jeudi 8 octobre 2015

Un jour... je voyagerais en "adoptie".


globe doré peint à la main:
Pinterest Photography

Actuellement, mon désir d'enfants est en sourdine, j'ai décidé de laisser le temps au temps,après tout je n'ai que 25 ans ( et pas encore vachement posée dans la vie), et de me consacrer à d'autres projets qui me tiennent à cœur ( comme la construction de mon foyer, les voyages ( je me suis fixée pour objectif de visiter le maximum de régions françaises avant mes trente ans) ) ... 
Cependant, je discutais l'autre jour avec une jeune femme d'environ mon âge, travaillant dans l'humanitaire, qui me disait que, si elle désirait avoir des enfants, elle ne les aurait pas biologiquement mais qu'elle se lancerait dans des procédures d'adoption, même en se sachant capable d'avoir un enfant " naturellement".
Je n'étais pas spécialement choquée, la question de l'adoption résonnant depuis très longtemps en moi de cette manière là également, mais plutôt -très- contente et -très- surprise de rencontrer quelqu'un qui partage mon point de vue sur un certain nombre d'idées. C'était une discussion très intéressante; très sensée , humaniste et agréable ( qui a dévié sur un certains nombres d'autres sujets tout aussi passionnant comme la chasse aux homosexuels dans les pays d'Afrique mais bref...). 
Un rayon de soleil qui a légèrement éclairée mes heures sombres.
Je n'aurais pas eu l'idée d'en faire un billet si ma merveilleuse maman ne m'avait pas fait saigner les tympans avec ses réflexions dignes d'un paquet bonux, mais commençons par le commencement.
Pourquoi se tourner vers l'adoption quand on peut avoir des enfants naturellement ?
C'est la question qu'on me pose parfois - souvent, tout le temps en fait - quand j'évoque cette possibilité (depuis un moment, depuis que je suis diagnostiquée OPK,depuis que je sais que je suis infertile, depuis qu'on m'a dit PMA et encore..., depuis que pleins de choses... mais me demandais pas comment je suis arrivée à ce cheminement, mes voies sont nébuleuses et impénétrables).
On peut maintenant aborder les points beaucoup plus importants dans cette histoire.
Mon travail m'a prouvé à maintes reprises qu'être parents, ce n'est pas qu'une question de génétique.
Je pense à un cas en particulier qui ferrait un livre édifiant et un film à faire pleurer dans les chaumières si je le mettais en mots et en images. Croyez moi,vous ne voulez pas savoir de quoi il retourne. Ceci dit, des exemples, j'en ai des tas pas reluisants.Voir même franchement merdique. Cette mère qui fait gamin sur gamin parce qu'elle aime être enceinte et qui ensuite les laisse à leur triste sort (à l'heure actuelle, ils sont 6 et tous à la DASS), cette autre qui se shoote toute la journée et dont les mômes ne mangent même pas le soir alors qu'elle s'empiffre au donner au bas de la rue tous les midis, ces autres parents qui on fait un deuxième pour sauver le premier et qui n'ont d'yeux que pour un, je ne vous dirais pas lequel, c'est assez évident... On peut continuer longuement comme ça. Je vous rassures, parfois, j'en dors pas la nuit à force d'alterner colère (pour les "parents") et compassion ( pour les enfants, victimes collatérales de la connerie humaine).
Être parents, pour moi, ce n'est pas créer un petit "soi" et ensuite le laissé pousser , comme de la mauvaise graine, sans se soucier des conséquences. C'est vrai,un enfant, c'est comme une petite plante fragile et précieuse. Il a besoin d'amour, mais aussi d'un bon terreau ( environnement stable et cadré), d'eau (et de nourriture "alimentaire" et affective), de soins, d'un tuteur (qui aide à pousser droit, ce n'est pas qu'une image..), de stimulations ( y pas que les ficus qui aiment les concerto de Bach) et ainsi de suite...Un rôle qui n'ai pas donné à tout le monde, il me semble, comme certaines personnes sont nés avec la main verte, d'autres me semblent plus apte à être parents que d'autres.
Mais pour élever "correctement"un enfant, faut- il obligatoirement qu'il soit biologiquement lier à nous ? Alors qu'aujourd'hui des centaines d'enfants cherchent un foyer stable, une famille aimante, une attache,des repères et une identité et qu'ils grandissent dans des foyers d'accueil, des orphelinats etc ?
Je me suis souvent demandé pourquoi faire égoïstement un "mini-nous" alors que l'on peut très bien adopter, combler son désir d'enfant, et donner du bonheur à un gamin qui n'a rien demandé et qui à été abandonné... Parce qu'il est là,lui, alors autant lui donner une famille et l'aimer !
Je me suis souvent demandé en quoi mon amour changerait s'il n'était pas de mon sang, si je l'élèverais d'une manière différente, si les enjeux me sembleraient autres...Et j'en ai conclus que non, que ça ne changerait finalement rien dans mon désir , ni dans mon amour, ni dans mes principes et dans mes convictions...qu'il soit "fabriqué" par moi ou par une autre, une inconnue, qu'importe, le tout c'est de l'aimer et lui apporter les clés qui mènent au bonheur, le guider dans la vie, l'aidé à avancer et en faire un homme ou une femme respectable, bien dans sa vie, dans sa tête, dans ses pompes... ce que tout parent veut pour son enfant, en somme.
Ma mère m'a donc "gentiment " balancer à la tête " franchement, c'est se mettre des bâtons dans les roues pour rien, c'est déjà difficile d'élever son enfant alors ceux des autres, qui plus est, abandonnés ".
Bien, merci maman de cet encouragement. Je te ferrais juste remarquer que le propre de l'adoption c'est que les enfants des autres deviennent les tiens, mais bon, passons.
Puis " Enfin, moi, franchement je pourrais pas".
Sous entendu, aimer un enfant qui n'est pas de mon sang, que je n'ai pas conçu et porté, dont je n'ai pas accouché, dont je ne sais rien ...
Intolérance et incompréhension.
Est-ce que je juge, moi, ceux qui font le choix d'avoir des enfants " production maison " ? Est-ce que je juge, moi, ceux qui se lancent dans des procédures médicales de fous au risque d'y laisser des plumes ? Est-ce que juge ceux qui adoptent en solo ? Qui ont des enfants tard ou tôt ? Qui en en ont un, trois ou huit ? Ou qui n'en ont tout simplement pas ?
Non.
Je ne suis pas dans le jugement car je suis passée par toutes ces facettes là.
J'ai envisagé toutes les issues. J'ai entre-ouvert toutes les portes.Mais ma mère, elle, elle est sentencieuse. Pas très étonnant vu le poids de la norme culturelle et sociale mais pas très finaud non plus. Et je ne ferrais pas ma langue de vipère quand à l'aspect économique de la chose ...
Et l'important là dedans ? L'idée, l'envie qui se cache derrière mes paroles ? Vivre tout simplement car le monde est ce qu'il est alors ... être solidaire, aimer, aider, guider, partager... pour moi être parents n'est pas forcément synonyme de "faire un enfant" mais "avoir et aimer un enfant" ce qui est très différent...
N'a t'on donc pas le droit de ne pas vouloir porter l'enfant en son corps mais de vouloir le porter en son coeur ? Car c'est bien du cœur qu'il s'agit. Il faut du courage, de la patience et de l'amour pour endurer une procédure d'adoption. Je ne pousserais pas le vice et la méchanceté jusqu'à dire que les parents adoptants ont plus de mérite que ceux qui se contentent de poser la petite graine (car je ne le pense pas), pourtant certains franchissent cette limite sans aucune hésitation. Bien que ce qui me chagrine moi, dans cette histoire, c'est que la majorité des parents adoptants le sont car ils n'ont pas pû avoir d'enfants " naturellement". Il n'y a que moi qui suis choquée par le fait que l'adoption soit une roue de secours ? Une solution de repli ? Ces enfants ne méritent ils pas d'être aussi le plan A et non le plan B, faute de mieux ?
Autre remarque tout aussi agréable " c'est ton côté sauveur de l'humanité qui cause, tu veux juste laisser ta trace en faisant ça, pour te démarquer du lot".
Je ne suis pas de ceux là. Je ne crois pas que l'adoption soit la potion magique contre la misère du monde. Je ne veux pas sauver un enfant d'un avenir " désastreux" . Je ne me pense pas non plus meilleure mère pour ces enfants là sous prétexte que je peux leur apporter des choses autres que leurs parents biologiques. Je sais que certaines adoptions se passent très mal. Je sais que c'est difficile. Que cela nécessite un accompagnement particulier des parents et des enfants. Je sais qu'il y a peu d'enfants proposés à l'adoption malgré qu'ils soient très nombreux.Mais tant pis.
Je suis sûre que cela va faire couler de l'encre. Qu'on va encore vouloir m'analyser ou me psychanalyser. Magoo va certainement me dire " tu cherches sûrement une reconnaissance, réussir le parcours du combattant qu'est l'agrément te légitimera dans ton droit d'être une bonne mère , que si les gens te font passer des entretiens et te l'accordent, c'est que tu auras toutes les garanties pour élever correctement un enfant, tu veux que l'on te dise que tu mérites d'être mère". Peut-être. Peut-être pas.Je comprends que le sujet des femmes fertiles choisissant la voie de l'adoption peut poser question. Moi, j'ai une autre réflexion : pourquoi, sous prétexte que l'on peut faire quelque chose et que tous les autres font comme ça, doit on suivre le même chemin ?
Et vous ? Que pensez vous des femmes qui souhaitent adopter en n'étant pas infertile ? Pensez vous qu'elles "piquent " une place à une maman qui à vraiment besoin de ce processus pour avoir un enfant ? Que pensez vous de l'adoption en général ? Pourriez vous adopter en ayant déjà des enfants biologiques ou est-ce qu'au contraire vous ne pourriez jamais envisager ce chemin ? Dîtes moi tout ! 

12 commentaires:

  1. Bonjour,
    Je suis parfaitement fertile, j'ai même déjà une fille "de mon sang" et pourtant… je pense également à l'adoption. Je n'y pense pas à plein, principalement parce que l'idée ne plait pas beaucoup à mon compagnon, mais c'est une petite graine qui pousse dans ma tête.
    Alors pourquoi ? Je ne sais pas.
    J'ai comme croyance que les enfants choisissent leurs parents avant de naître… Je pense que ma fille m'a choisi comme mère, c'est pour cela que je l'ai fait naître. Alors peut-être y a-t-il un enfant déjà né qui m'attend quelque part ?
    En tout cas, merci pour cet article ! Je suis heureuse d'avoir entendu la voix d'une femme qui veut adopter même si elle n'en a pas l'obligation pour être mère.

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    1. C'est vrai que c'est une jolie croyance, mon ancienne psy disait que nos enfants venaient à nous pour réparer des blessures familiales ... je ne sais pas trop ce que cet aspect là de ma personnalité, cet attachement à cette manière de construire une famille, révèle de nos plaies familiales mais ça serait intéressant de le savoir ...

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  2. Personnellement, une femme qui adopte tout en étant fertile, cela ne me choque pas. C'est simplement un acte d'amour, au même titre que lorsqu'on décide d'avoir un enfant naturel.
    J'ai souvent songé au fait que j'aimerai avoir un ou deux enfants biologiques, mais aussi en adopter un. Cela se fera ou non, je l'ignore.
    Je ne pense pas qu'on "pique une place" en faisant cela, car il y a tant d'enfants qui n'attendent rien de plus qu'une famille, et pourtant combien grandissent en voyant leurs chances d'être adopté diminuer... ?
    Je suis d'avis que les liens du sang ne font pas tout, être parent, c'est avant tout être là pour l'enfant, lui donner de l'amour, participer à son éducation, etc Tu décris fort bien tout cela dans ton article.
    Et dans ce sens là, je pense que nombreux parents adoptifs remplissent tout aussi bien (voire mieux) ce rôle que certains parents biologiques. Chacun est bel et bien en droit de se lancer dans une procédure d'adoption sans qu'on n'ait à le juger ou à le décourager car, comme je le disais au début, c'est bel et bien un acte d'amour avant tout.

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    1. En effet, mais il parait que nous sommes que des égoïstes sans cœur. Apparament, c'est très méchant pour les pauvres infertiles qui pleurent toutes les larmes de leur corps devant les délais de l'adoption internationale et puis, de toute façon, si on a d'autres moyens d'avoir des enfants ( même si c'est la pma ) on a pas à se rajouter dans ce beau " merdier" qu'est l'adoption * lève les yeux au ciel *

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    2. Au risque de faire tâche ... je ne suis pas vraiment d'accord, même si j'entends tes arguments. Il est vrai que jamais il ne me serait venu à l'esprit d'entamer une procédure d'adoption puisque je suis fertile mais quand je dis jamais c'est jamais ! Sachant la difficulté, le nombre de demandes, le peu d'enfants adoptables...Je soutiens de tout cœur les gens qui ne peuvent pas procréer, qui n'ont jamais connu ce bonheur et je les pleins aussi de tout mon cœur, en espérant qu'ils s'en sortent et trouvent une solution. Tout ceci en remerciant le ciel d'avoir la chance de ne pas être dans une situation pareille....

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    3. Mais non, Bélize, ton avis n'est jamais "tâche" et je comprends très bien ton point de vue aussi. Mais je n'ai pas envie de lâcher une conviction profonde, qui grandit en moi à chaque fois que j'avance sur le sujet, pour des raisons " mathématiques " ou par simple " compassion". Moi je remercierais le ciel le jour où les autorités internationales géreront mieux toutes ces questions pour qu'il n'y ai plus que le bonheur des enfants qui compte ...

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  3. Mon opinion risque d'être un peu épineuse sur la question mais je tente quand même ... Je pense qu'avoir un enfant naturel devrait être le même cheminement que quand on entame une procédure d'adoption. Déjà parce que ça limiterait le nombre de personnes qui font des enfants comme des petits pains ( j'ai des tendances dénatalistes) et aussi parce que ça mettrait du grain à moudre dans la tête de certains...Alors non, ça ne me choque pas, au contraire, je trouve que c'est une bonne chose. Ca permettrait de faire le tri entre ceux qui sont vraiment motivé par le fait d'être parents et les autres ... En tout cas c'est un beau projet de vie !

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  4. Je te comprends parfaitement parce qu'à l'origine, c'était mon choix. Je tenais vraiment à adopter un enfant, parce que pour moi ça ne changerait rien à mon amour pour lui, je le savais, que suffisamment d'enfants sur cette planète ont besoin d'amour, et que de toute façon, nous sommes déjà très nombreux. Bref ça me paraissait être une solution évidente, logique, naturelle, normale pour moi. Et puis, et puis... J'ai rencontré mon fiancé, 15 ans de plus que moi... Il me disait qu'il aimerait moins un enfant qui ne porterait pas ses gênes, j'avoue que ça me dépasse un petit peu, mais admettons, je ne suis pas dans le coeur des gens. S'il avait eu mon âge, j'aurais sans doute tenté de le faire changer d'avis au fil des années, mais ça n'était pas le cas. Il est vrai que les procédures d'adoption sont beaucoup trop longues et peuvent en décourager certains, mon homme ayant 40 ans, de toute façon, je n'avais pas envie de me lancer là-dedans. Faire ce bébé a été le parcours du combattant aussi de toute façon, mais au moins, nous n'avons pas du attendre que j'ai également un cdi, et j'ai pu terminer mes études tranquillement. Aujourd'hui, bébé est en route, et je ne regrette absolument pas mon choix. Sentir mon enfant en moi est une expérience fabuleuse, mais je SAIS aussi que j'aurais pu 'en passer. Ça ne veut pas dire que je n'aime pas cette petite citrouille qui pousse en moi hein, mais simplement que la grossesse, aussi magique soit elle n'était pas pour moi une condition vitale pour devenir maman. Donc, je te souhaite de pouvoir réaliser ton projet ! Mais après il ne faut pas oublier l'avis du papa qui peut venir perturber un petit peu nos plans ;) Très très bon article en tout cas, merci !

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    1. Hi , coucou Thoria, ça me fait plaisir de te lire :D
      Comment tu te sens ? La petite citrouille est prévue pour quand, déjà ? Je te comprends largement pour la grossesse, je trouve ça bien, chez les autres mais pas chez moi ^^'. Après, dans mon cas, c'est encore différent, avec ma maladie et tout, je me vois pas encore rajouter cet état à mon pauvre petit corps qui ne gère déjà rien en temps normal ... mais ça n'a rien à voir avec l'envie d'adopter qui est là depuis bien avant de savoir tout ces problèmes de santé. Le futur papa sait très bien que ça sera l'adoption ou que ça ne sera pas, mais il est encore "jeune" donc ça prend du temps à mûrir dans sa tête ( au moins, il ne rejette pas l'idée en bloque (même s'il m'a aussi sortit l'histoire des gènes figure toi, ça doit être un truc typiquement masculin)).

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    2. Mais c'est quoi leur problème avec les gènes à nos hommes ? x) Je vais très bien merci, et la citrouille devrait débarquer autour du 7 janvier ^_^ En tout cas, je te comprends tout à fait ! Oh moins ton homme aura le temps de s'y préparer c'est bien :) Et bien e vous souhaite le meilleur pour l'avenir quand le moment sera venu et que vous vous sentirez près ! La maternité, peu importe comment elle commence, comment elle apparaît dans nos vies, est toujours une expérience fabuleuse !
      Plein de bisous et à bientôt !

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  5. Je suis touchée par cet article, mes parents m'ayant adopté en Inde quand j'avais deux ans. J'espère que tu arriveras au bout de ton projet, tu sembles très lucide sur tout ce que ça implique ...Pour ma part, je n'ai pas mal vécu mon adoption, même pas ado, parce que mes parents ne m'ont jamais rien caché et m'ont toujours soutenue quoi que je décide à ce sujet (comme quand je suis parti 20 jours en Inde l'année de mes dix huit ans, j'ai fais un circuit, je voulais connaître ce pays qui avait été mien durant deux ans ..) . Je me sens plus française qu'indienne même si il y a des traits de mon autre culture que j'affectionne, comme la nourriture et les vêtements je fabrique mes propres sari). Bonne chance dans ta démarche !

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