lundi 28 septembre 2015

Un jour ... je serais flexitarienne.


Food Photography Breakfast on Bread Illustration
Pexels Photography

Certains d'entre vous le savent, la viande et moi, c'est un long combat. Cela fait plusieurs mois que j'essaie de me désintoxiquer de ma consommation de viande, bien trop élevée, pour enfin arriver à concilier dans mes contradictions ( les premières d'une longue série ! ).

La consommation de viande, pour moi, c'est presque devenu un sujet philosophique avec une problématique, une thèse, une anti-thèse et une synthèse mais c'est difficilement rédigeable en quatre heures. Pour le moment, c'est pas franchement une réussite, même si je sais, rationnellement, pourquoi je ne veux plus manger autant de viande, dans les faits, je ne tiens pas la distance.

Alors on récapitule.

Pourquoi je ne veux pas manger de viande ? (ou du moins, moins qu'avant) .

Des arguments contre la viande (les produits carnés en général), outre le bien être animal, qui coule de source (non les poulets ébouillantés vivants, porcs mutilés, poissons d’élevage dévorés vivants par les poux de mer, oies gavées d'une manière tout à fait abjecte, chevaux malades transformés en viande hâchée…ça ne me fait pas rêver !) , j'en ai un paquet dans un coin de ma tête.

On sait aujourd'hui que la consommation de viande produit à elle seule plus de gaz à effets de serre que l'ensemble des transports sur la planète. Que chaque côtelette en barquette est un immense gaspillage d'eau (15 500 l pout un kilo de viande). Sans parler du grignotage des terres sur lesquelles (5 a 10 % plus étendues que celles utilisées pour obtenir  la même quantité en protéine végétale) on construit ces énormes élevages industriels, les transports, la fabrications des emballages ...

L'argument humanitaire mérite aussi qu'on s'y attarde, puisque les trois quarts des terres agricoles mondiales sont destinées au bétail que seule une minorité déguste. Tout ceci n'est clairement pas viable à terme.En effet, une amie m'a également appris que selon une étude du Stockholm International Water Institute, il va bien falloir se résoudre au végétarisme afin d 'éviter des pénuries alimentaires et des déficits en eau considérable.

Selon eux, en 2050, il n’y aura plus suffisamment d’eau disponible sur nos terres agricoles pour produire de la nourriture d'une population qui devrait atteindre 9 milliards d'habitants, si nous continuons à suivre les tendances alimentaires actuelles dans les pays occidentaux. Or, un milliard de personne souffrent déjà de faim, et deux milliards de malnutrition, en dépit d'une production alimentaire par habitant qui ne cesse d'augmenter Si on rajoute que 70 % de toute l'eau douce disponible est déjà destinée à l'agriculture, produire plus de nourriture pour nourrir deux milliards de personnes supplémentaires .... Le constat est sans appel.

Bon,maintenant, pourquoi je rame. Les raisons sont loin d'être louables. J'ai même légèrement honte de moi sur ce coup là. J'ai laissé tomber par "manque de motivation". Cuisiner sans viande me prenait la tête. Je ne savais jamais comment composer mes repas pour qu'ils soient équilibrés et, par manque de connaissances, on est rapidement tombé dans une monotonie pénible qui tournait autours de risotto aux champignons et pâtes à la sauce tomate. Dans ces conditions, il est clair qu'un jambon - purée - salade de carottes nous ferraient très bien l'affaire avant de foncer sous la couette.

Je n'ai cependant pas abandonner l'idée d'y arriver un jour. Mon objectif serait de faire un repas carné et un repas végétarien par jour. Dit comme ça, il ne me semble pas inatteignable mais pour m'être déjà cassé les dents dessus, je ne jure plus de rien. Je pense profiter de ce nouveau mois qui débute, de la nouvelle saison qui arrive pour retenter ma chance. Sauf que cette fois, j'ai un plan d'attaque pour m'accompagner dans ce challenge. Ainsi, j'ai décidé que les repas du midi resteront les repas carnés. Pour ce qui est des repas du soir, je vais m'inspirer de la trame établie par Cléa . J'espère que ces points de repères m'aideront à maintenir le cap et à prendre de bonnes habitudes.

Et vous ? Quel est votre mode de vie ? Omni, flexi, veggie ? Pourquoi avez-vous fait le choix de réduire votre consommation de produits carnés ? Si ce n'est pas le cas, songez vous à le faire ? Pour quelles raisons ? Qu'est ce qui vous a aidé dans cette transition ? Dîtes moi tout !



2 commentaires:

  1. De mon côté, je suis omnivore. Conditionnée aux menus " traditionnels " de la diététique française, à savoir : crudités puis viande+féculents+légumes et laitage+fruit en dessert. J'ai juste fais le pari de consommer le maximum en bio et pour ce qui est de la viande, je favorise la viande française, labellisée ( label rouge ou AB) . J'aimerais bien qu'un label plus spécifique au bien être animal, comme en Angleterre, voit le jour ici mais en attendant ... Je ne peux que t'encourager dans ta démarche ! :)

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  2. Merci, pour le moment, on gère plutôt bien .. Ce soir, c'est crêpes party, demain un plat de pâtes aux champignons, lundi, une salade de mâche avec pomme, dès de fromage, pain d'épices ... Par contre, heureusement qu'il y a du fromage et qu'on aime ça, sinon ça serait vraiment vraiment dur. Mine de rien, il y a beaucoup de légumes qu'on aime pas ...

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