mardi 7 mars 2017

Un jour ... je serais ma propre patronne.

A Joyful Journey Photography

C'est un enchaînement de petites choses qui m'a amené à ce que je viens d'annoncer.

Une passion certaine pour l'écriture, les mots et les histoires qu'ils racontent. Un blog ayant un succès certain, une plume reconnue par mes pairs mais aussi par certains professionnels (voir son travail publié par l'un des plus gros sites d'actualité, c'est quand même une fierté, on ne va pas s'en cacher). De grosses galères dans le monde professionnel classique. L'envie de faire tous les jours un métier qui me plait et qui me ressemble. Et on y est arrivé.

J'ai décidé de monter ma petite entreprise ("qui ne connait pas la crise"... pardon, mais il fallait que je la place). En tant qu'agent de communication éditorial freelance. C'est beau n'est-ce pas ? En tout cas, je ne me suis jamais sentie aussi bien ni aussi motivée que depuis le jour où j'ai lancé cette idée à haute voix. Preuve que je dois être, enfin, sur le bon chemin. Bien sûr, il me reste une tonne de choses à accomplir avant de pouvoir me lancer pleinement dans cette nouvelle aventure ( notamment d'un point de vue formation) et proposer mes services aux entreprises, associations et particuliers mais j'y travaille d'arrache pied.

Autodidacte un jour, autodidacte toujours.

C'est bien ce qui me travaille. Est-ce que je suis légitime à vouloir me lancer là dedans ? Je ne suis ni journaliste, ni rédactrice ni community manager, ni chef de rédaction, ni rien de tout cela. Je suis seulement une petite secrétaire, multipotentialise, dotée d'un cerveau qui fonctionne différemment de la norme et qui accumule les compétences, en se formant toute seule.

Y a t'il une bonne façon de faire les choses ? Ou faut-il se contenter de faire ce qu'il nous plait, comme il nous plait ?

Étrangement, depuis que je me suis lancée dans l'écriture de cette nouvelle page de ma vie, tout me semble plus facile, plus fluide. Je ne dis pas que les soucis se sont envolés, mais ils pèsent moins lourds. Pour moi qui suis habituée aux situations chiantes, compliquées et où on n'y arrive que parce qu'on en a bavé, je me demande si c'est bien normal de m'éclater et d'avoir tellement de fun à ce que je fais. J'apprends à me servir de nouveaux logiciels. J’étudie le marketing digital ( dont l'animation de réseaux sociaux), mais aussi les ficelles de entrepreneuriat,  je me forme aussi aux stratégies de storytelling, je touche un peu à l'infographie, bref, je m'éclate totalement et les journées sont parfois trop courtes pour que je puisse me pencher sur tout ce qui m'intéresse à l'instant T.

Certaines me diront, dont Laure (qui porte parfaitement bien son nom de Libératrice de Génie), que les clients se foutent de la manière dont tu vas les faire atteindre leur but. Ils veulent juste être sûrs que ce soit le cas, c'est tout. Indépendamment de tes finances, de tes diplômes et de tout le reste. Sans doute. Mais je garde, bien ancrée dans un coin de ma tête, qu'en France, il n'y a que le diplôme et/ou l'expérience qui compte. Je peux aussi choisir, et c'est d'ailleurs ce que je compte faire, de me voir comme une personne motivée,  au parcours atypique et riche, et qui a choisit de mettre son talent au service des autres. Tout en n'oubliant pas que certains patrons de gros groupes sont, à la base, des autodidactes qui ont, pour certains, quitté l'école très tôt et ne sont donc pas sorti " de la bonne école". C'est autrement plus motivant que de se dire que personne ne te ferras confiance parce que tu n'as pas noté "bts bidule " et "master machin " dans la catégorie " à propos" de ton site.

De toute façon, je crois que c'est trop tard pour moi. Maintenant que j'ai goûté à l'ivresse que c'est de pouvoir faire les choses comme je l'entends, avec ma petite touche personnelle, afin proposer des concepts, inventer, innover, tout ça, tout en respectant mon anti-conformisme lattant et mes valeurs ... je ne pense pas que je pourrais revenir en arrière avant d'avoir pousser l'idée à fond et voir si tout ce que je mets en oeuvre va payer. Me voilà donc partie, pour une durée indéterminée, sur les chemins de l'entrepreneuriat. J'espère qu'ils seront plus accueillants que ceux du salariat.Je finirais ce billet sur une citation d'Helen Keller qui me rebooste dès que je doute : " la vie est une aventure audacieuse ou elle n'est rien".

Et vous ? Auriez-vous l'audace d'entreprendre ? Y avez-vous déjà songé ? Si non, pourquoi pensez-vous que l'entrepreneuriat n'est pas fait  pour vous ? Qu'est-ce qui vous motiverez dans le statut de travailleur freelance ? Ou, au contraire, qu'est-ce qui vous rebute ? Comment abordez-vous la question de la légitimité dans votre travail ? Dîtes moi tout !












19 commentaires:

  1. Félicitations à toi! Je te souhaite que cette aventure se passe bien et qu'elle t'apporte plein de belles choses!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Illyria ! J'ai vu que tu t'étais décidé à quitter ta boîte, j'espère que ta prochaine aventure sera à la hauteur de la belle personne que tu es ! :)

      Supprimer
  2. Pour une nouvelle, ça, c'est une nouvelle ! C'est un fait exprès que cela tombe en pleine semaine de l'entreprenariat féminin ? ;p
    En tout cas, je suis très contente pour toi et j'espère que tout se passera comme tu le souhaites !

    PS : Pour la légitimité, tout dépends où tu la places. Si tu la places dans tes diplômes, la réponse sera toujours non mais si tu la places dans tes compétences, tes connaissances et ta motivation alors là, c'est un grand oui !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Non pas du tout Lulla, je ne savais même pas qu'il existait une telle semaine XD
      Mais tant mieux tu me diras, si ça peut être inspirant pour d'autres ... Ps : merci pour ton petit mot sur la légitimité, ça me met du baume au cœur ! ♥

      Supprimer
  3. Héhé, et bien bravo pour ta grande motivation!!
    A vai dire, j'y pense très fort, ça fait trois mois que je fais la démarche et que je n'envoie pas le formulaire.
    Je souffre du syndrome de l'imposteur au stade maximum, et je n'arrive pas à me dire que je vaux quelque chose, car je pense manquer de compétences. Tout le monde me dit "lance toi, vas-y" mais rien à faire.
    Je commence à me demander si c'est parce que je ne suis pas une entrepreneuse ou si j'ai juste besoin d'une claque au derrière.
    Du coup j'admire un peu ta hargne :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Délia ! :D
      Je t'envois un mail plus tard dans la journée, pour qu'on discute de tout ça si tu le souhaites. Je souffre du même manque chronique de confiance en moi donc je pourrais peut-être t'aider à te dégager de tes peurs ?

      Supprimer
    2. Pardon. Je t'envoie, c'est mieux x)

      Supprimer
  4. Personnellement, je pense que si l'absence de diplôme n'est pas réellement un frein, il n'y aucune raison de ne pas te lancer. Ce n'est pas comme si tu vantais des compétences que tu n'as pas. Tu ne les as juste pas acquises de manière conventionnelle. Si ce travail te plait, correspond à tes valeurs et à tes souhaits, je pense que c'est amplement suffisant pour commencer. En tout cas, je te souhaites plein de bonnes choses pour ce nouveau chapitre !

    RépondreSupprimer
  5. Tout d'abord, merci d'avoir partagé ton enthousiasme, ça donne la pêche de bon matin un article comme ça.
    Moi aussi je me lance. Honnêtement en ayant travaillé dix ans en entreprise, j'ai remarqué que les diplômes - a part si tu as fait la meilleure école, on s'en fout un peu (et je suis en Italie, où le prestige des études est important). Tu sais répondre à un client, tu sais prospecter, tu respectes les délais et tu présentes un travail séduisant: c'est mieux.
    Bonne chance pour la suite en tout cas, la patate!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Aurélie pour ton petit mot et bienvenue par ici :)

      C'est chouette l'Italie (quelle cuisine et quelle langue ♥), tu es dans quel coin ? Je ne sais pas là bas mais ici j'ai trop souvent l'impression qu'on est dans le schéma "Dis-moi quel est ton diplôme et je te dirai à quelle vie tu auras droit." C'est très frustrant ...

      Tu veux lancer quel type d'entreprise ? Toujours en Italie ou en France ? :)

      Supprimer
    2. Je suis entre Milan et le Lac Majeur. Arrivée pour le travail, restée par amour.
      Je propose des services de traduction et communication entre la France et l'Italie, depuis ici! Moi aussi je dévore les Mooc et autres cours Google en ce moment, pour me motiver. On reste en contact? A bientôt :)

      Supprimer
  6. Félicitation pour cette nouvelle aventure ! De mon côté, je crois que je ne pourrais pas. Trop de montagnes russes. Pas de salaire garanti, les moments de creux où tu ne trouves pas de clients ...puis les inconvénients administratifs. Tout ça. C'est pas pour moi. Je suis trop frileuse. Je pourrais faire un truc comme ça, si j'avais un mi-temps à côté. Un boulot plus "sûr". Il y a sans doute beaucoup d’avantages sur le plan de l’épanouissement personnel mais il faut être prêt à vivre dans une certaine forme d’insécurité.... En tout cas, je croise les doigts pour que tout ailles pour le mieux !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour moi, ça ne change rien dans l'absolu vu que la situation financière est déjà compliquée.. mais je comprends tout à fait ton argument. Merci pour les encouragements. ♥

      Supprimer
  7. Moi non plus, je ne pense pas que je me lancerais en tant que freelance ...trouver des clients est difficile, surtout quand on n'a pas un gros réseau. Ma sœur à essayé. Elle a commencé à travailler grâce à la famille et aux amis mais une fois sorti de ce cercle ( qui n'est pas une vache à lait), c'était fini. Elle a prospecté à mort mais jamais de devis signés, toujours les mêmes réponses : on a ce qu'il nous faut, on a déjà été démarché, on a un stagiaire qui s'occupe de ça ... je veux pas te décourager mais ... pour tirer son épingle du jeu et sortir vainqueur face à une concurrence féroce, c'est souvent la croix et la bannière ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis désolé pour ta sœur ! Quand on sait la somme de travail que ça représente de se lancer, de faire son site, de faire sa promo, de se former ...

      Supprimer
  8. De mon côté, je ne vis pas encore de mon activité d'organisatrice de mariage, j'ai gardé mon emploi de fleuriste à côté ... mais ce n'est pas évident de tout concilier. De toute manière, je trouve que l'entreprenariat n'est pas du tout valoriser en France. On apprends à devenir de bons petits salariés et c'est tout. Il faut être sacrément débrouillard pour lancer sa boîte ... Ps : le nouveau design du site est très joli ♥

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci ♥
      Il est tout frais de ce matin :P
      Tu es une lève tôt didonc lol
      Oui, c'est sûr qu'on a pas les clefs de l'entreprenariat en sortant de l'école ... C'est dommage d'ailleurs, cela pourrait très bien faire partie de la refonte du système scolaire.

      Supprimer
  9. J'adore cette nouvelle version *-*
    C'est super frais et printanier ♥
    Pour répondre à tes questions, non je n'ai jamais songé à devenir entrepreneuse tout simplement parce que j'ai de mauvais exemples dans mon entourage. Il faut aussi savoir que le statut d'entrepreneur n'offre qu'une faible protection sociale : pas d'indemnités maladie; pas d'assurance chômage; pas de sécurité de l'emploi et des cotisations retraites presque nulles ... Mais je comprends parfaitement ce qui peut motiver ce choix !

    RépondreSupprimer