis que je pourrais très bien mourir dans un accident le lendemain ..).

Parfois, je me dis que j'ai perdu mon temps. Que j'aurais dû faire autre chose que toutes ces choses qui me pesaient. Ces emplois qui ne me correspondaient pas, ces diplômes qui ne me servent plus, tout ce temps perdu à me forcer à faire du sport en salle alors que j'ai juste besoin de nature et d'air pur, à faire des régimes alors que pour moi la vie doit être synonyme de volupté, de partage, de gourmandise, tout ce temps à m'accrocher à des choses qui me plaisaient dans le passé mais qui ne me faisaient plus vibrer, tout ceci par peur de perdre ce qui me définissait .... Les exemples sont infinis et je sais que vous en avez vous aussi plein vos tiroirs. Parce qu' il est vraiment facile de regarder sa vie et dire “c’est tout ?”.

Parfois, je me surprend à faire une liste de ce qu'est une vie réussie et à vouloir cocher toutes les cases : aller dans telle ou telle école, obtenir un bon travail, se marier, acheter une maison, un break, un chien, parcourir la planète, devenir écolo, s'investir dans une association, avoir des enfants, des petits-enfants…

Et quand je regarde cette liste, je me dis que les choses n'avancent vraiment pas et que rien ne va comme cela devrait aller.Je n'ai pas encore un travail stable, je ne suis pas mariée, je n'ai pas acheter ma maison, je n'ai ni break, ni chien, ni gamin, je ne suis pas impliquée dans une association, je suis écolo premier level (et il m'en reste un paquet avant d'atteindre un niveau acceptable) et je n'ai pas beaucoup voyagé hors de France ...

Ma vie est totalement pourrie si je la compare à cette liste. C'est bien le problème quand nous commençons à voir les choses uniquement comme des réalisations plutôt que des expériences merveilleuses.

La vie devient alors une interminable liste de choses à faire avec des éléments que nous essayons de rayer.

Alors non, ce n'est pas tout. Bien sûr que ce n'est pas tout. Parce que cette foutue liste ne parle pas de toutes les superbes expériences que j'ai vécu. Alors que c'est quand nous commençons à voir nos vies à travers le prisme des expériences (par opposition aux réalisations), qu'elle devient plus riche et épanouissante.

Elle ne parle pas de tout ces bons moments en famille, De la construction de mon couple. De mon cheminement sur la voie bouddhique. Du jour où j'ai porté un boa dans mes bras et un caméléon sur mes épaules. De mon initiation aux médecines naturelles. De ma traversée du désert marocain en 4*4. De ma ballade en bateau dans le golf du Morbihan. De cette folle après-midi à faire de la fauconnerie. De ma participation à un blogzine. De mon repas d'anniversaire dans un wagon de l'Orient express. De la création de mon entreprise.De toutes ces formidables rencontres que j'ai fais. Du succès de mes paniers gourmands. De ma volonté de transformer mon jardin en refuge pour la bio-diversité ...

La liste de mes expériences est bien plus longue que celles des choses à cocher sur mon "Cv " de la vie parfaite. Pourtant, quand j'ai le blues, ce n'est pas la liste de mes expériences que je regarde, mais ma liste de vie. Et bien, cela va dorénavant changer. Parce que mes expériences sont inestimables et beaucoup plus ... révélatrices de ce que je suis au fond de moi, que cette caricature de vie réussie à laquelle j'essaie d'adhérer sans succès depuis des années.

Avant, je ne savais pas pourquoi j'étais ici. Quel était mon but dans la vie. Je me sentais perdue dans ce monde complètement fou. Quand je regarde en arrière, je me dis que ma vie est un joyeux désordre d’événements divers sans lien les uns avec les autres ( cf le paragraphe précédent) ... mais ce n'est pas tout à fait exact. Plus le temps passe, plus je vois les fils qui les relient. Finalement, j'étais bien entrain de me tricoter une vie. Une vie qui ne tiens pas dans six cases sur une feuille. Je sais aujourd'hui que rien n'arrive par hasard et que même si j'en connais pas tous les tenants et les aboutissants, il y a bien une mission, un but, un plan qui m'attend ... et c'est bien le mélange unique de mes compétences, de mes expériences, de mes  connaissances et  ma façon de voir les choses qui le définissent.


Et vous ? Etes- vous plutôt "réalisation" ou "expérience" ? Avez-vous aussi fait un plan de vie ou êtes-vous du genre à prendre les choses comme elles viennent ? Cela vous angoisse t'il de ne pas rentrer dans les cases de "la vie réussie" ? Ou au contraire , cela vous permet- il d'asseoir votre originalité, votre unicité ? Qu'aimeriez-vous pouvoir raconter à votre sujet quand vous serez un pruneau tout rabougri ? Dîtes moi tout !













mardi 25 avril 2017

Un jour ... j'ai décidé de changer les pages de mon " Passé ".



Bookends & Daisies Photography

On dit souvent que le passé est le passé et qu'il faut le laisser là où il est.

Après tout, nous ne pouvons pas le changer, mais nous pouvons toujours apprendre de lui. Oui, certes. Le passé peut être un merveilleux professeur... mais aussi un magnifique bourreau. Notre passé alimente ce que nous sommes.

Bon ou mauvais, rempli d’échec ou de succès, de mauvais souvenirs ou de merveilleux moments… il conditionne les personnes que nous devenons. Et mon passé a fait de moi, un être déformé, une âme sans nuance, une petite chose blessée qui se croit incapable et inadaptée.

Enfant, j'ai été meurtri plus souvent qu'à mon tour. Blessée par des railleries, des mises à l'écart, des culpabilisations répétées, des abandons (réels pour certains, virtuels pour d'autres mais bien vivant dans mon petit cœur d'enfant) ... ce qui, encore aujourd'hui, régit mes actions, mes réactions, mes émotions ...

Comment mon passé entache t'il mon quotidien ? C'est facile.

Il se glisse partout, sournois, invisible, tapis dans l'ombre et prêt à faire éclater les souvenirs au moment où je m'y attends le moins. On le sent, là, palpable, dans mes relations, dans mes accomplissements, dans mon travail ... il laisse ses traces sur mon corps et dicte mes dépendances ...

Jusqu'à il y a peu j'étais incapable de mener à bien un objectif.

Je ne prenais pas mes rêves au sérieux, je n'arrivais pas à affirmer mes envies ( dont celle de ne plus être salariée), je ne me donnais aucun moyen. A chaque fois, j'ai réussi à me tirer une balle dans le pied, à entraver mes talents, à abandonner mes rêves ... me confortant sans cesse dans l'idée que j'étais pathétique et que c'était bien de ma faute si je n'étais pas devenue celle que j’espérais être. Je répétais sans cesse, que je rêvais mieux pour moi, sauf que je ne m'en sentais pas digne. Et j'étais incapable de faire quelque chose pour que cela change. Alors je me contentais de remettre ma vie à plus tard. Tout en m’accommodant des frustrations, de l'ennuie ... habituée à croire que dans la vie on ne fait pas toujours ce que l'on veut.

A force d'être persuadée d'être nulle, je me suis refusée le droit à l'erreur. Je suis devenue ultra-perfectionniste (dans le mauvais sens du terme), maniaque, psyco-rigide ... Le fait d'être mis en difficulté devant de nouvelles choses, de nouvelles tâches, le simple fait de savoir que l'on peut me critiquer est devenu insupportable. Cela me rend malade. Tout comme les changements de planning. Un grain de sable est la machine s'emballe. Des crises d'angoisses. Des crises de larmes. Des crises d'hystérie. Et quand enfin, on me fait un peu confiance, je ne me sens pas à la hauteur de mes fonctions et j'ai une trouille bleu qu'on se rende compte que je n'ai rien à faire là. Syndrome de l'imposteur dans toute sa splendeur.

Alors, pour éviter au maximum les situations à risque, j'ai fais taire mon envie de progresser. Après tout si je suis une ratée, en quoi devrais-je avoir de l'ambition ?

Je n'ai aucune légitimité dans ce domaine puisque si je réussi, c'est que les autres se sont trompés sur mon compte. Avec le temps, je suis devenu méprisante, cynique, envers ceux qui réussissaient et que j'enviais sans vouloir l'admettre. Et plus je regardais ce que je faisais aux autres : reproches excessifs, exigences intenables... plus je me sentais monstrueuse. Aussi dingue que le docteur Jekyll et son Mister Hyde.

Pourtant, des autres, j'en ai toujours eu besoin. Incapable de prendre des décisions, incapable d'autonomie, j'ai en permanence le besoin de m'adosser à quelqu'un. Demander l'approbation. L'autorisation. La reconnaissance. Incapable d'exister par moi-même. Tout en étant dans un mode de fonctionnement défectueux, je devenais le reflet des violences subies : culpabilisante, maltraitante, humiliante ...

Et plus je m'enfonçais dans ces schémas, plus je me détestais et plus je me détestais, plus mes blessures, mes carences, devenaient visibles. Et un jour, j’ai commencé à penser à combien de temps mon passé volait à mon avenir. Oui, je suis devenue la personne que je suis en raison de ce qui s’est passé auparavant. Mais ce n'est pas non plus moi. Je vous explique. Demain est un jour notre passé. Cela montre que rien ne compte vraiment à part le moment présent. Si le passé est arrivé et que le futur est un jour le passé… que nous reste-t-il pour être vraiment heureux ?

Cette prise de conscience, illuminée par mon cheminement sur la voie bouddhiste, m'a montré que je pouvais décidé d'entrer en lutte contre moi-même, cessé de me condamner par avance et commencé à dessiner un nouveau passé. Je ne voulais plus être une masochiste en plein déni. Je voulais endosser l'entière responsabilité de mon bonheur et de mon malheur. Ayant enfin compris que la culpabilité, la colère et l’amertume provenant de mes expériences passées ne me servaient pas dans ma volonté d'aller mieux et d’être heureuse, j'ai entrepris de repenser mon passé, d'envisager différemment  les choses pour en finir avec ces souffrances auto-infligées.

Après tout, je ne suis plus la même personne. Je n'ai donc plus à être cette enfant abîmée. Ni à être esclave de mon passé. Je ne veux plus déterré ce monstre qui me terrorise et sabote tous mes espoir d'atteindre un jour le bonheur. Tout le monde à connu des choses éprouvantes. Même ceux qui semblent avoir une vie agréable ont dû traverser des épreuves. Nous sommes tous malheureux. Nous nourrissons tous des deuils, des rancœurs, des aigreurs et des peines ... Nous avons tous des souffrances, des rêves et des espoirs anéantis. Oui, j'ai vécu des chocs, des traumatismes, des blessures. Je ne peux pas oublier ou effacer. Mais je peux  décider de changer mon regard dessus. Car si le passé est une part du présent, il est aussi le fruit d'une interprétation. Et si les faits sont immuables, leur signification est toujours sujette à interprétation ...je ne peux pas inventer des histoires, ou prétendre que telle chose ne s'est pas produite, car cela ne serait ni utile, ni sage, de prétendre qu'une chose passé n'a jamais existé ...mais je peux décider d'agir pour ne plus ressembler à ces fantômes invisibles qui traînent à leur suite le boulet d'un passé décevant.

Chaque moment est une page blanche qui demain sera mon nouveau passé. Alors au lieu de continuer à rabâcher mes récits victimisant, j'ai décidé de changer le récit de mon futur passé. Qui je souhaite devenir ? Certainement plus cette personne aigrie et malheureuse qui se raccroche à des récits de tragédies et de traumatismes passés ....Non, je serais cette fille qui aura ré-écrit son historique parce qu'elle a comprit que la vie n’arrive jamais “tout simplement”. Qui aura comprit que tout ce qui arrive est une réaction, une conséquence de ce qu'on pense, ressent et fait.. Qui aura choisir de prendre le contrôle des choses qui se produisent, en choisissant les pensées qu'elle prospérer et qui chassera celles qui ne sont pas bénéfiques pour elle.

Tout ce qui se passe dans votre vie est une réponse aux choses que vous faites. En devenant conscient de cela, vous pouvez choisir les réponses que vous obtiendrez. Et commencer à écrire les pages de "Passé" les plus fun de l'humanité.

Et vous ? Comment votre passé influence t'il sur votre vie ? Quel rapport entretenez- vous avec ce dernier ? Un passé idéalisé, nostalgique ? Un passé de souffrance, de rancœur ? Un passé fait de leçons ou plutôt de lésions ? Etes-vous d'accord avec l'idée que l'on peut changer le passé ? Que l'on peut changer notre histoire ? Dîtes moi tout !










mardi 4 avril 2017

Un jour ... j'ai décidé de saborder mon cerveau et de passer à l'action.




Grace Upon Grace Photography 



En ce moment, j'essaye de réaliser un rêve.

Ou plutôt plusieurs petits rêves qui en forment un gros.

Celui de travailler pour moi, vivre de ma plume, la mettre au service des autres et notamment aux gens dont la principale préoccupation est de donner du bien être aux autres ( je fais une petite parenthèse sur la question à la fin du billet).

Nous avons tous un rêve. J'ai longtemps cherché le mien. Celui qui rendrait ma vie plus satisfaisante, plus enrichissante et beaucoup plus complète. Et j'ai su que j'avais mis le doigts dessus quand j'ai commencé à ne plus dormir la nuit parce que je me demandais ce qui pourrait se passer si je m'investissais un peu plus dans ce projet qui me donne des papillons dans le ventre et la banane jusqu'aux oreilles ...

Cet exaltation, cette impression que notre cœur va exploser, qu'on va avoir des crampes aux zygomatiques d'avoir trop souri en songeant à ce projet, nous l'avons déjà tous ressenti pour une raison ou pour une autre. Et la vérité est: la plupart des gens tentent de transformer leurs désirs en réalité. Ce qui m’amène au point suivant : comment ? Comment faire pour partir vivre dans les landes sur les bords de la plage ? Comment trouver des clients pour ma petite entreprise de location de vélo atypiques ? Comment convaincre mon homme d'acheter cette caravane vintage et partir faire un tour de  l'Europe ?

On parle très souvent de la douleur associé à l’échec. Parce qu'elle est réelle et indéniable. L’échec peut être un énorme fardeau qui empêche tant de gens talentueux de se soulever et d’utiliser leur potentiel. je le sais. J'ai longtemps fais parti de ces gens là.Trop longtemps. Depuis, j'ai appris que c’est un simple fait de la vie : nous échouons tous plus que nous réussissons. J'ai aussi appris que la douleur de l'échec n'est pas la pire qui existe. Non... la plus grande douleur qui puisse exister est celle qui vous conduit à votre travail, faire vos courses, rentrer à la maison, celle qui vous englue dans votre quotidien sans jamais rêver et oser voir si oui ou non votre vie pourrait ou devrait être différente.

Alors, il faut essayer.

Parce que l'important, ce n'est pas le "comment".

"Comment" n'est qu'une question limitante. "Comment" n'est qu'une croyance (celle qui dit qu'il suffira d'avoir un plan en béton et de le mettre en application pour qu'on ait enfin la vie rêvée => j'ai longtemps signé en bas de ce deal avant de me rendre compte que c'était foireux et d'en faire un feu de joie).

L’important c'est l'action.

Je décide de faire quelque chose de facile et dont j’ai très envie, je pense que je peux y arriver, j’essaye, je réussis, je me sens efficace; du coup, j’ai envie de recommencer. Adieu le cercle sans fin de l’inhibition et de l’inaction et bonjour au cercle vertueux de l'action et de la réussite.

Alors, à chaque nouveau projet , je fais tout ce que je peux pour ne louper aucune opportunité. Cela signifie que – quelque soit de l’issue finale du projet – je veux savoir, qu' au fond de mon cœur, j’ai fait tout mon possible pour rendre cette expérience aussi satisfaisante, enrichissant et utile que possible.

Autrement dit : plantez des graines et vous verrez bien ce qui pousse. Faites tout ! Osez tout ! Ne vous limitez plus. Faites chaque choses avec la certitude qu’il n’y avait aucun doute sur votre volonté d’atteindre votre objectif.

C'est ce que j'ai décidé de suivre comme voie, dorénavant.

Chaque jour, je décide de mon objectif et, chaque jour, j'essaie de faire une action qui m' en rapproche, comme je le sens, même si cela peut sembler incohérent aux yeux du reste du monde.Et quand je me sens découragée, car cela m'arrive encore, j'essaie de garder le cap en optant pour une petite action qui ne me coûte pas trop d'efforts mais qui me permette quand même de faire quelque chose de cohérent avec mes aspirations ...

Avant, quand cela n'allait pas dans le sens que je souhaitais, j'avais tendance à broyer du noir, et à réfléchir à la meilleure façon d'améliorer la situation. Longtemps. Jusqu'à m'en rendre malade. Et je vais vous dire quelque chose : cela n'a jamais abouti à RIEN. Maintenant, j'ose. J'essaie. Maintenant, je ne me réveille plus la nuit à me demander ce qui se serait passé j'avais pris un chemin différent. Parce, dorénavant, je me réveille chaque jour en sachant que je donne du sens à ma vie et que cela en vaut la peine.

On se fiche du comment. Il n'y a que le résultat qui compte.
Et vivre ses rêves, n'est-ce pas ce qu'il y a de plus important ?

(Parenthèse : Si vous êtes professionnel du bien-être, je peux vous accompagner dans la rédaction et la conception de vos supports de communications. Je peux assurer pour vous la rédaction de vos contenus web, gérer l'animation de vos réseaux sociaux, m'occuper de la rédaction de documents administratifs et commerciaux, lancer une campagne d'e-mailing, promouvoir vos activités avec la mise en place de newsletter et vous aider dans la création de nombreux supports de communication. N'hésitez pas à me contacter par mail pour une solution sur-mesure.)


Et vous ? Pensez-vous un jour atteindre vos rêves ? Que faîtes vous pour y parvenir ? Pensez-vous que l'action est le meilleur moyen d'obtenir ce que l'on désire ou êtes-vous plutôt partisan du " plan" bien ficelé ? Pensez-vous être capable de lâcher prise et arrêter de vouloir contrôler tous les aspects de votre vie ? D’accepter de laissez les choses se faire ? De ne plus être paralyser par vos échecs passés ? Dîtes moi tout !









mardi 28 mars 2017

Un jour ... j'ai décidé que ma vie était aussi chouette que celle des autres.




Elizabeth @blowinthewind.
Grace upon Grace Photography


Aujourd'hui, je vais faire un mea culpa. Je suis souvent envieuse et il m'arrive très souvent de comparer ma vie à celle des autres.

Au fond de moi, je sais que cela ne sert à rien de se comparer aux autres, parce que nous comparons toujours notre pire avec leur meilleur. Forcément, là où se cristallise l'envie, c'est qu'il y a une insatisfaction ou une impuissance de notre côté.

Alors, voilà, je me suis retrouvée à envier : les filles minces, les filles qui ont du style, les personnes qui passent leur temps à voyager, les personnes qui ont un job qui les éclate,les personnes qui sont à l'aise financièrement, ceux qui ont une maison magnifiquement bien décorée et agencée, ceux qui ont réussi à trouver leur voix.. et ainsi de suite. Il existe un nombre infini de catégories pour lesquelles on peut se comparer aux autres… et un nombre presque infini de personnes à qui se comparer. Je ne peux pas dire exactement combien de temps j'ai perdu avec ces âneries.

Pour ma part, j'ai toujours eu deux ou trois modèles bien ciblés,qui me servaient d'étalon de mesure, qui “semblaient” avoir mieux réussi que moi et vivre une vie parfaite. Et puis un jour, le vernis a commencé à se fissurer et j'ai pu prendre la mesure de ce qu'était leur vie en réalité. Et je n'en ai plus voulu. Mieux, je commençais à trouver des avantages dans la mienne. Et j'ai compris que me comparer aux autres me ferait toujours regretter celle que je ne suis pas ou ce que je n'ai pas, plutôt que de me permettre de profiter de ce que je suis et de ce que j'ai.

Non, je ne suis pas à cinq minutes de mon travail, mais je vis dans une belle maison près de la forêt et proche de toutes les autres commodités. Non, je ne dégage pas de salaire fixe tous les mois mais je peux organiser mon temps comme je l'entends. Non, je ne suis pas mince et sportive, mais je suis une épicurienne qui aime profiter des bonnes choses et rire de la vie. Non, je n'ai pas fais de tour du monde mais je connais bien les attraits touristiques de mon pays. A chaque chose qui me semblait être un frein, un défaut, je suis désormais capable de voir un avantage, un atout.

La comparaison nous prive de purs instants de bonheur. Je vous le garantis. Se comparer aux autres nous privera toujours de gratitude, de joie et d’épanouissement. Nous en oublions toutes ces choses que nous avons et qui nous sont chères. Comment pourrais-je être satisfaite puisque le bonheur, le vrai, se trouve là-bas, dans un environnement hors de ma portée ? Alors, au lieu de chercher à transformer l’extérieur dans un processus sans fin, je me suis décidé à apprécier ce que j'ai déjà. Et finalement, ma vie est plutôt chouette. Aussi chouette sinon plus que celle de ceux que j'enviais auparavant.

Un jour, une amie m'a dit que comparer ma vie avec celle des autres revenait à comparer une orange et un abricot. Ils ne vivent pas ma vie et je ne vivrais jamais la leur, alors autant célébrer celle qui se déroule sous mes yeux. Et il y a beaucoup à célébrer. La vente de mes premiers paniers gourmands, le lancement de mon activité de freelance, mon couple qui continu de grandir et de se bonifier malgré les tempêtes, la construction de notre petit nid douillet, la maladie que j'apprivoise de mieux en mieux, les amitiés qui se nouent, celles qui ne s'altèrent pas, d'avoir une famille où l'on ri et où on partage tout, les projets, les envies, ...

En tant qu’êtres humains, il est dans notre nature de nous comparer aux autres. Mais rien de bon ne sort jamais de cela. Surtout depuis que j'ai compris que les gens ne parlent que de ce qui est source de fierté dans leur vie. Au final, nous ne savons jamais ce qui ne se passe bien chez nos proches, amis, collègues . Il est donc inutile de perdre notre temps, notre énergie à être jaloux de la leur. On se sent infiniment plus heureux, lorsqu'on est conscient de ce qui nous apporte de la joie. Et se sentir plus heureux, ça aide à être plus positif, plus énergique, plus motivé pour affronter les petits tracas du quotidien ... bref, un véritable cercle vertueux.

Alors, aujourd'hui, je vais me faire une faveur : je ne me focaliserais plus sur les réussites des autres.Je vais changer de schéma de pensée. En passant du regret à l'action. En passant du " ah, si seulement j'avais ça .." au " comment je fais pour avoir ça ? ". Et je vais avancer pour obtenir ce dont je rêve. Et commencer à profiter de ma vie.


Et vous ? Vous arrive t'il d'être envieux ? Dans quel domaine ? Vous demandez- vous parfois ce qui ne va pas chez vous pour que vous ne parveniez pas à cette vie de rêve parfaitement équilibrée ? Que faites vous pour limiter les frustrations ? Dîtes moi tout !


mardi 14 mars 2017

Un jour ... je me suis demandé si j'allais voter.


Kandis Marino
Grace upon grace photography


Plus j'écoute les fumisteries des politiques, plus je me dis que leurs baragouinages vagues, pas concret, à mille lieux de la réalité terrienne, sont en fait un subtil assemblage pour que la majorité de la population ne se rendent pas compte que c'est du flan. Comme cela a été dit (par un candidat d’ailleurs), ils ne savent pas ce que nous vivons. Ils vivent dans leur petit monde ; nous disent ce que l’on veut entendre, mais ne se sentent pas concernés.C'est quand même incroyablement triste. Ou pathétique. Ou risible. Et ce, dans les deux sens.

Bien sûr, j'ai des affinités politiques. Des convictions. Des ambitions pour mon pays. Mais je suis résignée. Déçue de la médiocrité et de la superficialité de leurs débats et les nombreuses promesses non tenues. Mais surtout, surtout, extrêmement affligée par les discours que j'entends à longueurs de temps. Creux. Vide. De l'air. Aussi intéressant et vibrant qu'une plante verte. Et encore, je pense qu'une plante verte serait plus passionnante à observer ...

Cette langue de bois que ces hommes et femmes de tout bord maîtrisent parfaitement ( et il ne faut pas croire que les "petits " sont en reste, bien au contraire, c'est comme les chiens, plus c'est petit, plus c'est hargneux ..) mais qui ne veut absolument RIEN dire.

Je ne sais pas vous, mais ça fait un long moment que je ne me berce plus d'illusions.

L'intérêt général n'est de toute évidence pas la priorité de nos politiques. Éluder les questions embarrassantes et caresser les électeurs dans le sens du poil, ça oui, ça va. Beaux parleurs mais discours à revoir. Copie incomplète. Peuvent mieux faire si moins dissipés.Pleins de bonne volonté mais encore des efforts à fournir. Pas vraiment brillantes les remarques et les appréciations du travail de nos élus.

Ce qui m'agace le plus, c'est le manque d'idées nouvelles. Quand je vois le programme de Fillon, ça me fait rire jaune. Cela fait au moins dix ans qu'on tente les mêmes solutions ( allongement du temps de travail, allongement du temps de cotisation, suppression de postes chez les fonctionnaires ...) et que ça ne marche pas. Et pourtant, à chaque présidentielle, on a droit au même programme qui sent tellement le réchauffé qu'on se demande si c'est pas complètement cramé ... A croire que parce que son nom est marqué dessus, comme le port -salut,  ça va enfin fonctionner.

J'admire vraiment leur " détermination sans faille ", leur " refus de la fatalité" et toutes les autres "urgentes nécessités" à faire si ou ça pour le bien être des citoyens ... Du toc, tout ça. Il y a quoi derrière cette façade d'expressions pré-fabriquées ? Il serait peut être temps d’amener de la transparence dans toutes ces " bonnes" attentions ?

Et puis que dire de toutes les problématiques qui m'inquiètent et dont aucun candidat ne parle, trop occupé qu'il est à régler ses petites magouilles et à tirer dans les pattes du voisin. Je suis las de ce cirque médiatique, las des affaires, las de ce système que dénoncent tous les candidats tout en ayant les pieds bien dedans. Las d'être pris pour une bille.

A même pas 30 ans, c'est triste de se dire qu'on a perdu la foi. Triste de penser qu'il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. Triste de se dire qu'on n'a même pas envie de se déplacer pour élire le représentant le plus important de la République. Triste de se dire que des femmes se sont battues durant des années pour m'offrir un droit que je n'exerce pas, non pas par fainéantise ou désintérêt, mais tout simplement parce que j'ai l'impression que mon vote n'aura aucune importance, aucun impact et que mon vote aillant à l'un ou à l'autre, le résultat sera le même.

Si je pouvais entendre au moins fois un discours de vérité, lire des programmes réfléchis avec des actions concrètes ( développées point par point avec les solutions de financements, les acteurs concernées, ce que l'on pourrait éventuellement y apporter ..), je pense que je pourrais retrouver du goût à la politique et avoir envie de m'engager à nouveau. J'aurais au moins l'impression qu'on s'intéresse réellement à mes problématiques quotidiennes et à mes aspirations pour l'avenir. Je pense que je pourrais retrouver un peu d'espoir dans le futur de ce pays. En attendant, j'attends.

J'attends qu'ils abandonnent tous leur insupportable langue de bois.

Et vous ? Que pensez-vous de la campagne présidentielle 2017 ? Des affaires qui agitent constamment la classe politique ? Du programme des candidats ? Arrivez-vous encore à vous mobiliser ? Savez-vous pour qui vous allez voter ? La politique, passion ou ennui ? Vous retrouvez vous encore dans l'un des partis ? Dîtes moi tout !





mardi 7 mars 2017

Un jour ... je serais ma propre patronne.

A Joyful Journey Photography

C'est un enchaînement de petites choses qui m'a amené à ce que je viens d'annoncer.

Une passion certaine pour l'écriture, les mots et les histoires qu'ils racontent. Un blog ayant un succès certain, une plume reconnue par mes pairs mais aussi par certains professionnels (voir son travail publié par l'un des plus gros sites d'actualité, c'est quand même une fierté, on ne va pas s'en cacher). De grosses galères dans le monde professionnel classique. L'envie de faire tous les jours un métier qui me plait et qui me ressemble. Et on y est arrivé.

J'ai décidé de monter ma petite entreprise ("qui ne connait pas la crise"... pardon, mais il fallait que je la place). En tant qu'agent de communication éditorial freelance. C'est beau n'est-ce pas ? En tout cas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ni aussi motivée que depuis le jour où j'ai lancé cette idée à haute voix. Preuve que je dois être, enfin, sur le bon chemin. Bien sûr, il me reste une tonne de choses à accomplir avant de pouvoir me lancer pleinement dans cette nouvelle aventure ( notamment d'un point de vue formation) et proposer mes services aux entreprises, associations et particuliers mais j'y travaille d'arrache pied.

Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

C'est bien ce qui me travaille. Est-ce que je suis légitime à vouloir me lancer là dedans ? Je ne suis ni journaliste, ni rédactrice ni community manager, ni chef de rédaction, ni rien de tout cela. Je suis seulement une petite secrétaire, multipotentialise, dotée d'un cerveau qui fonctionne différemment de la norme et qui accumule les compétences, en se formant toute seule.

Y a t'il une bonne façon de faire les choses ? Ou faut-il se contenter de faire ce qu'il nous plait, comme il nous plait ?

Étrangement, depuis que je me suis lancée dans l'écriture de cette nouvelle page de ma vie, tout me semble plus facile, plus fluide. Je ne dis pas que les soucis se sont envolés, mais ils pèsent moins lourds. Pour moi qui suis habituée aux situations chiantes, compliquées et où on n'y arrive que parce qu'on en a bavé, je me demande si c'est bien normal de m'éclater et d'avoir tellement de fun à ce que je fais. J'apprends à me servir de nouveaux logiciels. J’étudie le marketing digital ( dont l'animation de réseaux sociaux), mais aussi les ficelles de entrepreneuriat,  je me forme aussi aux stratégies de storytelling, je touche un peu à l'infographie, bref, je m'éclate totalement et les journées sont parfois trop courtes pour que je puisse me pencher sur tout ce qui m'intéresse à l'instant T.

Certaines me diront, dont Laure (qui porte parfaitement bien son nom de Libératrice de Génie), que les clients se foutent de la manière dont tu vas les faire atteindre leur but. Ils veulent juste être sûrs que ce soit le cas, c'est tout. Indépendamment de tes finances, de tes diplômes et de tout le reste. Sans doute. Mais je garde, bien ancrée dans un coin de ma tête, qu'en France, il n'y a que le diplôme et/ou l'expérience qui compte. Je peux aussi choisir, et c'est d'ailleurs ce que je compte faire, de me voir comme une personne motivée,  au parcours atypique et riche, et qui a choisit de mettre son talent au service des autres. Tout en n'oubliant pas que certains patrons de gros groupes sont, à la base, des autodidactes qui ont, pour certains, quitté l'école très tôt et ne sont donc pas sorti " de la bonne école". C'est autrement plus motivant que de se dire que personne ne te ferras confiance parce que tu n'as pas noté "bts bidule " et "master machin " dans la catégorie " à propos" de ton site.

De toute façon, je crois que c'est trop tard pour moi. Maintenant que j'ai goûté à l'ivresse que c'est de pouvoir faire les choses comme je l'entends, avec ma petite touche personnelle, afin proposer des concepts, inventer, innover, tout ça, tout en respectant mon anti-conformisme lattant et mes valeurs ... je ne pense pas que je pourrais revenir en arrière avant d'avoir pousser l'idée à fond et voir si tout ce que je mets en oeuvre va payer. Me voilà donc partie, pour une durée indéterminée, sur les chemins de l'entrepreneuriat. J'espère qu'ils seront plus accueillants que ceux du salariat.Je finirais ce billet sur une citation d'Helen Keller qui me rebooste dès que je doute : " la vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien".

Et vous ? Auriez-vous l'audace d'entreprendre ? Y avez-vous déjà songé ? Si non, pourquoi pensez-vous que l'entrepreneuriat n'est pas fait  pour vous ? Qu'est-ce qui vous motiverez dans le statut de travailleur freelance ? Ou, au contraire, qu'est-ce qui vous rebute ? Comment abordez-vous la question de la légitimité dans votre travail ? Dîtes moi tout !












mardi 28 février 2017

Un jour ... on changera le monde avec des petits gestes.


Bookends and Daisies Photography


Je lisais l'autre jour que Sonja Lyubomirsky ( à tes souhaits !), directrice du laboratoire de psychologie positive de l'université de Californie, à récemment démontré que réaliser chaque semaine cinq actions désintéressés pour autrui permet d'obtenir en six semaines une hausse notable de notre bien-être et de notre sentiment de bonheur.

Ce qui m'a fait penser à la semaine des "Random Acts of Kindness" qui a lieu chaque année et qui met en avant l'art de rendre service et de faire des gestes de bienveillance pour le simple plaisir d’aider. Mais aussi à la vidéo de Life Vest Inside - Kindness Boomerang. Et pour finir, mon esprit, qui est un véritable logiciel de mind mapping à lui tout seul, s'est souvenu d'une règle karmique disant en substance " si vous voulez garder quelque chose, donnez là".

Toutes ces informations mise bout à bout, je me suis rendu à l'évidence.  Il est plus que temps de changer notre façon de penser et de passer du « moi » au « nous » pour inventer, ensemble, un monde plus pérenne.

Moi qui culpabilisais de ne pas investir plus de mon temps dans une oeuvre de charité ou de ne pas réussir à me porter bénévole auprès d'une association, me voilà soulagée.  Même à petite échelle, les bonnes actions sont bénéfiques ! Je sais pas vous mais, personnellement, je préfère savoir que mes  actions font un différence dans la vie des autres et,si possible, en bien. Quand je repense aux occasions que j'ai eu de rendre service, j'ai toujours  la même sensation intérieure, comme un baume sur le cœur, un mélange de fierté et de joie, le sentiment d’avoir agi "comme il le fallait".

Ayant déjà l'intime conviction que propager le bonheur (et rendre service) rend heureux, nourrit l’estime de soi, redonne foi en l’humanité,et donne renforce le sentiment d'appartenance ... je sais dorénavant que c'est aussi bon pour la santé. En effet, quand nous faisons quelque chose bien pour autrui, nous activons les centres du plaisir de notre cerveau, ce qui a pour effet de faire baisser le cortisol. Et quand on est moins stressé, la qualité de vie ne peut que s’améliorer !

Pour vous encourager dans cette nouvelle voie, de vous donner envie de vous impliquer et d'être encore plus solidaire, je vous ai concocté une liste de trente petits gestes faciles à réaliser au quotidien et qui font du bien .Trente manières de rendre la vie plus douce et le monde plus beau.

*  Écrire (à la craie) sur le trottoir, en bas de chez vous (ou partout ailleurs) : « Vous êtes aimé ! ».
*  Déposez un livre/un magasine/ un petit cadeau pour un inconnu ( dans le bus, le train, le métro, sur un banc...), avec ce petit mot " Oui, c'est vraiment pour vous".
*  Ecrire une lettre de gratitude à une personne qui compte dans votre vie ( votre mère, votre chéri ou même votre chat), en lui disant pourquoi vous l'aimez et de quoi vous lui êtes reconnaissant.
* Ramenez le petit-déjeuner à vos collègues ( avec jus de fruits pressés, pain aux graines, confiture, bref du bon, du sain, du frais) et faites un pique-nique avant la réunion de 9 heures.
* Achetez une tasse de café supplémentaire et offrez là à cet inconnu qui n’a pas de quoi se payer une boisson chaude.
* Désignez- vous pour une séance de baby sitting, que vous offrirez à cette jeune mère épuisée que vous connaissez bien.
* Ecrivez " Vous êtes magnifique" sur un post-it et collez- le sur le miroir des toilettes, dans un bar, dans un café ou même au travail.
* Partagez vos compétences:  apprenez à coudre à une amie, initiez votre ado à la cuisine, allez réparer le robinet de la petite mamie du troisième, aidez votre mère à rempoter son ficus ...
* Donnez vos anciens draps, couvertures, serviettes pour les animaux du refuge le plus proche de chez vous.
* Glissez des mots doux partout : dans ses poches, dans son porte feuille, sous son oreiller, dans son sac à dos, à main, dans sa lunch box ...
* Grattez le pare-brise de votre chéri(e) avant de partir travailler.
* Invitez vos amis à dîner à l'improviste, juste parce que vous les savez débordés.
* Rédigez une critique positive sur un site d'avis à propos d'un restaurant ou d'un lieu que vous avez particulièrement aimé.
* Donnez aux différentes collectes organisées près de chez vous.
* Dans la même veine, donnez ce dont vous ne vous servez plus aux plus démunis.
* Tenez la porte, cédez la place, aidez à traverser, soyez poli et souriant ... quelques gestes de base qu'il est quand même bon de rappeler.
* Glissez une barre chocolatée dans la boîte aux lettre de vos voisins.
* Renseignez l'automobiliste ou le voyageur perdu dans la rue.
* A la boulangerie ou au supermarché, pensez à prendre un sandwich pour le sans-abri qui fait la manche devant la porte d'entrée.
* Devenez "écoutant bénévole" auprès d'une association.
* Cuisinez un gâteau pour un proche puis allez prendre un café chez lui, histoire de discuter.
* Pratiquez l'Arrondi aussi souvent que possible lors de vos achats.
* Mettez dix euros dans une enveloppe et écrivez dessus: "pour celui qui me trouvera, sans raison" et placez là dans un lieu public.
*Achetez un bouquet de fleurs et déposez le quelque part (sur un pas de porte, le bureau d'un collègue ...).
* Faites une tache ménagère qui ne vous est normalement pas alloué ( sortir les poubelles, tenir les comptes, ranger la vaisselle ..).
* Préparez un bain chaud, avec de la mousse,des bougies et un bon livre pour votre partenaire qui rentre d'une journée de travail harassante.
* Donnez votre ticket de stationnement encore crédité à l'automobiliste qui prend votre place.
* Tricotez un ensemble ou décorez un body pour les bébés prématurés.
* Proposez à une personne âgée de votre entourage de l'aider dans sa vie quotidienne pour le ménage, les courses, l'entretien de son jardin.
* Accueillez des enfants démunis pour les vacances ou faite du parrainage de proximité.

Et vous ? Pensez-vous que tout ces petits gestes peuvent changer le monde ?? Certains disent que l'altruisme n'est que de l'égoïsme déguisé, qu'en dîtes-vous ? Seriez-vous prêt à faire l'expérience de Sonja Lyubomirsky ? Comment cultivez-vous l'altruisme au quotidien ? Dîtes moi tout !