samedi 28 novembre 2015

Un jour ... j'ai fais la distinction entre " avoir un enfant ","devenir parent" et "avoir une famille".


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Pour celles qui me suivent depuis longtemps, vous avez que je me suis déjà posée la question maintes fois. Est-ce que je veux un enfant ? La réponse est parfois oui, parfois non. "Bien sûr, quelle question". "Non, absolument pas, plutôt mourir". Tout ça pour au final m’apercevoir que j’ai la réponse sous le nez depuis un moment : il faut me rendre à l’évidence, je ne sais toujours pas si j'aurais des enfants, un jour.

Surtout que je me suis rendu compte récemment qu'une reformulation ne serait absolument pas du luxe et qu'il y a un fossé entre deux aspect de la parentalité. La question de base est généralement « est-ce que je veux avoir un bébé ? ». Ou " est-ce que je veux avoir un enfant ? " , ce qui est un peu moins réducteur. Sauf que ce sont deux termes génériques et que cela ne prends pas du tout en compte la dimension " mon enfant, qui va rester dans ma vie pour toujours et à jamais ".

Déjà là le bas blesse.

Parce que oui, à un moment, le bébé se transformera en enfant, puis en ado (pénible) , puis en adulte. C'est quoi cette manie de ne considérer sa progéniture que comme un petit être qui a besoin de nous pour sa survie ( rôle tellement valorisant et angoissant s'il en est), en occultant qu’il s’agit déjà d’une personne qui, un jour, deviendra adulte, fera ses choix, sera sans doute source de joie et de tensions (ma mère qui me dit toujours " si tu n'as pas assez de soucis, fais donc des enfants ", non , ça va, j'en ai plus que ma part, merci)  de rires et de chagrins, une personne indépendante et qui ne doit plus rendre de comptes à ses parents ( théoriquement, parce que perso, à 25 piges, on en est encore aux comptes d'apothicaire avec les miens).

Avoir un bébé ? Non, pas forcément. Je ne suis pas très porté sur le maternage. Et puis, les nuits sans sommeil, les cacas atomiques, les coliques, les hurlements, les poussées dentaires, les bodys qu'il faut changer dix fois par jour ... Cela ne me vend pas du rêve. Avoir un enfant ? Peut-être. Cela me parle déjà plus. L'emmener à l'école, faire des activités avec lui, l'aider pour les devoirs, l'emmener visiter des choses ...

Maintenant, je change de lunettes pour aborder la question avec d'autres yeux.  « Est-ce que j’ai envie de devenir parent ? ». Elle est moins évidente, celle là.  Je trouve que cela change beaucoup de choses : le terme « parent » ( quand on est normalement constitué)  est lourd de responsabilités, de devoirs, de droits également, il résonne comme un engagement profond. Et là, les signaux d'alarmes se déclenchent.Je ne me sens pas capable d'assumer une si grande responsabilité. Mais alors, pas du tout. Actuellement, je me dis simplement qu'élever des enfants, les aimer,les aider à grandir et à s'épanouir, c'est un programme chargé, parfois gratifiant (mais si peu), souvent (la majorité du temps) difficile, semé de doutes, d’angoisses, de fatigue, de frustrations ou de non-reconnaissance.

Et puis, il y la question "est-ce que j'ai envie d'avoir une famille ?" La réponse est oui, dans l'idéal.

J'ai toujours eu une belle image de la famille. Avec un papa, une maman, des enfants. Qui se font grandir les uns, les autres. Qui s'apportent les uns, les autres. Qui apprennent des uns des autres. Qui partagent. Qui s'aiment. Ce côté beau et positif de la famille. Une forme de chaleur, de reconnaissance, un endroit où le partage permet de s'épanouir et de s'enrichir, compenser et ré-inventer ce modèle familial carencé. J'ai toujours eu un projet familial. Rassembler, construire, transmettre. Je voulais quelque chose de plus fort, de plus complet, de plus réciproque, de plus impliqué ... Faire clan et inscrire ma lignée dans la durée. Une famille solide, au sein de laquelle sont transmises valeurs et traditions.

Aujourd’hui, il y a donc ce gros point d’interrogation qui plane au-dessus de ma tête : est ce que je franchirais le cap un jour ? Est ce que je parviendrais à réconcilier ces trois aspects indissociables de la maternité  ? Inutile de te dire que je n’ai pas la réponse, et personne ne l’aura à ma place. Alors, pour l'instant, je laisse les choses en suspend ( en clair, j'attends une révélation ou ce désir viscérale dont certaines femmes semblent atteintes ) en me disant que la vie ferra son oeuvre ...

Et vous ? Est-ce une évidence de devenir parents ? Est-ce que vous faîtes le distinguo entre ces différents aspects de la parentalité ? Est-ce que vous ne savez pas non plus si vous voulez des enfants ? Est-ce que pour vous l'épanouissement passe par la famille ? Dîtes moi tout !







13 commentaires:

  1. On est toujours dans l’anticipation dans notre vie : « Est-ce que c’est l’homme de ma vie ? » « Est-ce que je ne vais pas divorcer ? » « Est-ce que je vais vouloir des enfants ? » Si tu n’en veux pas, le mieux est de ne pas en faire et si tu en veux un jour, le mieux sera d’en faire… Tu as jusqu’à 40 ans pour prendre une décision… encore 15 ans. C’est sûr qu’un bébé change la vie ! Et même quand on est over-préparée à changer de vie, comme je l’étais, on regrette parfois (souvent ?) les week-ends de grasse mat/glandage/séries télé, les sorties/voyages quand on le souhaite, les ciné/resto à l’improviste… Malgré tout, quand on l’a désiré, c’est certain que la vie change majoritairement en bien :)

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    1. Je ne savais pas que tu étais déjà maman Lulla ! :)
      Tu mets le point sur une chose importante, j'ai peur d'en avoir de trop nombreux pour pouvoir passer au - dessus, pour les voyages, tout ce que je ne peux pas faire maintenant par manque de moyens ...

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    2. Je ne peux que te comprendre, j'ai eu mon fils l'année dernière à 38 ans .. Avant, je n'avais pas la bonne situation. J'ai eu du mal à trouver ma voix pro, puis j'ai eu plusieurs relations longues avant de trouver mon homme et ensuite on à eu envie de profiter à deux ...donc voilà, Nils est un peu le fruit de notre maturité et de nos expériences, une sorte de condensé positif lol

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  2. Bonsoir ^^
    Je n'ai jamais considéré qu'il était nécessaire d'avoir des enfant pour être une famille. Mon homme et moi dans notre foyer, avec nos deux chats, nous étions une famille. Mais pas besoin d'être un couple ! Un frère et une soeur, voir même des amis très proches... La définition de la famille est assez arbitraire je trouve ^^ Ensuite pour ce qui est de ce qui nous attend, j'aime bien les surprises :p Quand j'avais 18-19 ans, je disais à tout le monde que je ne voulais pas me marier, pour moi, c'était un contrat, un simple contrat flippant et froid. Et puis il y a eu cet homme, et j'ai espéré sa demande en mariage plus que tout, et un jour, il l'a fait et j'ai été la femme la plus heureuse du monde ! Les enfants, j'en voulais deux, mais pas avant 30 ans ! Je suis une oublieuse de pilule, j'ai plein de fois fait des tests de grossesse heureuse de voir des négatifs, et puis il y a eu le négatif de l'incompréhension un jour, j'étais déçue va savoir pourquoi... Alors, on a décidé d'essayer... Je suis tombée enceinte... 3 fois... Je n'avais pas prévu de tomber enceinte aussi souvent, je n'avais pas prévu que ça briserait autant le coeur, alors je n'en veux plus qu'un maintenant. La troisième fut visiblement la bonne ! Pour l'instant je te dis ça, et puis peut-être qu'un jour, nous pourrons adopter (ça, ça m'avait toujours parlé de toute façon, mais pas à mon homme, nous en avions déjà parlé ensemble ici j crois ^^) peut-être que je voudrais retomber enceinte... Je ne sais pas et ça me va très bien :) Laisse venir les choses douce Ditwan ! La vie est une si belle aventure :)
    PS: Je n'oublies pas le mail que je dois t'envoyer hein, mais je suis un peu prise ce weekend, dans la semaine qui arrive c'est promis ! Je te souhaite une belle nuit !

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    1. Oui, on avait déjà parlé de l'adoption ensemble ! :)
      J'espère que ta maternité sera douce parce qu'en ce moment, tout ce qu'on peut lire, c'est pas franchement positif sur la parentalité... les enfants ces voleurs de vie et de bien être lol

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  3. Pour moi,la seule question pertinente dans ce cas de figure, c'est est-ce que avoir un enfant va t'apporter où t'enlever quelque chose ? Si on pense que devenir parent va nous faire grandir, nous épanouir, alors tous les inconvénients passeront au second plan. Mais si on pense qu’on va y perdre au change (en confort de vie, en sommeil, en qualité de relation avec le conjoint), alors mieux vaut s’abstenir...

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    1. Si je me pose la question comme ça, alors la réponse est radicale ... J'y perds clairement au change ... C'est horrible de dire ça non ?

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  4. Oula .. J'avoue que je ne me suis jamais posée cette question ni fait de distinction dans le langage. Ni pour mes fils, ni pour ma fille qui ont pourtant des histoires totalement différentes. Même avant de me lancer en pma ... quoi que, je crois que la question résonnait plutôt en terme de famille pour nous ( pas vraiment en terme de bébé ou d'enfant ..) quant à la parentalité ( qu'elle soit bio ou adoptive) ça ne se prépare pas, ça se vit. Évidemment on peut se renseigner, avoir un « plan d’attaque », de grands principes, mais le quotidien ne ressemble jamais à ce qu’on avait imaginé. Il faut être prêt à changer de vie, ça c’est certain ... J’irai même plus loin : on ne peut pas savoir à l’avance comment on ressentira la parentalité, à quelle point elle sera dure ou facile à vivre et il est à mon sens inutile de vouloir trop se projeter dedans. Il y a des femmes qui ne se voyaient absolument pas mères qui font de fabuleuses mamans, et des femmes qui l’ont voulu toute leur vie et sont complètement perdues une fois leur nourrisson dans les bras....

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    1. Oui, je comprends ton point de vue, Maki, mais ça ne colle pas vraiment avec mes besoins de sécurité et de planification, en cela, je serais sans doute une très mauvaise mère alors ... je crois que je n'ai juste pas du tout confiance en mes capacités à gérer un bouleversement aussi important ...

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  5. Tes questionnements sont très intéressants et, comme toi, mes réponses changent tout le temps et j'oscille entre oui et non… J'ajouterai aussi une autre question qui prend de plus en plus d'importance dans mes réflexions : "est-ce que je veux d'un enfant dans ce monde ?", est-ce que je veux que mon enfant connaisse un monde dans lequel on peut balancer des bombes atomiques, un monde dans lequel le climat se dérègle et provoque des catastrophes, un monde dans lequel bientôt on bouffera de la vache clonée, etc.

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    1. Ah oui, cette question, je ne l'ai pas abordée, mais effectivement, elle revient souvent sur le tapis chez nous aussi. Ma sœur ne veut pas d'enfants à cause de ça d'ailleurs. Quand je regarde le monde dans lequel je vis je ne suis pas enthousiaste...

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  6. Article très intéressant ma Di', ça amène à bien des réflexions tout ça.Personnellement, je ne sais pas si j'aurai des enfants, dans l'idéal j'aimerai en avoir car je suis très famille et autant je me fiche de ne pas avoir une carrière de dingue, autant j'ai ce rêve de créer mon petit foyer. L'amour est pour moi un moteur dans la vie. Cela dit, les conditions n'étant pas réunies je n'arrive pas à me projeter... Pour le moment, je laisse donc la vie se faire et qui sait... peut-être un jour ^^

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    1. Je suis très clanique aussi, j'aime bien avoir toute ma famille autours de moi ( proche et élargie ) mais ça ne m'empêche pas d'avoir ce genre de réflexions déstabilisantes ...

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