dimanche 20 mars 2016

Un jour ...j'ai perdu le nord de mon avenir.



Au milieu de rien, au centre de tout. Le must pour se recentrer sur l'essentiel! #Regarder les #étoiles, #allonger par terre:
Coffee stained cashmere Photography


L'autre jour, dans un pur moment de régression, j'ai regardé Pocahontas ( mon Disney favori avec la Belle et la bête et puis Mulan ). Comme beaucoup de gens, je pense, j'ai un gros crush sur le moment où elle s'interroge sur ce qu'elle doit faire pour sauver John, discute avec Grand-mère feuillage, tout ça, tout ça ...et que la boussole lui offre la solution. Comme très souvent chez moi, une chose anodine, comme regarder un dessin animé, peut vite se transformer en questionnement profond et débat intérieur à tendance philosophique sur le sens de ma vie. Ma mienne à moi. Dont la boussole est complètement détraquée ( si elle a été un jour en bon état de marche).

Depuis un bon moment maintenant ( disons, presque trois ans même si ça à tendance à s'aggraver depuis un an et demi), je me sens perdue dans ma vie. Je me cherche, je ne sais pas, je ne sais plus, je trouve un sens à tout ça, au pourquoi de ma présence sur cette planète, puis je le perds. Avec toujours, une profonde déception, voir de la frustration et dans les mauvais jours, une colère et une rancœur énorme. Je ne sais même pas s'il existe vraiment un sens dans la quête de la vie. Puisqu'il parait que le bonheur, c'est pas le but, mais le chemin. Je me dis, pour me rassurer, qu' il y a surement plusieurs options, plusieurs sens, des bons, des moins bons, des simples, des tortueux ( le mien est apparament décidé à m'en faire baver des ronds de chapeaux).

Quand j'avais quinze ans, la question du sens de ma vie n'avait rien de vague. Je savais ce que je voulais faire comme études, comme métier ( je voulais bosser en PMI ou à l'aide sociale à l'enfance), je voulais un mari, une maison, quatre enfants, un break avec toutes options pour la famille et un chien. Et puis des poules, des nègres de soie. Important,ça. Bref, j'étais bien plus en avance que la plupart de mes potes sur le sujet. Ouais, ouais. Sauf que tout ne s'est pas vraiment déroulé comme prévu. Avec le recul, et une bonne psychothérapie, je me suis rendu compte que j'étais naïvement perdu dans mes rêves d'enfants. Et que la vie, c'est plutôt dépression réactionnelle, galère de reconversion, infertilité et neuropathie carabinée. Bon, je peux encore avoir le break et le chien. Et les poules aussi, ça, j'y travail (c'est vachement dur de choisir un poulailler, vous savez ?).

Avec mon modèle parental, j'ai bêtement cru (et ça reste tenace), je pensais que l'important dans une vie, c'était le boulot et le beurre que ça mettait dans les épinards. Après ma grosse désillusion sur mes ambitions professionnelles, la galère du chômage, les prises de tête avec Pôpole, et les bâtons ( même si à ce stade, ça s'appelle des troncs) qu'on me mets dans les roues pour ma reconversion, je me dis de plus en plus souvent que si la valeur travail et épanouissement professionnel est le graal de certains, ça ne doit pas être le cas pour moi. Je m'intéresse pourtant à énormément de choses, mais je n'arrive pas à construire de projets pro autour de ça. J'essaye pourtant d'avancer dans cette jungle qu'est le milieu du travail, j'avance à petit pas, en tâtonnant, parce que bordel, je ne sais pas dans quel foutu trou je vais encore tomber.

Peut-être que j'exige trop.

Après tout, un travail comme je l'imagine, ça doit pas courir les rues : sans trop de routine, adapter à mes horaires ( je suis totalement inapte le matin, faut rien me demander et me lever tôt est un supplice) . Je ne veux plus mourir d'ennui. Critère encore plus important que celui énoncé précédemment. J'ai l'impression que mon cerveau se nécrose quand il ne carbure pas sur un projet. Si on continue en ce sens, un job créatif, ça serait pas mal. Je veux me sentir utile ( bon, ça, comme tout le monde, je pense). J'en ai marre d'avoir l'impression d'être un poids mort pour mes proches et pour la société en général. Je veux pas forcément travailler à temps complet (en fait, je peux même pas, d'un point de vue santé) et j'accepte une salaire en dessous du smic ( ça devrait en motiver, ça, pourtant lol). Voilà. Je crois que pour trouver un métier qui rentre dans ce cadre ... il me faudrait un miracle !

Et maintenant, j'en suis réduite à trois options, qui tournent en rond dans ma tête depuis un mois, sans que j'arrives à en faire émerger quoi que ce soit :

Numéro 1 : Prendre un job alimentaire synonyme d’ennui et de frustration et faire mes passions à côté jusqu’à ce que je trouve autre chose qui me plaise et me corresponde ( en précisant que cela débouche sur un véritable job, parce que non, créatrice de paquets cadeaux, c'est toujours pas répertorié au RNCP), en prenant le risque que cela n’arrive jamais. C'est ce que j'expérimente en ce moment ( et ça se passe moyen bof mais ça rassure tout le monde, donc bon ..).

Numéro 2 : Reprendre des études dans un domaine qui m'intéresse, en sachant que ça va être long, compliqué financièrement ( adieu à mes petites aides de la CAF qui mettent de l'eau dans mon moulin malgré leur faible plafond), compliqué à tout point de vue ( temps, organisation, santé, projet à différé ..) et sans garantie de retrouver un travail par la suite ( je dois avoir une affection particulière pour les filières " bouchées " ....

Numéro 3 : Décider que j'en ai marre de tout ça et rester à la maison. Ceci dit, je garde encore un arrière goût amer de ma précédente expérience de ce genre, et même si certaines choses ont changées depuis, je reste un peu frileuse. Même si je peux énoncer des milliers de raisons qui iraient dans ce sens. La principale étant que j'ai bien compris l'absurdité de la vie et que je n'ai plus vraiment le temps de vivre à moitié, comme je le fais depuis plus ou moins six -sept ans maintenant.J'ai envie d'être épanouie et heureuse maintenant, parce que je ne sais même pas si demain, j'aurais le luxe de me poser la question ...


Parfois, je me dis que tout serait bien plus simple si on était livré avec un mode d'emploi ( même ceux d'Ik*a, on s'en fou si on ne sait pas où se trouve la dernière vis, on aurait au moins une base solide pour commencer) . J'en ai marre d'osciller ainsi. Entre ces jours où je suis persuadée de connaître le sens de ma quête et ceux où je ne le trouve absolument pas . Ceux où je ne sais pas où aller, je ne sais pas quoi choisir, je ne sais pas ce qui m'anime. Je suis fatiguée d’empreinter sans cesse les chemins de traverse, qui sont tous plus ou moins des mini Koh Lanta à eux seuls, sans jamais trouver le petit chemin (ou le gros boulevard) agréable qui ferra qu'on a envie de rester. Pourtant je fais tout ce que je peux pour explorer tous les sentiers que je croise, j'essaie d'aller au bout de chacun mais souvent au bout il n'y a rien. Rien hormis angoisse, peine, déception, dégoût de moi même et dévalorisation.

Pourtant, je ne me désespère pas de trouver une boussole qui m'indiquera mon nord.

Et vous ? Que faîtes-vous dans la vie ? Comment avez-vous trouvé votre voix professionnelle ? Cela à t'il était facile ou, au contraire, terriblement compliqué ? Avez vous eu une ou plusieurs vies pro ? Comment êtes vous passez de l'une à l'autre ? Qu'est-ce qui vous à motivé à changer de métier ? Si vous êtes de ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire, comment le vivez vous ? Que mettez vous en oeuvre pour vous en sortir ? Dîtes moi tout !







5 commentaires:

  1. Je pense que lorsqu'au aucune situation n'est vraiment satisfaisante, il vaut mieux lister les plus et les moins de chacune et choisir celle qui est le moins désavantageuse pour nous, même si c'est pas forcément celle qui serait " socialement acceptable ". Je te souhaite bon courage, ça doit être angoissant comme situation, en effet ...

    RépondreSupprimer
  2. Personnellement, je connais une personne qui a décidé, de son plein gré, d'arrêter de travailler dans le sens où tout le monde l'entend. Et elle se porte très bien comme ça. C'est une sportive, une bricoleuse , qui n'a jamais trouver ce qui la faisait vibrer dans un boulot. Pourtant, elle n'est pas inactive même si elle est considéré comme tel par la société. Elle n'est pas non plus inapte, ni désœuvré, ni utopiste. Elle est encore plus occupée que moi qui travail pourtant 39 heures par semaine x) Ceci dit, je conçois que ce n'est pas évident de prendre cette décision, dans cette foutu société où le travail est une valeur fondamentale et où l'on somme tout le monde d'être toujours au maximum de son potentiel. Il faut juste se dire que le travail ne compose pas ton identité, même si tu en as l'impression.

    RépondreSupprimer
  3. Ovary Confetti23 mars 2016 à 04:29

    Dans cette société, nous avons tendance à penser que tout le monde devrait travailler pour de l'argent ; nous pensons que c'est mal, un péché même, de ne pas « gagner sa vie » ... dans le bouddhisme, on ne fonctionne pas comme ça. On donne à la communauté ce que l'on peut et ça ne passe pas forcément par un travail rémunéré. Comme on ne peut pas tous faire le choix d'arrêter de travailler, on peut au moins s'assurer de disposer d'un environnement professionnel agréable et gratifiant. Par ailleurs, il me semble important que, quelque soit l'emploi que l'on occupe, il devrait nous rester assez de temps en dehors pour nous cultiver, créer, avoir des loisirs, voir des amis, bref, des activités positives ... Tu ferras le bon choix pour toi, il suffit d'écouter ta petite voix ! ♥

    RépondreSupprimer
  4. Tes mots me parlent tant (encore une fois !)
    Professionnellement parlant, je pensais aussi savoir ce que je voulais faire quand j'avais 15 ans, puis au final, je m'aperçois que mon orientation a été une catastrophe, j'ai encore du mal à l'accepter et pourtant... il faut bien aller de l'avant ;) Désormais, ça fait plus ou moins un an que je sais que je désire exercer un métier en lien avec la nature, je vais me renseigner pour un nouveau projet la semaine prochaine d'ailleurs. Il ne faut pas perdre espoir, chaque expérience (même foireuse parfois) nous enseigne des choses. J'espère que tu trouveras un job qui te permettra de t'épanouir, fais-toi confiance et s'il le faut teste un maximum de choses, ne serait-ce que pour réaliser qu'est-ce qui te fait vibrer, qu'est-ce qui te motiverait à te lever pour aller bosser :) Courage ma Di <3

    RépondreSupprimer
  5. Olala ! C'est un article que j'aurai écrire !

    Je suis vraiment dans le même état d'esprit que toi ces derniers temps. Je dirai depuis 3 ans. Depuis ma première période de chômage.
    Depuis, c'est le bordel, il n'y a pas d'autre mot.

    A l'heure actuelle, je pense que ce qui manque à mon épanouissement c'est une vraie base professionnelle. Aujourd'hui, je suis coincée, je m'ennuie dans ma vie et mes moyens financiers me freinent dans tout ce que je pourrai avoir envie de faire.

    J'ai longtemps cherché ce que je voulais faire, j'ai douté, hésité, changé d'avis X fois. Maintenant, j'ai réussi à mettre le doigts dessus. Mais pour réussir sa reconversion pro, c'est pas une mince affaire. Enfin, je ne t'apprends rien !

    Bref c'est vraiment le flou artistique. Alors il y a des matins où je suis remontée à bloc, prête à déplacer des montagnes et d'autres où j'ai du mal à trouver la force de me lever...

    En tout cas, je te souhaite plein de courage, je sais à quel point ce genre de période n'est pas évident. Et puis n'oublie pas de t'écouter, suivre tes envies. Parce que faire un choix pour rassurer ses proches, ce n'est pas une solution à long terme. J'ai essayé

    RépondreSupprimer