mardi 22 novembre 2016

Un jour ... je marquerais les esprits.


Les meilleurs tons de cheveux pourpre:
Pinterest Photography 
Parfois, quand je fais les courses, je tombe sur des bombes.

Des grandes, des petites, des fines, des rondes, des brunes, des rousses, des blondes, des myopes, des taches de rousseurs, des baguettes, des bouclettes, du satin et du lin ...

Cette beauté changeante, variable, subjective qui me cloue sur place et me laisse des étoiles dans les yeux et la bouche légèrement entrouverte, un air niais et une pointe de jalousie.

Parce qu'en dehors de cette petite musique de fond qui ne cesse de nous dicter ce qu'il faut être pour exister, la standardisation de la beauté ne m'a jamais fais vibrer ou mis des papillons dans le ventre pour m'entendre ensuite dire " Tu as vu ? Elle est trop belle !".

La singularité. Le détail qui tue. Ou alors l'harmonie de l'ensemble.

Je ne sais jamais vraiment ce qui provoque cette ébahissement si ce n'est une signature stylistique très affirmée (voire poussée à l’extrême). Comme cette fille toute menue à la peau diaphane remplie de tatouages, aux cheveux bouclés noir violine et aux grand yeux verts. Une personnalité digne à sortir des mangas.

Et moi, je me sens tellement banale. J'ai l'impression qu'il me manquera toujours ce petit grain de folie qui rend les femmes vraiment belles. Je me sens lisse, fade, transparente malgré tout mes efforts pour me sentir femme, le make up, le changement de garde robe, le changement de coupe et de couleur. Sans rien qui fasse dire aux autres : " whaou ".

Se sentir fade, sans relief, ordinaire en somme, sera t'il le nouveau mal ? Dans cette société où l'injonction n'est plus à l'uniformisation (ou un peu moins) mais à la différenciation. Parce que c'est vrai quoi, il faut bien se "distinguer " , "sortir du lot " pour obtenir un minimum d'attention dans son travail, dans sa famille, dans la communauté qu'on s'est créée ou même à mac donald où l'on te prie de venir "comme tu es " ..

J'envie celles (et ceux) qui savent se donner de la " personnalité ", du relief, du piquant, qui sortent -véritablement- du lot car je souffre du syndrome du passe muraille depuis tellement longtemps que je ne sais même pas ce que c'est d'être sur le devant de l'estrade et non pas dans la figuration.

Ah, les temps bénis des spectacles scolaires où je jouais un arbre dans le fond pendant que les autres dansaient la macarena déguisés en massaï sous les yeux ébahis de leurs parents.

Etre remarquable. Visible. Distincte aux yeux des autres. Frapper les esprits. Sans jamais tomber dans la vulgarité et le mauvais goût. Sans jamais se déguiser et jouer un personnage. Etre originale mais vraie. Laisser une impression sur les autres, être unique, compter un petit peu. Tout ceci est tellement imbriqué en moi.

Mais cela doit être une affaire entre moi et moi.

Ne pas être capable de choisir de montrer ce à quoi je tiens le plus en moi. Peut être parce que je ne tiens à rien justement. Avoir un autre corps, une autre peau, une autre tête, ne serais pas insurmontable pour moi.

Ne pas être capable de révéler ce que je perçois de mon identité par peur de choquer ou de décevoir. Comme ses deux rêves de tatouages qui èrent dans mon esprit depuis cinq ans sans jamais rien n'y changer.

Ne pas savoir se passer de la validation extérieure et de l'opinion des autres (l'avis de ma mère, de ma sœur, de mon homme, de ma psy, de mon médecin..), et de cesser d'obéir aux codes du moment. En un an, j'ai changé deux fois de garde robe.Je suis en passe de refaire l'opération pour la troisième fois, car je n'aime plus ce que j'ai acheté.  Sans jamais me trouver. En un an, j'ai changé deux fois de coupe de cheveux et au moins autant de fois de couleur de cheveux. Sans jamais me trouver. J'ai essayé avec maquillage, sans maquillage, avec bijoux ou sans bijoux. Sans jamais trouver "mon truc". Ce fameux truc que même les pubs pour gel douche te font miroiter.

Je suis encore loin de l'équilibre singularité / envie d'appartenance à un groupe.

Je ne sais pas qui je suis.

Et vous ? Comment avez-vous trouvez votre style ? Qu'est-ce qui vous démarque des autres ? Ou, à contrario, qu'est-ce qui provoque les " whoua" chez vous ? Le sens de la mode est elle un talent inné ou plutôt un apprentissage de longue haleine ? Dîtes moi tout.


16 commentaires:

  1. Je suis sure qu'au regard de certains tu es éblouissante, moi aussi je pensais comme toi, je me pensais banale mais non parce que ce n'est pas possible, au moins aux yeux de quelqu'un tu es extraordinaire. Je me le répète tous les jours et du coup "mon style" se dévoile de plus en plus, je m'assume mieux et les gens le voient :D Je pense que tu as un style mais surtout que tu n'as pas assez confiance en toi <3

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  2. On a tous quelque chose de différent, mais pas pour les mêmes personnes c'est tout. On a tous des attentes différentes et une vision de la beauté qui diffère également. Donc si tu te cherches en fonction des autres (pour provoquer un "wahou"), alors ça n'est pas toi que tu trouveras, de mon point de vue, mais ce tu penses que les autres veulent de toi.

    Sinon, personnellement, j'ai mis longtemps à me trouver (enfin je dis ça j'ai pas 50 balais non plus). Avant, j'ai toujours été la moche du groupe, celle qu'on regarde tout le temps pour se moquer (et ça me suit encore aujourd'hui, j'ai peur des gens), ensuite, j'ai été celle qu'on ignore, j'ai essayé d'être la plus normale possible (et ça m'a fait du bien), et depuis peu de temps, je me suis mise à faire tout ce dont j'avais envie (cheveux différents, écarteurs, etc.). On me complimente, et on me critique. Et ce sera toujours comme ça pour tout le monde. Le principal pour moi, c'est que je sois fière d'avoir pu mettre de côté la peur de ce que les autres peuvent penser de moi (même si évidemment, ça ne disparaît jamais) et que de cette façon je me découvre beaucoup plus facilement (niveau style vestimentaire compris).

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    1. Merci Pastel pour ce commentaire très intéressant ... Tu as tout à fait raison, je me cherche peut-être trop dans le regard des autres, mais comme dis, je ne sais pas du tout ce qui est " bien " ou "beau" chez moi donc il me faut bien des avis de référence ....

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  3. Le difficile chemin de l'acceptation de soi, et quelque soit le regard que nous porte les autres... J'ai souvent pensé la même chose que toi. J'étais timide quand j'étais enfant. Je me suis affirmée grâce au Bafa en colo. J'ai appris à m'aimer telle que je suis en faisant le défi French Curves. Même si je doute encore beaucoup j'espère quand même avancer peu à peu. Je rêve de tatouage et de cheveux rose gold ^^ Je ne sais pas si je me lancerai un jour... En attendant e me trouve banale aussi ^^
    Le plus beau compliment en tout cas que j'ai eu, c'est une ancienne collègue qui m'a dit (en parlant de ma remplaçante), elle n'a pas autant de couleurs que toi ! Comme quoi, même quand on se pense banale, d'autres pensent tout le contraire !
    En tout cas je te souhaite de trouver ton équilibre :)

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    1. Aha, les tatouages, cristallisation de toutes nos peurs x) J'aime beaucoup ce défi French Curves, je trouve ça vraiment chouette, je regarde souvent les blogs des participantes, mais je n'ai aucun budget pour les vêtements en ce moment alors je ne pourrais guère y participer ( et je t'avoue que certains thèmes me laissent totalement perplexe XD). Elle est gentille ta collègue ! ^^

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  4. Très bel article.
    Personnellement on me voit de bien différentes manières et je n'y apporte pas tellement d'importance tant que je sais de quoi je suis capable et qui je suis ;)

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    1. Tu as bien de la chance :)
      Je t'envie !

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  5. Dire qui nous sommes en quelques vêtements et couleurs ... c'est un exercice difficile. Parce que le style, un rien le fait ou le défait. Tu sais, ce fameux détail qui "tue". Personnellement, j'ai plus de mal à me retrouver un style depuis que Niels à débarqué dans ma vie, je me fais l'impression d'être continuellement dans l'approximation, avec un look brouillon, alors que mon homme continue de cultiver son excentricité dandiesque en dévalisant les rayons de Jules. On ne peut pas vraiment dire qu'il est apprit, il a choisi une tenue sur un mannequin du magasin, l'a essayé, à aimé ce qu'il a vu dans le miroir et il continue sur la lancée ... Uniformisation et pourtant ... c'est tellement lui ! Peut-être suffit il de simplement trouver la marque qui nous définie le mieux ? ;)

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    1. Oui, j'ai l'impression que pour les mecs, c'est moins difficile. Mon homme aussi évolue doucement vers un style plus adulte ( enfin !) . Lui, il adore AT. Jules serait un peu trop décalé pour lui, je pense mais moi je trouve leurs looks fun XD Oui tu as peut-être raison pour la marque, je vais travailler sur cette idée !

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  6. La mode est un jeu aux règles flous. Ce qui plait á l'un, ne plait pas forcement á l'autre. Et tu provoques peut être des wow sans le savoir:)

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  7. La mode est un jeu aux règles flous. Ce qui plait á l'un, ne plait pas forcement á l'autre. Et tu provoques peut être des wow sans le savoir:)

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    1. C'est gentil ! Oui, c'est vrai que les goûts et les couleurs ...

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  8. Je crois, en effet, que trouver la marque qui nous convient, peut vraiment aider à se trouver un style. La majeur partie de mon dressing vient de chez Burton. J'aime beaucoup la simplicité de leurs pièces et les belles matières, comme le cachemire. Je suis d'un goût plutôt classique. Mon homme aime bien Devred ... Après, c'est aussi pour se simplifier la vie. Quand tu n'as pas besoin de courir 50 boutiques, tu vas à l'essentiel.

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    1. Je connais ces deux marques. C'est vrai que c'est très classique mais au moins, c'est élégant. J'aime aussi mais beaucoup trop cher pour mon porte monnaie.

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  9. Je trouve aussi que notre mode de vie conditionne notre " style", notre éducation, le rapport qu'on eu nos parents avec la mode ... Je pense que le "style" cela s'apprend aussi quand on est petit. Ma mère à toujours été quelqu'un que je qualifierais de chic. Mon père est plus cool mais il aime quand même les belles pièces. Ma mère m'habillait exclusivement dans les boutiques enfantines ... plus tard, avec mon boulot de bureau, j'ai continué sur la lancée, et même maintenant, alors que je suis en WWF et que mes tenues sont beaucoup moins "strictes" (genre là je porte un pantalon d'équitation haha) , je garde le goût des belles choses ... Un pantalon d'équitation oui, mais avec un pull en mérinos et une paire de bottes Aigle au pied ... Je pense vraiment que tout ça s'apprend durant l'enfance, ou l'adolescence, quand on commence à prendre conscience de sa féminité, de sa coquetterie, quand on loupe le coche ou quand on nous a pas soutenu dans cette démarche, je pense que c'est plus dur de se définir après ...

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